Archives du mot-clé Télévision de Radio-Canada

Les uns et les autres

Comment pouvais-je oublier ça!?

Régulièrement invitée aux émissions télé animées par Jacques Boulanger, cette fois-là, Le Train de 5 heures.
J’y interprétais un pot-pourri du film Les uns et les autres de Claude Lelouch, sur la musique de Francis Lai, dans une mise en scène de Peter George accompagnée de ses danseurs.
Malheureusement, j’ai perdu l’enregistrement dans mes péripéties parisiennes…
Je n’ai encore jamais osé demander une copie des archives… détruites?

R.I.P. Francis Lai…

Mon souvenir de Suzanne Lapointe

C’est avec une profonde et sincère tristesse que j’apprends le décès de Suzanne Lapointe !

Apprenant par la même occasion qu’elle souffrait d’Alzheimer et d’un cancer qui l’aura emportée, cela explique donc le silence étonnant de sa part entourant le décès de son ami et complice Gilles Latulipe.

Je l’aurais vraisemblablement connue légèrement avant ma première présence aux Démons du midi, déjà évoqué plus récemment. C’était lors d’un de mes passages comme invitée à CJMS pour le Café Radio Provigo où elle remplaçait Benoît Marleau au pied levé.
Assise à sa droite, tout juste avant l’entrée en ondes, je l’observais, stupéfaite, se dire à voix haute, poing fermé le frappant sur la table « Je suis capable ! Je suis capable ! Je suis capable ! ».
Vu son expérience, je lui fais part de mon étonnement. Elle, de me répondre que toute sa vie durant, malgré les apparences, elle a dû s’exécuter alors qu’elle n’y avait jamais été préparée. Cette fois-là, une de plus !
Elle a commencé et fait sa carrière alors que tout était à faire, que tout était possible…

En plus d’être une dame pourvue d’une manifeste grande beauté — intérieure notamment, nous l’aurons abondamment constaté -, nous savons que Suzanne Lapointe avait reçu une solide formation en chant classique et qu’elle aurait pu faire une carrière internationale. Moi, qui avait des idées de grandeurs, qui rêvait inconsciemment « faire plus qu’elle/aller plus loin » (j’arrivais de New York !), ça m’a fait prendre toute la mesure, la superficialité de l’ambition que j’avais sur cette prétendue carrière. À partir de ce moment, je lui ai voué une admiration sans bornes que je n’ai malheureusement pas été en mesure de lui témoigner par la suite — sur un plateau de télé, le temps est parfois mal venu de se faire la jasette… (encore moins lui demander la recette de son célèbre gâteau aux fruits !)

Puis le temps passe, la vie se charge de nous tous…

Merci d’avoir été cette Grande Dame, Suzanne !

Radio-Canada, selon Harper…

On a rasé tout un quartier de Montréal pour faire place à ce géant que fut la Maison de Radio-Canada.
Qu’est-ce qu’on va faire des locaux et bureaux vides, vides de gens, vides de contenu, qu’il soit matériel ou créatif ?
On a voulu ériger un quartier de condos dans son stationnement côté ouest…
Tous ces décors et costumes à jamais disparus, détruits ou disséminés… Une catastrophe historique. Rien de moins !

Mais où pensez-vous que l’argent s’en va ? À la Défense, voyons donc !

Radio-Canada à Montréal, là où j’ai fait mes débuts professionnels et radiophoniques, il y a bientôt 40 ans ! Parce que j’avais les compétences voulues, dans un ensemble vocal professionnel a capella, dirigé par Jean-François Sénart. Des années extraordinaires et qui ont été des plus formatrices.
Là où j’ai participé à de nombreuses séries où les jeunes pouvaient se faire valoir « Mélodies, En concert… », en solo avec piano ou quatuor à cordes, des émissions désormais révolues.
Le Studio 12…

Les archives où j’ai pu exceptionnellement faire des recherches… tout comme la musicothèque…

Là où j’ai fait mes débuts télévisés dans les populaires émissions de variété. « Mon » cher Jacques Boulanger ! J’ai été privilégiée. Vraiment. Et tant d’autres par la suite ou en parallèle, à Québec, avec Robert Gillet ou autres…
Le Studio 42…

Nous sommes nombreux à pleurer…
Et le carnage ne fait que commencer ?