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Mon serpent!

Deuxième grand ménage professionnel très émotif… Le premier avait eu lieu il y a une bonne quinzaine d’années et a été évoqué dans La Panne#12 de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».

Je numérise actuellement, avant déchiquetage, bon nombre de documents importants concernant dans ce cas-ci un événement bénéfice qui a eu lieu en septembre 1994, où je présentais La Belle… et les bêtes, un zoopéra, récital théâtralisé sur le thème des animaux. Un projet qui était très audacieux pour l’époque (encore aujourd’hui!) et hors des sentiers battus.

Les Productions « La Fille de l’Île » venaient d’être créées. Voilà que je tombe sur des factures…

Lors de mon séjour à Londres, en 1989, pour étudier avec Vera Rósza grâce à une bourse de perfectionnement, la plus utile que j’aurai jamais reçue, j’avais acheté un serpent gonflable de type bouée pour enfants (ce n’est pas fait pour ça!) au Covent Garden Market, dans le but qu’il serve dans mes projets.

Utilisé dans les représentations antérieures, il avait fini par pourrir de l’intérieur — il n’aurait pas fallu le gonfler avec le souffle humide de l’haleine mais plutôt avec de l’air sec. En préparation de cette soirée, mal en prit de le rembourrer. N’écoutant que mon intuition, je pris un risque énorme, Internet n’existant pas encore, d’écrire un peu au hasard aux gestionnaires du Covent Garden Market (!) leur expliquant mon cas et que je serais preneure de trois exemplaires, le cas échéant.

Entre-temps, je finis par oublier la commande et je m’exerce tant bien que mal à manipuler l’objet dans la scène d’Ève (Le Serpent), du Bestiaire ou Le Cortège d’Orphée d’Apollinaire, l’oeuvre de Louis Durey que j’avais auparavant enregistrée.

Quelle ne fut pas mon immense surprise, deux ou trois jours avant le spectacle, de recevoir un colis en provenance de Londres! C’était absolument improbable, selon les dires de tous…

La scène fut tout simplement géniale!
et vous voyez, il tient toujours bon : la photo date d’aujourd’hui.

Un jour, je finirai bien par mettre tout ça disponible sur Internet.

Il y a de ces miracles qui n’arrivent pas qu’au cinéma…

 

Public cible? Foutaise!

Oh que oui!
Combien de fois m’a-ton demandé à qui je m’adresse, combien de formations prises pour trouver mon fameux « public cible »!
Question à laquelle je n’ai jamais été capable de répondre parce que choisir une prétendue élite, c’est mépriser quiconque aurait été en mesure d’apprécier ce que je proposais. Mon but était de faire découvrir à tous ce que moi-même je découvrais. Non pas connaissais, mais bien découvrais, parce que je partais d’aussi loin qu’eux, sinon davantage. Et surtout le présenter d’une façon plus moderne.
L’enjeu est désormais de nature marketing et non artistique….

Pour corroborer ceci, je partage ici un extrait de Téléjeans où Yvon Deschamps était interviewé par deux adolescentes :

Est-ce que tu essaies de rejoindre un certain public dans tes spectacles? Est-ce que tu t’adresses à un public en particulier? Est-ce que tu prépares tes monologues en vue de…
— Non, jamais.
— …une certaine catégorie de gens?
— Non. On peut pas penser à ça parce que tout ce que tu peux faire, c’est parler. Tu peux pas décider de qui va t’écouter. Tu peux pas écrire pour quelqu’un, tu peux pas écrire pour un public ou pour des gens. T’écris pour toi. T’écris ce que t’as de plus vrai, de plus profond, de plus… […] J’ai envie de parler d’affaires qui m’achalent dans la vie, j’ai envie de parler de mes angoisses, surtout, j’ai envie de parler de mes problèmes, et puis en me disant que peut-être qu’il y a du monde qui se reconnaissent parce qu’ils ont les mêmes problèmes que moi.
Yvon Deschamps, Téléjeans, 10 février 1979

Yvon Deschamps, de l’humour? Non. Du grand art, véritable.

Un « zoopéra », pourquoi devait-il être un spectacle exclusivement pour enfants? Ma foi, c’est pas parce que je chantais, dans La Belle… et les bêtes, un « zoopéra »des Fables de Lafontaine, entre autres, cela ne devait être appréciable que par des enfants. Lafontaine  disait lui-même que son oeuvre était destinée aux adultes. Trafiquer ce spectacle, dont on a dit énormément de bien, juste pour faire de l’argent? Que non! En aurais-je vraiment fait? Pourtant, les enfants étaient les bienvenus. Beaucoup d’entre eux auraient compris, eux aussi, toute la magie et l’humour qu’on pouvait y trouver.

