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R.I.P. Gaston Germain

C’est avec une immense tristesse que j’apprenais ce matin le décès de Gaston Germain.
Parce qu’il n’était muni d’absolument aucun préjugé à mon endroit, il a daigné m’accorder une Maîtrise en Interprétation-chant, à l’Université de Montréal, et ce, bien malgré la volonté du professeur que j’avais jusqu’alors…

C’est après mes années new-yorkaises que je suis allée vers son enseignement. C’est ainsi que j’ai appris à connaître la grandeur d’âme de cet homme, à travers des souffrances communes partagées qui nous ont faits un peu complices…

Aucunement jaloux ni possessif, c’est par son intermédiaire que j’ai pu aller prendre quelques leçons à Londres, chez la grande Vera Roszá, grâce à une bourse de perfectionnement, la dernière, mais la plus pertinente que j’aurai obtenue. Ce qui a été des plus déterminants pour la suite des choses concernant la nature de ma voix et ce que j’en ferais plus tard.

Comment peut-on oublier cette magnifique voix grave et sonore ! Et que dire de son rire quand le vecchio maledetto téléphonait pour souhaiter bonne fête à Madame Le-me-lin…

N’eût été sa bienveillante clairvoyance et son encouragement indéfectible, et surtout son entêtement à me faire croire, moi, que j’avais, oui, une belle voix, qui sait si j’aurais réussi à persévérer dans cette voie difficile et olympienne du chant classique, mais particulièrement son soutien sans équivoque devant mes élans de créativité où j’ai pu enfin reconnaître la vraie nature de cette voix et la manière originale dont j’ai pu m’y prendre pour la déployer à son meilleur.

Je lui dois une infinie reconnaissance. C’est bien malgré moi que je n’ai pu le revoir récemment mais je sais qu’il n’en doutait point.

Andrée, son amour de toujours, sait déjà tout ça. À cet amour, mes plus sincères condoléances et mon amitié loyale.

Salut, Gaston !

Retour au bercail.

En ce samedi 23 mai 2015, prenait définitivement fin un chapître du livre de notre vie familiale avec l’inhumation de ma mère, décédée en janvier dernier.

Retour au bercail : celui de l’attachement à nos racines, à celles de nos ancêtres, en ce sol sacré qu’est le cimetière de la paroisse de Sainte-Famille, Île d’Orléans.

Les voici désormais ré-unis, à jamais…

Joseph-Napoléon Lemelin (1919-2011)
Bernadette Morency (1923-2015)

Papa, maman :
Qu’ils reposent, enfin, en paix…

Réflexion sur catastrophe

Personne ne peut être indifférent quand survient une catastrophe comme celle qui s’est abattue sur Lac Mégantic, ces jours derniers.
Sur mon fil Facebook, j’ai vu passer nombreuses photos. Souvent les mêmes, avec les commentaires de désolation et de consternation qui s’imposent. Également les vidéos qui circulent sur le web.
Mais, ne me demandez pas d’en regarder davantage. Ne me demandez pas de visionner l’horreur! Non pas par indifférence. J’ai assez de voir passer aux nouvelles. C’est déjà assez dur comme ça!
Non. Je n’ai pas cette envie morbide de visionner l’horreur, savoir que des gens se font griller par la même occasion. Ça fait trop mal. D’autant plus que ce n’est même pas dû à une catastrophe naturelle…
Moi, ce qui m’importe: espérer que ces personnes soient mortes sans souffrir. Le drame est déjà assez grand sans ça!
RIP