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Yeux dans l’eau…

Quand un paroissien s’avance vers toi, qu’il peine à parler français et qu’il tient à te dire : « Je viens à cette église pour vous entendre. Merci ! »

…et la gorge nouée…

Ça s’ajoute à tous ceux et celles qui t’auront dit, entre-temps : « vous nous aidez à prier ».

Touchée !

Photo Michel Parent

Du rituel de deuil

Ce matin (samedi, 21 février 2015), c’était la première fois que je chantais à des funérailles depuis celles de ma mère, tenues le 31 janvier 2015.

Personnellement, j’ai toujours été très réfractaire au rituel, alors que la musique et le théâtre sont pourtant eux-mêmes très ritualisés.
Je pratique le Kyudo (Tir à l’arc japonais), cet art martial méditatif, depuis maintenant 12 ans. Et Dieu sait à quel point j’ai peiné à accepter tant de ritualisation dans chaque geste et l’aborder dans une dimension strictement spirituelle, et ce, au final, pour mon plus grand bien.

Il y a une grande perte de rituel, maintenant, entourant le départ d’un être humain, affirme-t-on. Mais, croyez-moi, même si les rituels de la religion catholique avaient l’heur de m’agacer, je dois avouer aujourd’hui qu’on est bienheureux de les avoir encore…

Aux funérailles de ma mère, aucun rite, aucun rituel — pas de communion ni d’encens, ni même d’eau bénite, et pas le moindre cierge… Pire, le cortège de sortie a été complètement raté ! Au diable le sacré ! Là où il prend vraiment tout son sens — le sacré, une autre affaire qui ne m’avait encore jamais vraiment touchée !!!
Heureusement, il y a eu les vibrants témoignages de mon frère Christian et de ma filleule Annie, une lecture bien sentie de mon neveu Dominique et mes humbles chants… Sinon…

Or, mis à part la participation sensible des membres de ma famille — ma soeur Paryse et mon frère Jocelyn, parce qu’en toute simplicité, le rituel d’adieu à ma chatte a été drôlement plus accompli !

N’y voyez aucune nostalgie religieuse. Mais, oui, ce matin, j’ai réalisé à quel point ces « petits rien » m’ont manqués ce jour-là…

Samedi, 28 février 2015 :
Comme par hasard, j’entendais ce matin à l’émission Samedi et rien d’autre — audio fil à 03:19:17, une entrevue avec l’auteur Alain Roy sur le rituel, sujet qui a fait l’objet d’un numéro du magazine L’inconvénient, « Le marché du rituel »,  et qui vient de paraître.

Comme de quoi, se croire « chrétien »…

Photo Michel Parent

LE RACKET DE LA MORT…

Même les coopératives funéraires n’y échappent pas !
Demain en fin de journée, je descends à Québec pour la cérémonie funéraire de ma mère, pour laquelle elle m’a demandé de chanter…
Croyez-non ou le, IMPOSSIBLE pour moi de voir ma mère dans sa tombe :
C’était cet après-midi pour la famille, 15 minutes, et basta !
Ke-tchik et on passe à un autre appel !
Faites la queue, c’est par ici le corbillard !

Non. Pas d’exposition demain soir pour moi, sinon, faut sortir le cash !
Près de 10,000 $, 4 planches, pour une petite vieille qui ne pesait guère plus que 60 livres, dentiers compris !
Aye ! Une chance que j’ai pu lui faire mes adieux de son vivant !!!

Je suis pognée pour vivre vieille moi itou, ça m’a tout l’air…
J’espère avoir au moins accès à un enterrement vert, même dans le « trou » de mon père, à Ste-Famille, I.O.
Samedi, 14h00, une petite pensée, ça me fera pas de tort !!!

Que la Paix soit avec vous !

Noël ! Un autre Noël !

Un sprint s’amorce pour tous.
Pour nous, chanteurs et organistes d’église, c’est un 24 heures des plus intenses de l’année.

La Paix !
Oui,
Que la Paix soit avec vous !
JOYEUX NOËL !

Aider à prier…

Nous, chanteurs de formation classique, il nous reste encore — mais pour combien de temps ?!? — quelques églises où on peut faire notre métier de chanteur.

Ayant abondamment chanté dans mariages et funérailles, ainsi que messes dans des choeurs professionnels, j’ai personnellement hésité fort longtemps à faire de l’animation liturgique, timidité aidant.

C’est en remplaçant au pied levé que j’ai fait mes classes. Heureusement dotée d’une excellente lecture à vue, je m’en suis tirée pas si mal à me « secouer les pleumats » (ailes en québécois ancien).