J’ai mis un an de préparation, sans aucun revenu, pour présenter, en octobre 2000, Èva Gauthier, Pionnière du Chant Moderne en Amérique ou… la « Javanaise », un seul soir. Pour me faire dire par l’agente du ministère de la Culture de l’époque, à qui je demandais une subvention pour développer plus avant ce projet, que ça ne rejoindrait aucun public (je résume grossièrement)! Pourquoi alors ce même ministère m’aurait-il octroyé quelques années plus tôt une bourse de recherches, d’aide à la création, laquelle m’aura amenée à New York et Ottawa, y trouver des perles incroyables, s’il était pour n’y avoir aucun débouché?! Le public a véritablement apprécié ce projet, fort embryonnaire pourtant. Un avenir saboté par l’hôte, mais ça, c’est une autre histoire…

Et plus récemment, L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret, qui m’a été refusé par des diffuseurs (eux, ils connaissent leur public!) parce qu’on ne sait pas dans quelle case le programmer — c’est trop chanson, c’est trop classique, et quoi encore! J’ai publié sur cette plateforme à l’issue de la création les commentaires des plus élogieux concernant la valeur de cette oeuvre.
Celle-ci parle de condition d’artiste, de femme artiste, de femme tout court. Aurait-il fallu que je m’adresse exclusivement aux intéressées? N’est-ce pas un peu réducteur?
Et les hommes, pourquoi n’auraient-ils pas accès à ce qu’ont à dire les femmes de leurs conditions toujours aussi précaires? Pourquoi ne devraient-ils pas s’y intéresser, à plus forte raison par les temps qui courent…
Vous remarquerez que les commentaires les plus profonds proviennent de la gente masculine…

Certes, il y a « des » publics. Mais ignorer certains au profit d’autres n’est pas honnête. L’art, ce n’est pas ça. Le public choisit, certes. Mais si on persiste à le garder dans l’ignorance, pour des raisons bassement mercantiles?

Je peux bien être pauvre…

Les paroles de toutes mes chansons

En faisant une recherche pour un devoir universitaire, que ne fut pas ma surprise de tomber sur le site La Boîte aux paroles, qui doit être en lien direct avec la Socan ou bien Évangéline (Apem), car on y retrouve même la chanson, Le Rap du Name Dropping, que j’ai écrite pour mon spectacle sur Èva Gauthier, vous savez, celle qui a découvert Gershwin…

En effet, je me rappelle avoir partagé mes textes dans la foulée du lancement de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » mais pas forcément le Rap…

Quand la mémoire flanche…

C’était il y a 40 ans…

23 mai 1980 :
Récital de fin de maîtrise en Interprétation-chant, Université de Montréal.

Événement des plus importants et significatifs pour tout aspirant à la profession musicale classique.

Cela fait plus d’un an que je numérise, à temps perdu, mes archives scolaires et professionnelles audio sur bobines et sur cassettes. Une entreprise immensément délicate et hasardeuse, faite d’essais-erreurs, compte tenu du temps passé et des conditions d’entreposage.

Honnêtement et humblement, je n’en reviens pas de la qualité vocale et d’interprétation qui fut mienne. Une voix limitée dans les aigus, certes, mais une voix juste et une interprétation remplie d’esprit et de dynamisme ainsi qu’une rigueur musicale incontestable.

Comme je n’avais jamais ré-entendu tout ça jusqu’à maintenant, je n’arrive toujours pas à comprendre l’entêtement de mon professeur d’alors d’avoir tout fait pour m’empêcher de poursuivre dans mes ambitions musicales, et ce, par des intrigues indignes d’une personne de son statut. S’étant mythifiée de son vivant, elle était passée maître dans la démolition sans borne et injuste des prétendants qui ne rencontraient pas ses critères esthétiques.

Le rôle d’un professeur n’est-il pas de développer l’estime et la confiance en soi d’un élève qui nous a choisi? Encore faut-il l’aimer…
Pour seul compliment pendant toutes ces années : « Tu es le modèle parfait de la persévérance »…

J’aurai passé le reste de mon existence — avec force rage et insomnies — en quête de ma vraie voix et de ma vraie voie, et récupérer un semblant d’estime et de confiance en moi ainsi qu’en mon talent, celui-ci pourtant reconnu.

