Archives du mot-clé 450e anniversaire de l’Île d’Orléans

Fêtes Île d'Orléans

1985, Île d’Orléans, 450 ans!

C’était un 6 septembre, en l’église de Saint-François. L’occasion s’est présentée pour moi, une seconde fois cette année-là, en tant que native de l’île, de participer à ces fêtes organisées pour célébrer, cette fois-ci, la découverte ou plutôt l’installation* des premiers colons sur cette île, reconnue comme étant le berceau de la civilisation française en Amérique.   ///  Le hasard fit que notre voisin de chalet à rivière Lafleur, à Saint-Jean, était membre (président?) de l’organisation de ces fêtes, Normand Graham. Ici, il faudra m’excuser, malgré mes recherches au sein de la communauté insulaire actuelle, j’ai été dans l’impossibilité de confirmer son titre, jusqu’à son nom de famille, mon principal informateur, mon père, étant décédé depuis plusieurs années déjà…   ///  Certes, ce n’est pas tout le public présent qui pouvait être connaisseur du répertoire de chant classique. Ainsi, je me suis toujours fait une obligation, malgré une certaine austérité, de présenter des œuvres variées, passant du sérieux au très léger. Le programme ci-joint ainsi qu’une photo pourront en témoigner.   ///  Anecdote : Maurice Ravel a composé un cycle de mélodies sur des textes de Jules Renard intitulé Les Histoires naturelles. L’une d’elles s’appelle Le Grillon. Or, pendant notre exécution — au piano l’excellente Suzanne Goyette, parce que l’accompagnement est superbement descriptif sans être une imitation de l’insecte, nous entendions très clairement et fortement son/leur chant! Je n’ai malheureusement pas d’enregistrement pour le confirmer, mais c’était très amusant à entendre. Par le fait même, cela rendait l’événement très joyeux!   ///  Nous pourrons constater que ce récital eut lieu quelques mois avant la tragédie humaine qui mena à l’incendie et la destruction de cet édifice historique. Heureusement, il existe suffisamment d’archives pour témoigner de sa beauté.   ///  Un immense merci à toutes ces personnes qui m’ont permis d’être intégrée à ces fêtes, malgré que je ne résidais plus à l’île, sinon y passer une partie de mes étés, cela pendant quelques dizaines d’années.   ///  Encore 10 années avant un 500e… À qui la chance?   ///  *Des historiens sauront corriger, voire préciser mon affirmation.
Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Christine chante la pomme à Normand Graham

Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Saluts de Christine Lemelin et Suzanne Goyette

Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Récital, 6 septembre 1985, église Saint-François

Fêtes 450e, I.O. Récital, 6 septembre 1985

Récital Christine Lemelin et Suzanne Goyette

Toujours d’actualité : mes chansons!

Encore aujourd’hui, Je ne connais cette personne qu’à travers un échange épistolaire (par courriel) foisonnant depuis quelques mois : ce monsieur m’a trouvée grâce à ce site, lui, faisait des recherches sur les vieilles maisons de l’Île d’Orléans, la maison de ses aïeux avoisinant celle de mon grand-père paternel.
Or, comme j’ai participé à une certaine époque à plusieurs événements artistiques à saveur patrimoniale à l’Île d’Orléans (le 450e de l’île, le 300e du Couvent de Sainte-Famille, le 300e de la famille Lemelin) ainsi qu’au Festival de musique de chambre de Sainte-Pétronille, j’étais étonnée qu’il n’ait jamais entendu parler de moi ou même de mon père, lequel était connu comme « Barrabas dans la Passion ». Il n’est pas natif…

Un échange soutenu et des plus intéressants s’engage, et je finis par évoquer le fait que la chanteuse classique a commis des chansons. Il s’y est intéressé au point d’acheter mon album, pour lequel il m’a fait, il y a quelques jours, un témoignage à la limite de la dithyrambe :

À la lumière de ce que vous m’avez écrit […], je comprends mieux votre parcours, et sympathise avec vous, mais le disque dit déjà tout. Ce que vous avez réalisé est vraiment quelque chose comme un grand disque, pour moi indéniablement à l’égal de ceux d’un Richard Desjardins. Un véritable bijou, plein de votre vérité, de votre passion, de votre souffrance aussi, que vous avez su transcender par votre maîtrise de la composition et de l’interprétation. Je l’ai réécouté plusieurs fois, encore ce soir, et chaque fois j’en goûte les qualités, l’originalité. Des textes qui laissent se dévoiler qui vous êtes, ce que avez vécu, avec lucidité et non sans humour. Des musiques qui me rappellent toutes sortes de chansons de répertoire, des compositions classiques, même du Ravel. Et votre voix qui met le tout en lumière avec une grande richesse expressive. Toujours, vous touchez à des thèmes essentiels, ceux qui parsèment la route de notre brève aventure. Derrière tout ça, il y a un travail absolument énorme. Je suis vraiment impressionné. […]
Ce que vous avez réalisé est vraiment original et unique, d’une grande profondeur, et d’une haute tenue professionnelle. Chacune des chansons qui nous permettent de découvrir le code, votre code, mériterait qu’on s’y attarde. […]
Steve Canac-Marquis

Huit ans après avoir publié un projet qui aura pris vingt ans à venir définitivement au monde… Il est malheureux que je ne sois toujours pas en mesure de reprendre la version scénique de cet « Opéra-Chansons ». Considérant les éloges reçues, j’imagine presque les siennes…

Dire que j’ai eu peur du ridicule et du jugement!
Toujours d’actualité? Ce n’est pas l’avènement de #Metoo-Moiaussi qui fait que les choses ont vraiment changé : cet été, j’entendais le billet de la chroniqueuse Catherine Éthier qui n’en pouvait plus de se faire suivre sur la rue, le thème de Errance (#5 de l’album), un billet que je n’arrive pas à retrouver pour le partager avec vous…

Résultat de l’ambigüité dans l’éducation des filles et celle des relations hommes-femmes…