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La fin d’une époque… Dernier Jour de l’An à la Chapelle des Soeurs Grises de Montréal

Oui, la fin d’une époque.

Venez vous recueillir une dernière fois en ces lieux.
Peu importent nos croyances, ces bonnes soeurs méritent toute notre reconnaissance.

Privilège, les chants de la messe seront animés par votre humble « servante »

1er janvier 2013
10h00

1190, rue Guy (coin René-Lévesque) / Métro Guy-Concordia

Dernier Noël à la Chapelle du Couvent des Soeurs Grises de Montréal

24 décembre 2012
20 h 00

Vous qui ne savez pas où aller pour votre messe de la Veille de Noël et qui aimez sobriété et modestie

Venez partager le dernier Noël dans ce lieu classé monument historique qui deviendra un lieu consacré à la musique

Venez aussi rendre hommage à ces bonnes soeurs et à leurs oeuvres (Accueil Bonneau, Maison Marguerite, etc.)

Les chants seront dirigés par votre humble « servante »

1190, rue Guy (coin René-Lévesque) / Métro Guy-Concordia

RIP Claude Létourneau

C’est avec stupéfaction que j’apprenais, hier, le décès de mon collègue et ami, le baryton Claude Létourneau!

Claude, je l’ai connu « avant » ma naissance… car déjà célèbre à l’Île d’Orléans, plus particulièrement à Sainte-Famille, où il venait régulièrement l’été, profiter de la maison de ses parents, située pas très loin de chez nous, et chanter à l’église.

Bien qu’un Létourneau, il n’était pas parent avec moi (ma grand-mère paternelle était une Létourneau). C’est Gabrielle, sa première épouse (reconnue pour son enseignement de la musique), pourtant une Morency (ma mère est une Morency mais elles ne sont pas parentes), était la cousine de mon père – vous me suivez? Gabrielle, un été, passait ses vacances à l’île et logeait chez mes parents. Les esprits se sont rencontrés…

J’ai tellement entendu parler de Claude, par mon père, qu’une fois à Montréal il n’avait cesse de me demander si je l’avais rencontré. C’est en 1976, quand j’ai rejoint l’ensemble vocal de Radio-Canada, dirigé par Jean-François Sénart, que j’ai enfin pu faire sa connaissance.

Nous avons donc souvent chanté ensemble mais une seule fois à partager le même récital, celui du 300e anniversaire de la fondation du Couvent de Sainte-Famille par Marguerite Bourgeois. C’était en août 1985.

Il m’a encouragée au point d’être toujours, au moment de son décès, co-administrateur des Productions « La Fille de l’Île », organisme que je dirige.

Il paraît qu’il est mort subitement. Quant à moi, c’est un cadeau du ciel!

Repose en paix, Claude, et toutes mes sympathies à la famille.

Chapelle des « Soeurs Grises »

J’arrive à l’instant de la Chapelle des « Soeurs Grises » où j’y faisais l’animation.
N’ayant pas ce réflexe d’avoir à portée de main un appareil photo, je le regrette bien car c’est ma-gni-fi-que! 
Ce n’est que partie remise car j’y chanterai à Noël (24) et le 1er janvier, avant qu’elle ne soit désacralisée et rendue à Concordia pour leurs concerts.
É-mou-vant! de savoir aussi que ce beau lieu de culte ne sera plus, mais il est heureux de savoir qu’il sera préservé, monument historique patrimonial.
La crypte, le maître-autel, les chapelles latérales, les confessionnaux, les boiseries…
Émouvant également parce que ces soeurs ont fait une grande oeuvre et leur communauté s’éteint à petit feu… On aura beau ne pas être croyant, elles méritent tout notre respect.
Je vous invite volontiers à venir dire adieu à cette chapelle à Noël et/ou Jour de l’an car elles quittent bientôt. J’ai ce privilège d’être probablement la dernière à y faire l’animation…
Venez pour le lieu, venez pour elles.

En souvenir de René Lévesque

Paris, 2 novembre 1987, il fait gris. J’ai rendez-vous en fin d’après-midi au Centre culturel canadien pour signer mon contrat du récital que je dois y donner quelques semaines plus tard. Le rendez-vous est avec Yoland Guérard, ex-chanteur d’opéra qui en était le directeur. Je l’avais rencontré la semaine précédente et il avait le visage tout rouge…

La porte était barrée. Je ne lis pas le petit papier sur la vitre, j’insiste. On finit par m’ouvrir et j’explique pourquoi j’insiste. On me fait monter au bureau, le contrat est là, signé. En regardant cette signature, en blague je dis « on dirait qu’il a crevé dessus ! » – je ne savais pas encore, on ne me dit rien mais on me regarde avec des gros yeux bizarres…

Je rentre chez « moi », à la Cité internationale des arts – j’étais boursière du Studio du Québec, et un message me demande de rejoindre d’urgence Marie-Odile Vézina aux Services culturels de la Délégation du Québec. On me cherche depuis le début de la journée car on réclame mes services pour la cérémonie qui aura lieu quelques jours plus tard : René Lévesque est décédé la veille ! Quand je dis d’où j’arrive, on m’apprend que Yoland est mort dans la journée ! Tout s’explique…

C’est dans ces « conditions-là » que j’ai abouti à chanter à la messe commémorative en l’honneur de René Lévesque, le 7 novembre 1987, à l’église St-Philippe-du-Roulle, à Paris, devant tout le gratin politique international qui « traînait » par là !

Je dis bien « devant » parce que, l’église n’ayant pas de jubé, l’orgue se trouvait dans le choeur… Et je me suis retrouvée à chanter devant ce public, accompagnée par un organiste des plus amateurs : non seulement il avait confondu le « Pie Jesu » du Réquiem de Duruflé avec celui de « Fauré » (air de contralto vs air de soprano – ce que je ne suis pas), mais il n’avait jamais joué l’Ave Maria de Bach-Gounod dans ma tonalité et refusait de le jouer dans un autre ton que celui de soprano (sol vs mib) ! Tu parles ! Et il avait prétendu en plus ne pas avoir besoin de me rencontrer d’avance pour répéter ! Il ne faisait visiblement jamais de lecture à vue… Ça a frisé la catastrophe ! Vous ne pouvez imaginer le stress ! Et en plus, on gelait dans cette église (on gèle tout le temps dans les églises, en France !). Par chance, j’avais une pelisse…

Une fois terminé, j’ai remarqué que quelqu’un dans la 1ère rangée faisait mine de m’applaudir, il était assis à côté du Délégué général, Jean-Louis Roy. C’était Gilles Vigneault ! J’avais chanté en première partie de son spectacle à Québec (avec Jean-Guy Moreau) un an plus tôt… Et, parmi le gratin, il y avait notre ambassadeur de l’époque, Lucien Bouchard…

Quelle histoire !

C’était il y a un an…

Voici ce que je chantais à mon père, pour mon père, quelques jours plus tard, en l’église de Sainte-Famille Île d’Orléans.

Il semblerait que je sois la seule à y avoir pensé… Compte tenu…

L’Essentiel…

Ce matin, funérailles.
Demande spéciale : L’Essentiel – le grand succès de Ginette Reno.
Eh bien, j’ai craqué !
Le texte est venu me chercher. À partir de « quand notre prénom a l’air d’un mot gentil »…
N’oubliez pas, j’ai écrit
Elle s’appelle « Personne »…
C’est pas pour rien…