De cette maîtrise, je disais à qui voulait l’entendre qu’on me l’avait accordée par charité, tellement j’étais devenue complexée parce que comparée à tout le monde. Or, à force d’écouter l’enregistrement de ce récital, force est d’admettre que Gaston Germain, membre du jury, avait raison de me l’accorder. Et, l’ayant adopté plus tard pendant quelque temps comme professeur, il n’avait cesse de me dire que j’avais une belle voix, moi, n’arrivant toujours pas à le croire, malgré mes succès… J’avais encore des croûtes à manger pour soigner cette voix (et l’âme!!!) si mal dirigée depuis mon adolescence.

Je n’ai pas tout résolu mais c’est grâce à lui que j’ai réussi à comprendre des choses simples et fondamentales, particulièrement en me dirigeant vers un professeur éminent et reconnu, Vera Róza, à Londres, en 1989.

Ma combativité, la passion de la découverte et du faire-autrement-que-tout-le-monde qui m’animaient m’ont amenées vers une créativité dont je ne suis pas peu fière. Pour aboutir enfin à l’inattendu : la création de cet « Opéra-Chansons » qui fut créé presqu’à la même date, il y a maintenant 6 ans, en tant que auteure-compositrice-interprète, réalisatrice, conceptrice, etc.

Voici le programme dont je suis très fière. Particulièrement où la création de l’oeuvre de Claude Frenette, sur des poèmes de Nicole Desrosiers, Les Oiseaux de Verre, fut un précédent pour un récital de maîtrise. Précédent qui semble n’avoir jamais été reconduit — je n’ai pas fait mon enquête. Cette commande, une histoire qui mériterait un article à elle toute seule…

Comme le résultat de la numérisation n’est toujours pas disponible, je vous fais entendre ici la version selon l’instrumentation prévue (harpe au lieu du piano) de l’oeuvre de mon ami Claude Frenette, alors élève d’André Prévost, au baccalauréat, laquelle eut droit à un enregistrement pour l’émission Alternances et qui fut gravée peu après sur étiquette RCI-570. Le numéro 7 est véritablement la 3e pièce du cycle.

Mais encore : si ce retour dans la passé puisse me permettre la poursuite d’une reconstruction qui reste encore à finir, si jamais il est possible d’y arriver enfin…

Merci d’avoir lu jusqu’ici et bonne écoute.

Mon souvenir de Joseph Rouleau

Nous sommes au début des années’80. J’avais une maîtrise en Interprétation-chant de l’Université de Montréal sous le bras et quelques aventures de concours dans « les dents ».
Pendant ce temps, à peu près rien pour les jeunes chanteurs pour se faire connaître.

Sauf l’infatigable Alain Nonat — Lyrichorégra 20 (Les jeunes ambassadeurs lyriques) — qui fut un des premiers, avec Oper’Arpège – Simone Flibotte et Bruno Laplante – Ensemble « Cantabile » de Montréal/Opéra de chambre du Québec, à produire des concerts lyriques dans le but de faire entendre la jeunesse en compagnie de personnalités plus aguerries, telles que Joseph Rouleau.

Des concerts l’été produits dans l’enceinte de l’ancien pavillon de la France d’Expo 67, désormais connu comme étant le Casino de Montréal.

Ce dimanche-là, nous faisions, entre autres, des extraits de Faust, de Gounod; Mefistofeles un des rôles fétiches de Joseph. Je chantais ceux de Siebel et Marthe (dans le célèbre quatuor).

Sans arrière-pensée, je portais au cou la petite croix en or de ma grand-mère, une croix remarquable puisque les bras n’étaient pas à angle droit. Joseph qui la remarque, en aparté pendant le concert et sans doute dans son personnage tout en charme, me dit en substance ceci : « Alors, c’est (pour)quoi, cette croix? », du tac au tac je lui réponds : « C’est pour vous exorciser! »

Ça l’a bien amusé!
🙂

Allez! Vous aurez bien mérité ce repos, Joseph.

Moi, c’est Renée que j’aime le mieux !

Octobre 1987. C’était à Paris, au Centre culturel canadien. Toutes les deux étions affairées à la préparation de nos récitals respectifs dans la petite salle du Centre.