On ne plaît peut-être pas à tout le monde mais vient le temps des récompenses, comme celle-ci, reçue cet après-midi :

Bonjour,
comment le dire…  Oui… Enfin…

Oui, enfin, une dame qui dirige le chant.
Une dame qui ne tombe pas dans le piège de l’assemblée « endormie ».
Une belle voix et un rythme adéquat.

Mme Christine Lemelin est, sans aucun doute, la meilleure « maître de chants » que vous ayez trouvée.
Nous avons enfin un « Gloire à Dieu » glorieux, un « Alleluia » joyeux et un « Hosanna » heureux, sans dénaturer un « Agneau de Dieu » pénitent.
Bravo.

J.C. Bourdon

 

 

Le Glas de l’église de Sainte-Famille, I.O.

En ces temps de doute religieux;
En ces temps de quête spirituelle;
En ces temps de défection des églises;
En ces temps d’abandon de rituels;
Entre vous et moi,
Aucun crématorium ne peut rivaliser avec une église
Quand vient le temps du recueillement,
Quand vient le temps de dire adieu à ceux qu’on aime.

Et il y a de ces lieux saints qui, mieux que d’autres,
Ont l’instrument de Dieu par excellence,
Une cloche, une vraie,
Câbles toujours tirés à mains d’homme.

Une cloche d’église ne sonne jamais pour rien…

Permettez que je vous fasse entendre le plus beau des tintements,
Le glas.
Pas n’importe lequel:
Un glas patrimonial,
Celui où j’ai été baptisée,
Celui de l’église de Sainte-Famille,
En l’Île d’Orléans.

Émouvant parce que doublement personnel:
Ce glas était pour mon père.
Désolée pour les bruits « parasites »,
Ils sont la vie,
La vie qui côtoie celle qui s’est éteinte.

C’est là où j’ai dû m’arrêter…

5 septembre 2013

25 août 2011: lancement-web de mon album à compte d’auteur WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Le 1er août précédent: décès de mon père. Funérailles le 6…
Jusque-là, depuis le début de la production, février 2010, je partageais mon temps entre travail alimentaire et enregistrement-mixage-matriçage puis post-production de l’album.
À compte d’auteur veut dire de sa propre poche. Sans subvention aucune.
Il m’avait déjà pris de nombreuses années pour avoir enfin le courage de le mettre à jour, cet album
Il m’aura fallu cette chanson – que je dirai « chanson-phare », Elle s’appelle « Personne »…, pour enfin réaliser que j’avais maintenant tout ce qu’il faut pour aboutir, chanson qui me définit le mieux et qui était toute désignée pour ouvrir l’album.
Lancement-web pour à peu près les mêmes raisons que le « à compte d’auteur », ce fut un sprint allucinant pour arriver « à l’heure »!
Puis, première mauvaise nouvelle: (pour être polie) « avortement » du suivi de l’album; laissée, trop tôt, seule à moi-même pour la suite des choses…

À suivre…

En rappel:
1) La fille de l’île:
(parce que chantée aux funérailles de papa – voir publications)

2) Elle s’appelle « Personne »…:
(cette chanson-phare de l’album)

Long point d’orgue…

Tant de choses interrompues depuis presque 2 ans!
(déménagement forcé pour cause de reprise de logement avec complications considérables)
En ce moment, je suis à réécouter l’enregistrement que j’ai fait de la messe aux funérailles de mon père (6 août 2011) pendant laquelle j’ai assuré le service musical complet. Je devais toujours en faire le montage-nettoyage et en distribuer des copies aux membres de ma famille.
Ce n’est que maintenant que j’arrive à m’y mettre!
Et c’est en écrivant ceci que je réalise que ça fait exactement 2 ans aujourd’hui!
Ça demeure émouvant…

Voici l’extrait déjà publié…

Choeur de chambre de l’OSM

Demain, dimanche 5 mai, 14h30
Maison symphonique :
Requiems de Duruflé et Fauré
Direction Andrew Megill
Venez nous entendre!

5 mai…

Ce fut un concert magnifique!
Une nouvelle initiative pour l’OSM: le choeur seul.
À suivre…

6 mai…

Même Claude Gingras a aimé!!!
😉

 

La fin d’une époque… Chapelle des Soeurs Grises de Montréal

J’arrive émue de cette dernière messe du Jour de l’An à la Chapelle du couvent des Soeurs Grises.
Dans sa forme actuelle, la chapelle ferme définitivement demain.
De précieux objets vont « s’envoler » ici et là…

J’ai donc eu un accès prolongé privilégié, privé, aux lieux, le temps de, bien sûr, me régaler l’oeil, mais surtout prendre le pouls, sentir, admirer l’histoire qui s’y trouve derrière.
Un dernier recueillement.
Un dernier chant…

La fin d’une époque, je disais. La communauté s’étiole, une par une…
Je les reverrai sans doute dans leur nouveau lieu.
Mais là, adieu en ces lieux!

Merci!