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Photo Michel Parent

Pourquoi ?!?

« Mais est-ce qu’on fait ce qu’on veut dans la vie ou ce que les autres veulent qu’on fasse ? »
Robin Aubert, La Presse, Arts Cinéma, 14 octobre 2017.

Ce qui répond substantiellement à TOUS les « Pourquoi ? » de ma vie artistique et personnelle…

En fait foi mon « Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret créé en mai 2014, dont le sujet et le traitement sont toujours d’actualité.
Sa trame principale, l’album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » est disponible sur Bandcamp ou en perso.

Commentaires album/scène :

https://christinelemelin.com/des-professionnels/albumscene-ils-ont-dit/

Extraits : 

Diaporama : 

MERCI !

 

 

 

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Photo Michel Parent

D’inventaire et d’émotions…

Depuis plusieurs mois, à force de faire l’inventaire de ma collection de partitions, je tombe forcément sur des moments exceptionnels de ma vie de chanteuse :

  • Celle de « la » Carmen de Peter Brook, « La tragédie de Carmen », Vivian Beaumont Theatre de New York (1984) et Seibu Ginza Theatre de Tokyo (1987);
  • Il Tramonto (Respighi), exécuté avec le quatuor Morency;
  • Dover Beach (Barber), idem;
  • Stabat Mater (Vivaldi), idem;
  • Celles qui furent du projet CD BESTIAIRE (Sne 565) et qui donna naissance à La Belle… et les bêtes, un zoopéra;
  • Ou encore, celles d’Èva Gauthier, Pionnière du Chant Moderne en Amérique ou… la « Javanaise »;
  • Ces espagnolades — incluant El amor brujo, de Falla — exécutées avec l’Orchestre métropolitain, en remplacement au pied levé d’Huguette Tourangeau (août 1985), aux Concerts populaires à l’Aréna Maurice-Richard, sous la direction du regretté Pierre Hétu qui, parce que la veille du concert, vint chez moi avec les partitions d’orchestre pour la seule et ultime répétition…

Et combien d’autres musiques de récital, de musique de chambre, d’opéra, chantées avec mes chers accompagnateurs, dont Suzanne Goyette et Réjean Coallier, pour ne nommer que ceux avec qui j’ai le plus travaillé;

Et combien d’autres partitions, des centaines, que dis-je, des milliers, achetées partout où j’allais étudier ou travailler, en Amérique et en Europe, parce qu’avide de musiques nouvelles ou différentes, mon ambition n’étant pas tant la carrière que faire de la musique, particulièrement celles que les autres ne feront pas…

L’émotion est à son comble. Je dois désormais me délester…

À faire du ménage dans sa vie…

On peut tomber sur ceci :

Ré Koster

Il s’agit d’une lettre de recommandation de ce professeure de chant que j’avais rencontrée à Montréal grâce à Gaston Germain.
Étant à Paris depuis septembre 1987 au Studio du Québec, à la Cité internationale des arts, je souhaitais prolonger mon séjour pour me perfectionner davantage, six mois ayant été trop courts.
Je suis donc allée chez elle pendant environ deux semaines, au printemps, où j’ai eu accès à un studio pour dormir, et travailler dans ses locaux.

« Au pays qui te ressemble / Là, tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, calme et volupté » (Baudelaire – Duparc)

AG Photographe PLB Design

Première en mai ?

« Il fera beau… », je disais. Trop beau…
Après un mois d’avril froid et pluvieux. Comme maintenant…
Ça ne s’oublie pas.
Trois ans déjà…
C’était la première belle fin de semaine de l’année…
Le public aura préféré terrasse et jardinage…
Ma déconvenue est bien petite à côté de ce que vivent des milliers de personnes depuis quelques semaines.
N’empêche.
Une première en mai ? Mauvaise idée ?

La cruauté (suite)

18 avril 2017, 21h15. Je termine enfin ce roman, commencé il y a déjà plus de six mois : La femme qui fuit.

Ça fait toujours aussi mal.

À cette époque, à moins d’entrer en religion ou rester vieille fille, peu de femmes ne pouvaient éviter aisément la famille. Elles ont dû assumer. Tant bien que mal.

La fuite. L’abandon. Énigme ?