J’ai eu la maladresse, ou plutôt l’indélicatesse de la « bousculer », étant probablement pressée par tout ce que je souhaitais accomplir pendant ce court séjour au Studio du Québec — j’étais la première récipiendaire à n’avoir que six mois… N’empêche. J’en ai conservé du remords.

Janvier-février 1994, la voilà dans la salle où je m’expose comme comédienne-chanteuse dans la production de Le roi se meurt de Ionesco. J’y tenais le rôle de la servante Juliette et j’avais la direction musicale du spectacle. On ne pouvait me manquer : en plus de mon rôle, je chantais du Mahler, du Hugo Wolf et d’autres pièces mettant en voix toute la distribution.
À la fin du spectacle, je me suis précipitée dans le hall du théâtre La Veillée, aujourd’hui Propero. Elle était toujours là. Je n’avais qu’une hâte : m’excuser !
Mais surtout en profiter pour la féliciter : sa voix était plus belle que jamais et j’avais tant apprécié la délicatesse de son chant dans l’opéra Nelligan.

À peu près cinq ans jour pour jour (printemps 2014), je lui demandais d’être la marraine de la création de mon « Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret. Robert Langevin, son conjoint, m’apprend alors que Renée était désormais trop malade pour accepter quelque responsabilité de nature culturelle et publique, sans toutefois que je sache de quoi elle souffre.

Son état déclinant était connu dans le milieu mais ce n’est que tout récemment que la nouvelle a sorti. Une initiative d’hommage, certes de bonne foi, l’étouffe, plus que ne la mette véritablement en lumière. L’enterre avant l’heure…

C’est ELLE que je veux entendre ! L’original est de LOIN supérieur à toutes ces chanteuses qui ne lui vont pas à la cheville comparé à son intelligence créatrice et la qualité de sa voix. Elle a eu la sagesse d’en prendre soin mieux que personne pour la mettre au service de ces créatrice (Clémence) et créateurs (Brassens et Ferré) qu’elle a su honorer avec tant de grâce, là où était sa véritable « maison » artistique.
Aucune d’elles n’a jamais su apporter autant de nuance, de simplicité et de caractère tout à la fois dans leur chant et leur interprétation. Le raffinement est devenu une denrée rare…
L’ayant « connue » avant l’ère Venne, le chemin parcouru est impressionnant.

Moi, c’est « Renée que j’aime le mieux* » !

*en référence à Moi, c’est Clémence que j’aime le mieux

 

Pourtant, bien avant le « Pacte »…

Un certain théâtre est habitué de faire avec les moyens du bord. Il n’est pas nouveau non plus que le matériau récupéré soit au coeur de l’oeuvre sculpturale; c’est bien là la marque de commerce d’Armand Vaillancourt — je peux témoigner pour avoir longtemps vécu à quelques mètres de sa « cour à scrap ».

Mais promouvoir, en 2014, un opéra en affichant les couleurs de la récupération aurait eu l’heur d’être jugé « petit pauvre ». Ce qui le faire aujourd’hui risquerait-il plutôt d’être taxé d’opportunisme? Or, peu de moyens oblige…  Par contre, le contexte sait parfois s’y prêter à dessein.

Tel fut le cas au moment de préparer la création de mon projet L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret qui eut enfin lieu en mai de cette même année, et ce, à compte d’auteur, tant le cd (trame principale) que le spectacle-total.

Il faut savoir que ce n’est pas dans la culture des subventionneurs d’encourager le recyclage : les budgets doivent être justifiés sur du neuf. Alors, une fois terminé, on jette… parfois on réussira à trouver preneur lors de ventes appropriées. 

Opéra au sujet universel et toujours d’actualité, j’ai préféré que le public se fasse sa propre idée des « codes secrets » intégrés dans ces chansons et se les approprie. J’avais ainsi opté pour ne pas diriger son écoute en racontant leur genèse (sauf récemment pour Errance, le contexte alors s’y prêtant), même si chaque chanson a son histoire et qu’ensemble elles n’en font qu’une; mise en abyme.

À moins que les spectateurs aient vu La Belle… et les bêtes, un zoopéra ou bien Èva Gauthier, Pionnière du Chant Moderne en Amérique ou… « la Javanaise », il ne peut se douter que 90 % des matériaux de scénographie et de costumes proviennent de ces deux spectacles ou encore de biens personnels. Parce que là aussi, « codes secrets ».

