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D’orme, de boulet, de guide et des Paryse

Pour qui connaît la Ville de Québec, devrait se souvenir de l’arbre au « boulet », celui-ci sujet à trois concordances.

La première : le 2 novembre 2024, fut inaugurée la dernière et magnifique sculpture de l’artiste Paryse Martin, décédée plus tôt cette année, intitulée Porter les songes à la limite du ciel. Celle-ci représente le fameux orme de la rue Saint-Louis au pied duquel était « emprisonné une ancienne bombe incendiaire […] » et qu’on a dû abattre, hélas, question de sécurité (voir le texte sur la photo ci-incluse).

Dans ma jeunesse, ayant été guide touristique à Québec — j’ai adoré faire ça, même si j’en perdais rapidement la voix –, le boulet en question au pied de l’orme était un arrêt obligé pour tout guide qui se respecte.
Or, une fois, dans mon anglais plutôt bancal, comme je conduisais un mini-bus (l’obtention d’un permis de chauffeur d’autobus était obligatoire!), mes passagers regardaient en l’air, visiblement avec une véritable attention, plutôt que là où ma main indiquait. Je réalise alors, et avec amusement, que je ne disais pas « look at the cannon ball on the roots of the tree« , mais bel et bien « look at the cannon ball on the roof of the tree« ! 😉

La deuxième : cette Paryse Martin se trouve être la belle-sœur de ma cousine Julie Morency, celle-ci, une dame qui possède un esprit de famille hors du commun!

La troisième et non la moindre : ce même 2 novembre 2024, soulignait le 80e anniversaire de naissance de ma propre et très chère sœur , Paryse, l’aînée des Paryse, du moins au Québec.

L’ami des artistes? ça me rappelle…

Je n’ai pas connu Paul Desmarais ni sa femme Jacqueline. Par contre, ça me fait rappeler des situations inconfortables entre, ce qu’on appelle mécénat, argent-politique-art…

Pour commencer, mon père aurait tant voulu qu’un ancien organisateur politique, dont l’épouse était ou avait été sa cliente (mon père vendait du Chevrolet-Oldsmobile), me supporte monétairement. Cet homme avait apparemment une réputation d’aider. Je sais qu’il l’a fait avec une de mes collègues par la suite.
Mais les choses ne se présentaient pas à mon goût et j’étais fort mal à l’aise avec cette situation dans laquelle je me sentais une obligation pour laquelle je ne savais comment assurer, rien n’étant garanti dans le milieu de la musique. Ça a mal tourné…
Puis, il y a eu Clément Richard, alors ministre des Affaires culturelles de l’époque – il était député de la région d’où je venais, il avait même fait le voyage à New York, en compagnie de Bernard Lamarre (ex de Lavalin et ex du MBA), pour m’entendre chanter Carmen dans La Tragédie de Carmen de Peter Brook. Il m’avait déjà dit: « Pourquoi tu ne viens pas me voir à mon bureau, comme XX ?… ». En fait, je ne sais vraiment pas ce que j’aurais pu y aller faire… À tout le moins, entre-temps, j’ai eu droit à quelques dollars discrétionnaires pour aller faire mes auditions.
Ensuite, il y a eu Lise Bacon, alors ministre de la Culture, que j’avais rencontrée à l’issue du concert gala où je chantais pour l’entrée de la ville de Québec au sein du Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle m’avait dit: « Venez donc me voir à mon bureau.. »
?!?!?
Là encore, qu’est-ce que j’aurais bien pu y faire.

J’avoue ma candeur et mon absence de sens des affaires ou d’opportunisme mais j’ai toujours l’impression que j’y perdrais mon âme, que j’aurais des dettes que je ne pourrais rembourser. Je suis très, mais très mal à l’aise avec ça.

Et enfin, pilant sur mon orgueil, à l’automne 2000, je rencontre mon député de l’époque et ministre de la Solidarité, André Boisclair… La cassette!!! Sans me regarder, il me défile son discours pendant de longues minutes à la vitesse de l’éclair, comme il a toujours su faire!
« J’ai » (« mon » obnl) reçu 600$. Mais je suis sortie de là avec une sorte de nausée!

J’aimerais vraiment, un jour, avoir accès à de l’aide, mais que je saurais inconditionnelle. Le retour d’ascenseur serait ainsi plus facile…
Le temps approche à grand pas pour ce besoin d’aide…

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13 octobre

Voici un article paru hier dans Le Devoir qui vient appuyer mes doutes:
http://m.ledevoir.com/politique/quebec/389850/paul-desmarais-un-bilan-s-impose

Jean-Guy Moreau…

Et aujourd’hui, c’est au tour de Jean-Guy Moreau de nous quitter…

Mon « humble » souvenir :
Nous partagions la scène au Festival d’Été de Québec pour le concert gala d’intronisation de la Ville de Québec au sein du Patrimoine mondial de l’Unesco.
À lui seul, en « quelques » minutes, il résumait l’histoire du Québec !
Un homme simple et charmant.
Un regret : n’avoir pas pu renouer contact…
Un autre parti trop tôt…
RIP