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Photo Michel Parent

Entretenir ses amitiés…

Facebook nous force un peu malgré nous à des voeux d’anniversaire, que l’on connaisse peu ou prou la personne à qui on les adresse.

Cette année plus particulièrement, cela me fait penser à mon père…

Vendeur d’automobiles (Chevrolet-Oldsmobile), il prenait la peine d’appeler absolument tous ses clients le jour de leur anniversaire. Sa seule sollicitation, semble-t-il — il m’avait déjà confié que jamais il n’a eu à faire le pied de grue dans le show-room (salle de montre). Même une fois à la retraite, il aura poursuivi cette habitude, cette gentillesse.

À ses funérailles, le 6 août 2011, l’église était bondée. Non seulement la famille, mais des clients, âgés pour la plupart, et qui m’ont témoigné de la chose. Même mon cousin Serge lui a fait une fleur d’arriver avec la première voiture que papa lui avait vendue et qu’il a conservée. Touchant!

Si je ne devais retenir que cela de lui…

Entretenir ses amitiés ne comble pas forcément la solitude, mais ça donne l’illusion que ce quelqu’un pense à nous…

MERCI pour vos bons voeux en cette journée d’anniversaire !
XXX

 

 

L’identité… (bis)

Elle s’appelle « Personne »…, cette chanson qui me définit parfaitement, je ne l’ai vraiment pas écrite pour rien.

Depuis le jour de ma naissance et même jusqu’à ce matin, lors de ma visite au bureau du Directeur de l’état civil du Québec, mon prénom aura été l’objet de controverse !

Pour commencer, lors de mon baptême, le jour même de Noël, sans toutefois le supprimer, mon grand-oncle de prêtre avait refusé de substituer le nom de Marie pour celui de Myriam — qui voudrait apparemment dire Marie en hébreux — et qui m’aurait si bien allé. Alors, comme on ne savait toujours pas comment m’appeler, on m’a fait porter le nom de Christine — c’était Noël, après tout. Ainsi, parce qu’une fille catholique ne pouvait pas, alors, ne pas avoir le nom de Marie sur son baptistère, il a été rajouté. J’aurai été probablement la seule catholique, au Québec du moins, à avoir jusqu’à cinq prénoms sur ce religieux papier !

Or, Marie n’apparaissait pas sur le registre d’état civil. Après maintes discussions avec les autorités (j’avais deux originaux différents avec moi !), on l’a tout simplement fait sauter et déplacé l’ordre d’usage, Myriam étant alors en tête. Je serai probablement également la seule baptisée (avant une époque maintenant révolue) à ne pas avoir le prénom de Marie sur ce registre !

Et ce n’est pas tout. Au-delà de toutes les sempiternelles confusions entourant mon identité, ce prénom que je porte aura été sujet à raillerie jusqu’au chevet de ma mère mourante par ce « presque jumeau » de frère ! Autre chanson (# 6 de l’album) que je n’aurai pas, non plus, écrite pour rien…

L’identité, c’est aussi exister. Ce qui est au coeur même de mon oeuvre, L’« Opéra-Chansons » WXYZ Code secret

Retour au bercail.

En ce samedi 23 mai 2015, prenait définitivement fin un chapître du livre de notre vie familiale avec l’inhumation de ma mère, décédée en janvier dernier.

Retour au bercail : celui de l’attachement à nos racines, à celles de nos ancêtres, en ce sol sacré qu’est le cimetière de la paroisse de Sainte-Famille, Île d’Orléans.

Les voici désormais ré-unis, à jamais…

Joseph-Napoléon Lemelin (1919-2011)
Bernadette Morency (1923-2015)

Papa, maman :
Qu’ils reposent, enfin, en paix…

Le Glas de l’église de Sainte-Famille, I.O.

En ces temps de doute religieux;
En ces temps de quête spirituelle;
En ces temps de défection des églises;
En ces temps d’abandon de rituels;
Entre vous et moi,
Aucun crématorium ne peut rivaliser avec une église
Quand vient le temps du recueillement,
Quand vient le temps de dire adieu à ceux qu’on aime.

Et il y a de ces lieux saints qui, mieux que d’autres,
Ont l’instrument de Dieu par excellence,
Une cloche, une vraie,
Câbles toujours tirés à mains d’homme.

Une cloche d’église ne sonne jamais pour rien…

Permettez que je vous fasse entendre le plus beau des tintements,
Le glas.
Pas n’importe lequel:
Un glas patrimonial,
Celui où j’ai été baptisée,
Celui de l’église de Sainte-Famille,
En l’Île d’Orléans.

Émouvant parce que doublement personnel:
Ce glas était pour mon père.
Désolée pour les bruits « parasites »,
Ils sont la vie,
La vie qui côtoie celle qui s’est éteinte.

C’est là où j’ai dû m’arrêter…

5 septembre 2013

25 août 2011: lancement-web de mon album à compte d’auteur WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Le 1er août précédent: décès de mon père. Funérailles le 6…
Jusque-là, depuis le début de la production, février 2010, je partageais mon temps entre travail alimentaire et enregistrement-mixage-matriçage puis post-production de l’album.
À compte d’auteur veut dire de sa propre poche. Sans subvention aucune.
Il m’avait déjà pris de nombreuses années pour avoir enfin le courage de le mettre à jour, cet album
Il m’aura fallu cette chanson – que je dirai « chanson-phare », Elle s’appelle « Personne »…, pour enfin réaliser que j’avais maintenant tout ce qu’il faut pour aboutir, chanson qui me définit le mieux et qui était toute désignée pour ouvrir l’album.
Lancement-web pour à peu près les mêmes raisons que le « à compte d’auteur », ce fut un sprint allucinant pour arriver « à l’heure »!
Puis, première mauvaise nouvelle: (pour être polie) « avortement » du suivi de l’album; laissée, trop tôt, seule à moi-même pour la suite des choses…