Permettez que je m’abstienne d’énumérer et de décrire la provenance de ces éléments, que vous pourriez entrevoir dans le vidéo d’archives ci-joint. Je préfère conserver un peu de mystère à ce qu’on ose appeler une création.

Comme rien ne se perd, rien ne se crée…

Photo Michel Parent

Flashback

Photo Michel Parent

La Panne

Photo Michel Parent

Le Trophée

Mon (unique) souvenir de Claude Gingras

Juillet 2001. Concert d’ouverture du Festival de musique de chambre d’Oka. « Patrimoine en musique », des oeuvres pour ensemble vocal. Le tout était dirigé par Agnès Großman mais préparé par Jean-Pierre Guindon, qui était alors maître de chapelle à la Basilique Notre-Dame de Montréal. Je faisais partie de ce choeur professionnel depuis quelques années.

Le concert terminé, nous nous dirigeons vers la sortie de l’église et voilà Claude Gingras qui s’approche de moi et m’interpelle. Il connaît mon nom?! Il a dû voir dans le programme… Je ne l’avais pourtant jamais rencontré. Mais encore. Que ce nom lui rappelle quelque chose, dix ans plus tard?!

En m’abordant, il me dit se rappeler de mon disque BESTIAIRE (Sne-565) dont il aurait fait la critique. Ah oui?! — j’avais payé 1 500 $ une relationniste pour faire le suivi du lancement en 1990, chose qu’elle n’a jamais fait! J’ai donc moi-même investigué à ce moment-là, sans rien trouver, lui ai-je répondu. Il m’a affirmé que si.

Connaissant sa réputation, je n’ai pas pris le risque de lui demander ce qu’il en avait alors pensé…
On connaît nos faiblesses et nos forces : au moment de l’enregistrement, le producteur-réalisateur (Gilles Poirier) m’avait témoigné lui faire penser à Maureen Forrester dans l’esprit de mes interprétations. Fichu de beau compliment! Aura-t-il jugé mieux?

Je suis parfaitement fière de cet album d’oeuvres inédites, lequel fut au centre d’une 4e version de récitals sur le thème des animaux — work in progress qui dura 15 ans!! (je n’ai jamais eu peur du travail) — intitulé La Belle… et les bêtes, un zoopéra. Une oeuvre théâtralisée basée uniquement sur des mélodies françaises.

J’avoue avoir négligé de fouiller dans les archives de La Presse. Il n’est jamais trop tard.

À suivre…

Reposez en paix, Monsieur Gingras, et Merci!

BESTIAIRE (Sne-565)

BESTIAIRE (Sne-565)

Affiche_Christine-Lemelin_La-Belle&les-bêtes

Condensé de la présentation visuelle du spectacle

Photo Michel Parent

Entretenir ses amitiés…

Facebook nous force un peu malgré nous à des voeux d’anniversaire, que l’on connaisse peu ou prou la personne à qui on les adresse.

Cette année plus particulièrement, cela me fait penser à mon père…

Vendeur d’automobiles (Chevrolet-Oldsmobile), il prenait la peine d’appeler absolument tous ses clients le jour de leur anniversaire. Sa seule sollicitation, semble-t-il — il m’avait déjà confié que jamais il n’a eu à faire le pied de grue dans le show-room (salle de montre). Même une fois à la retraite, il aura poursuivi cette habitude, cette gentillesse.

À ses funérailles, le 6 août 2011, l’église était bondée. Non seulement la famille, mais des clients, âgés pour la plupart, et qui m’ont témoigné de la chose. Même mon cousin Serge lui a fait une fleur d’arriver avec la première voiture que papa lui avait vendue et qu’il a conservée. Touchant!

Si je ne devais retenir que cela de lui…

Entretenir ses amitiés ne comble pas forcément la solitude, mais ça donne l’illusion que ce quelqu’un pense à nous…

MERCI pour vos bons voeux en cette journée d’anniversaire !
XXX

 

 

Les uns et les autres

Comment pouvais-je oublier ça!?

Régulièrement invitée aux émissions télé animées par Jacques Boulanger, cette fois-là, Le Train de 5 heures.
J’y interprétais un pot-pourri du film Les uns et les autres de Claude Lelouch, sur la musique de Francis Lai, dans une mise en scène de Peter George accompagnée de ses danseurs.
Malheureusement, j’ai perdu l’enregistrement dans mes péripéties parisiennes…
Je n’ai encore jamais osé demander une copie des archives… détruites?

R.I.P. Francis Lai…