« Tu lui souris parce que tu sais que tu ne sauras jamais t’excuser. Tu sais que le pardon à implorer est trop immense. »

Il y en a que la culpabilité n’atteint pas…

La fuite ultime : refuge dans le bouddhisme. État spirituel ? Douteux. Davantage un asile sûr, loin des responsabilités du quotidien. Se vider l’esprit; bientôt l’anesthésie.

Je connais bien une mère qui, aussi, s’est réfugiée dans une autre religion. Pour fuir. À son tour. Là, le charmeur, porteur de certitudes, a fait son oeuvre…

L’enfant, empêchement à la réalisation de soi ? Faut croire que oui, même si je sais qu’il peut épanouir. Cette fuite n’est certes pas l’apanage des femmes…

Mais fuir quoi, qui ? Soi-même ?

L’héroïne de ce roman n’est pas celle qu’on pense. L’abandonnée. Celle qui toute sa vie durant n’a pas lâché le morceau. Manon Barbeau.

 

Vous voulez vous débarrasser de vos vieux ?

Envoyez-les à l’hôpital !
Bien sûr, je suis cynique. À l’heure où l’on vit de plus en plus longtemps, à l’heure de l’aide médicale à mourir, combien d’entre nous ne serons jamais assez malades pour y avoir accès ?

Ici, c’est, entre autres, l’histoire de ma tante, la dernière survivante de la grande famille de mon père. Elle s’en allait sur ses 100 ans. Une chute l’amène à l’hôpital. Physiothérapie pendant plusieurs semaines. À la veille de son congé, paf ! : une maladie nocosomiale. Trois jours plus tard, terminé. Partie!

Ma mère ? Elle aussi, après une longue pneumonie, prenait du mieux. Regain d’énergie, elle s’accroche… C Difficile. Puis enfin (!), une parotidite. C’est ce qui l’a rachevée. Comment, diable, a-t-elle pu attraper ça ?!? Pour en avoir moi-même souffert l’an passé, des suites d’anesthésie pour obturation de molaire, je sais à quel point ça peut être souffrant. Et je ne suis pas douillette !

Mon père, lui ? C’est une autre histoire. Ça faisait dix bonnes années qu’il espérait en finir… Plus aucune qualité de vie : ne voit presque plus rien, n’entend presque plus rien, à moitié paralysé des suites d’un AVC… Une infection urinaire traitée probablement trop tard – papa ne se plaignait jamais; on ne pouvait jamais deviner qu’il souffrait… Probablement pour ne pas qu’on le soigne; ça ira plus vite…
N’en pouvant plus, il a arraché sa sonde. Il a failli en mourir. À partir de là, déclin assuré. Ça a marché une première fois ? Il se serait essayé une deuxième fois. Fatal !

Combien d’histoires comme ça où des vieux ne peuvent abréger leurs souffrances pour des raisons éthiques, d’autres parce qu’ayant perdu la raison ? Leur seul « remède » ? Oui, les envoyer à l’hôpital. Un constat inquiétant…

Le grand retour de la diseuse : Gérard Depardieu ?

Ne vous méprenez pas sur l’emploi du féminin. J’ai déjà déploré la disparition prochaine de la dynastie des diseuses. Comme je me réjouis d’entendre ce que cet acteur recrée avec les chansons de son amie Barbara !

Il s’agit là d’une grande leçon, non pas de chant, mais d’in-ter-pré-ta-tion.

Dans la publicité, « Gégé » émet délicatement ceci :

«  C’est (ses chansons) très difficile à chanter… enfin, pas à chanter… à dire… »

Justement! Prima la voce, nous serine-t-on les oreilles, chanteu-r-ses classiques. Bien entendu, la musique est fondamentale. Mais le texte ! Sans lui, il n’y a pas de musique.

On aura beau avoir la plus belle voix, la plus puissante, la plus-plus-plus, si elle n’est pas soumise au texte…

Il m’en a fallu des pleurs et grincements de dents, parce que ma voix n’était pas ceci ou cela — j’avais pourtant bien autre chose à offrir, mais bof !?! –, pour enfin me trouver et créer.

L’émotion, la voix en sera toujours le véhicule. Mais ça passe comment ?