À suivre…

En rappel:
1) La fille de l’île:
(parce que chantée aux funérailles de papa – voir publications)

2) Elle s’appelle « Personne »…:
(cette chanson-phare de l’album)

Long point d’orgue…

Tant de choses interrompues depuis presque 2 ans!
(déménagement forcé pour cause de reprise de logement avec complications considérables)
En ce moment, je suis à réécouter l’enregistrement que j’ai fait de la messe aux funérailles de mon père (6 août 2011) pendant laquelle j’ai assuré le service musical complet. Je devais toujours en faire le montage-nettoyage et en distribuer des copies aux membres de ma famille.
Ce n’est que maintenant que j’arrive à m’y mettre!
Et c’est en écrivant ceci que je réalise que ça fait exactement 2 ans aujourd’hui!
Ça demeure émouvant…

Voici l’extrait déjà publié…

Île D’Orléans: une histoire de jardin

Voici un article paru dans Le Soleil de Québec, le 26 décembre 2012.

« Une nouvelle exposition présentée à la Maison de nos Aïeux, à Sainte-Famille, relate les temps forts de l’agriculture orléanaise. Avec Orléans gourmand : des racines à l’assiette, les visiteurs ont l’opportunité de bien comprendre à quel point le travail de la terre s’est transformé au fil du temps.

L’exposition, que Le Soleil a visitée, définit quatre grandes périodes. La première, au XVIIe siècle, est celle de l’agriculture de subsistance. (…) Il faudra attendre au XIXe siècle pour que s’opère le grand changement vers l’agriculture marchande. (…)

Mais il ne faut pas oublier qu’à ce moment, le pont n’existe pas, et que c’est par bateau que se font ces voyages.

L’ouverture d’un lien direct avec la terre ferme, en 1935, s’inscrit dans une mouvance d’industrialisation de l’agriculture, alors que la machinerie agricole vient peu à peu prendre la place occupée jusque-là par le cheval. Dans les années 1960, les fermiers orléanais sont les mieux équipés de la province. (…) » (Pour l’article au complet, suivre le lien Le Soleil)

Mon grand-père Adélard Lemelin fut vraisemblablement le dernier à faire de la marine marchande entre l’Île et « la terre ferme ».
Et quand l’article fait mention que les agriculteurs de l’Île sont les mieux équipés, j’ai une bien grande pensé pour mon père qui a fait commerce de machines aratoires à St-Pierre… d’ailleurs, sur le signet souvenir pour la mort de papa (août 2011), il y avait fièrement un Massey-Harris Ferguson tirant une remorque pleine de foin! (mon père était très nostalgique de cette époque…)

Maison de mon grand-père. On la retrouve à la Maison de nos Aïeux, à Sainte-Famille, Île d'Orléans

Maison de mon grand-père. L’original de cette photo se retrouve à la Maison de nos Aïeux, à Sainte-Famille, Île d’Orléans

Cette photo de la maison de mon grand-père se trouve exposée dans la grande salle, en haut. D’ailleurs, la ferme de mon grand-père était considérée comme une des plus anciennes de la paroisse Sainte-Famille.

L’article fait également mention de l’abbé Raymond Létourneau qui a publié plusieurs livres dans le tournant des années 70-80, dont un « Sainte-Famille, l’Aînée de l’Île-d’Orléans », paru en 1984. En page 355: Quelques gloires: Christine Lemelin chante Carmen à New York

Merci Andrée Pelletier et Maëlstrom créatif pour ce travail remarquable!

RIP Claude Létourneau

C’est avec stupéfaction que j’apprenais, hier, le décès de mon collègue et ami, le baryton Claude Létourneau!

Claude, je l’ai connu « avant » ma naissance… car déjà célèbre à l’Île d’Orléans, plus particulièrement à Sainte-Famille, où il venait régulièrement l’été, profiter de la maison de ses parents, située pas très loin de chez nous, et chanter à l’église.

Bien qu’un Létourneau, il n’était pas parent avec moi (ma grand-mère paternelle était une Létourneau). C’est Gabrielle, sa première épouse (reconnue pour son enseignement de la musique), pourtant une Morency (ma mère est une Morency mais elles ne sont pas parentes), était la cousine de mon père – vous me suivez? Gabrielle, un été, passait ses vacances à l’île et logeait chez mes parents. Les esprits se sont rencontrés…

J’ai tellement entendu parler de Claude, par mon père, qu’une fois à Montréal il n’avait cesse de me demander si je l’avais rencontré. C’est en 1976, quand j’ai rejoint l’ensemble vocal de Radio-Canada, dirigé par Jean-François Sénart, que j’ai enfin pu faire sa connaissance.

Nous avons donc souvent chanté ensemble mais une seule fois à partager le même récital, celui du 300e anniversaire de la fondation du Couvent de Sainte-Famille par Marguerite Bourgeois. C’était en août 1985.

Il m’a encouragée au point d’être toujours, au moment de son décès, co-administrateur des Productions « La Fille de l’Île », organisme que je dirige.

Il paraît qu’il est mort subitement. Quant à moi, c’est un cadeau du ciel!

Repose en paix, Claude, et toutes mes sympathies à la famille.

C’était il y a un an…

Voici ce que je chantais à mon père, pour mon père, quelques jours plus tard, en l’église de Sainte-Famille Île d’Orléans.

Il semblerait que je sois la seule à y avoir pensé… Compte tenu…