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Cabanes à chats (pour Noël)…

Au détour d’une promenade ce matin (24 décembre), question de capter de la bonne énergie pour ce soir, je suis allée dans un cul-de-sac près de chez moi où j’avais repéré, à mon arrivée dans le quartier, au ras d’une église, une cabane avec cartons et tapis pour les chats errants, fabriquée de toute évidence par un-e/des résident-e-s du coin.

Hélas! plus de cabane!
Sniff!!
Heureusement, dans une magnifique ruelle verte pas loin, collée au flanc d’une autre église (coïncidence?), des résidents y ont installé un « bac à chats » bien garni.

Il y aura donc un, deux ou trois minous qui pourront passer l’hiver à l’abri, à défaut d’être au chaud, quand cet hiver se décidera enfin à arriver…

Je les en remercie, car c’est à -20˚C que notre feu-Minette nous était venue « du ciel », il y a bientôt 18 ans…

Minette

 

 

Le sens de l’orientation

Tranche de vie…

S’il y a une chose que mon père a réussi à m’inculquer, c’est de développer mon sens de l’orientation.

J’avais 15 ans et je commençais mes cours de chant, en privé. C’était rue Marquette, coin des Érables, dans le quartier Montcalm, à Québec.
Nous habitions Beauport (nord = Ste-Gertrude). Pour des raisons d’espace, les cours de secondaire 4 et 5 (3, sais plus) se donnaient en après-midi. J’avais donc le loisir d’aller là-bas, le matin, une fois aux deux semaines (ça coûtait 9,00 $/h, donc trop cher…).

Parce que les transports en commun étaient plutôt minables, mon père venait me reconduire là-bas, en prenant bien soin de me montrer le chemin en nommant le nom des rues et les édifices à reconnaître. Fallait bien puisque je devais prendre le bus de retour jusque chez moi, terminus qui se trouvait au stationnement de chez Pollack, boulevard Charest. Et, à cause de l’horaire, j’avais amplement le temps de faire le trajet à pieds. Ce que j’adorais.
Ça m’a bien servi plus tard puisque pendant mes études universitaires, je revenais l’été à Québec pour faire la guide touristique (entre-temps, j’avais déménagé à Montréal).

Ça m’a bien servi également après mes études — j’ai eu beaucoup à voyager pour des cours de perfectionnement, auditions, concours de chant et travail. Alors, quand j’arrivais dans une nouvelle ville, je prenais grand soin de me familiariser avec le plan, à tel point que je venais à peine d’arriver et les gens me demandaient régulièrement leur chemin !
Sauf à Tokyo… faut savoir que là-bas, sauf pour les grandes artères, il n’y a pas de noms de rues !

Toute cette histoire pour mettre en contexte ceci :
Ce matin, je me rendais à St-Lambert et j’ai eu à marcher longtemps depuis le métro pour me rendre à mon rendez-vous. N’y étant encore jamais allée à pieds, j’ai trouvé ça « long longtemps » ! J’avais beau avoir regardé d’avance le plan, mais je commençais à m’inquiéter, vu que c’était loin et que je marchais depuis déjà plus de 30 minutes.
À tout hasard, je pose la question à une dame qui visiblement était dans sa promenade (fin de jugging ?) à savoir si la rue xxxxx était encore loin. Quelle fut ma surprise de me faire dire qu’elle ne connaissait pas cette rue — ou plutôt la manière de s’en débarrasser !

Se promener dans un quartier que l’on habite et ne pas connaître le nom des rues où on circule, je trouve ça drôlement inquiétant.

Maudit GPS !
Maudite paresse !