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Photo Michel Parent

D’aimer

« L’amour ne peut pas penser à l’amour, on ne peut pas le cultiver, on ne peut pas s’y exercer. S’entraîner à aimer, à sentir la fraternité humaine, est encore dans le champ de l’esprit, donc ce n’est pas de l’amour. Lorsque tout cela s’est arrêté, l’amour entre en existence et alors on sait ce qu’est aimer. » Krishnamurti

Je ne connais pas l’origine de ce texte, je n’ai jamais lu Krishnamurti. À l’époque où on m’y invitait avec force culpabilité, j’ai tourné le dos à tout ça, développant presqu’une aversion à la chose spirituelle. Pour y revenir au compte-goutte bien des années plus tard, mais de mon propre chef.

Or, cette citation, qui arrive à point, provient d’un ouvrage scolaire que je consulte par nécessité. Comme de quoi…

Là où je veux en venir, c’est que dans ma chanson Prière à ma mère, qu’on ne trouve pas sur l’album mais qui est au cœur de l’œuvre totale, je fais appel à l’amour, justement, et dans ces termes :

[…]
Aimer, est un don…
Gratuit !
Il est faux de prétendre
Qu’on ne peut donner
Ce qu’on n’a pas reçu.
Il se peut de le cultiver.
[…]
L’amour,
Ça se mérite…
Par l’amour.
Non le sacrifice.
© Christine Lemelin

J’ignore si j’avais raison ou pas, mais une chose que je sais : est d’avoir écrit ce texte avec ferveur, sincérité et authenticité. Ça, personne ne peut en douter.

L’amour… Oui, qu’est-ce donc l’amour ?

Photo Michel Parent

LE RACKET DE LA MORT…

Même les coopératives funéraires n’y échappent pas !
Demain en fin de journée, je descends à Québec pour la cérémonie funéraire de ma mère, pour laquelle elle m’a demandé de chanter…
Croyez-non ou le, IMPOSSIBLE pour moi de voir ma mère dans sa tombe :
C’était cet après-midi pour la famille, 15 minutes, et basta !
Ke-tchik et on passe à un autre appel !
Faites la queue, c’est par ici le corbillard !

Non. Pas d’exposition demain soir pour moi, sinon, faut sortir le cash !
Près de 10,000 $, 4 planches, pour une petite vieille qui ne pesait guère plus que 60 livres, dentiers compris !
Aye ! Une chance que j’ai pu lui faire mes adieux de son vivant !!!

Je suis pognée pour vivre vieille moi itou, ça m’a tout l’air…
J’espère avoir au moins accès à un enterrement vert, même dans le « trou » de mon père, à Ste-Famille, I.O.
Samedi, 14h00, une petite pensée, ça me fera pas de tort !!!

Le dernier voyage…

Nous ne souhaitions pas revenir avec une cage vide…

Tel un rituel d’adieu, Minette a fait le voyage, enroulée dans un châle, dans les bras de Claude (mon compagnon), au chaud sous son manteau.
Minette a fait le voyage avec nous, à pied, première et dernière expérience, goûtant le vent frais et la douce neige tombant sur son beau minois, sans résistance.
Claude, faisant à l’occasion des stations, moi, lui essuyant ses larmes, tout comme les miennes, faisant admirer à notre ange les alentours, elle encore et toujours allumée. Jusqu’à la fin…

Oui, un ange est passé,
Une ange s’en est allée…
Le 12 du 12 à 12h27…
RIP, ma douce, bonne et belle Minette

Minette-fin" Minette-fin' Minette-fin

 

 

Dernier Noël à la Chapelle du Couvent des Soeurs Grises de Montréal

24 décembre 2012
20 h 00

Vous qui ne savez pas où aller pour votre messe de la Veille de Noël et qui aimez sobriété et modestie

Venez partager le dernier Noël dans ce lieu classé monument historique qui deviendra un lieu consacré à la musique

Venez aussi rendre hommage à ces bonnes soeurs et à leurs oeuvres (Accueil Bonneau, Maison Marguerite, etc.)

Les chants seront dirigés par votre humble « servante »

1190, rue Guy (coin René-Lévesque) / Métro Guy-Concordia

RIP Claude Létourneau

C’est avec stupéfaction que j’apprenais, hier, le décès de mon collègue et ami, le baryton Claude Létourneau!

Claude, je l’ai connu « avant » ma naissance… car déjà célèbre à l’Île d’Orléans, plus particulièrement à Sainte-Famille, où il venait régulièrement l’été, profiter de la maison de ses parents, située pas très loin de chez nous, et chanter à l’église.

Bien qu’un Létourneau, il n’était pas parent avec moi (ma grand-mère paternelle était une Létourneau). C’est Gabrielle, sa première épouse (reconnue pour son enseignement de la musique), pourtant une Morency (ma mère est une Morency mais elles ne sont pas parentes), était la cousine de mon père – vous me suivez? Gabrielle, un été, passait ses vacances à l’île et logeait chez mes parents. Les esprits se sont rencontrés…

J’ai tellement entendu parler de Claude, par mon père, qu’une fois à Montréal il n’avait cesse de me demander si je l’avais rencontré. C’est en 1976, quand j’ai rejoint l’ensemble vocal de Radio-Canada, dirigé par Jean-François Sénart, que j’ai enfin pu faire sa connaissance.

Nous avons donc souvent chanté ensemble mais une seule fois à partager le même récital, celui du 300e anniversaire de la fondation du Couvent de Sainte-Famille par Marguerite Bourgeois. C’était en août 1985.

Il m’a encouragée au point d’être toujours, au moment de son décès, co-administrateur des Productions « La Fille de l’Île », organisme que je dirige.

Il paraît qu’il est mort subitement. Quant à moi, c’est un cadeau du ciel!

Repose en paix, Claude, et toutes mes sympathies à la famille.

C’était il y a un an…

Voici ce que je chantais à mon père, pour mon père, quelques jours plus tard, en l’église de Sainte-Famille Île d’Orléans.

Il semblerait que je sois la seule à y avoir pensé… Compte tenu…