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C’est là où (…) 3e épisode et fin

19 septembre

La reprise de logement est reconnue comme étant un très grand traumatisme. Quiconque a passé par là sait de quoi il en retourne. Mais c’est surtout une expulsion proprement dite, dans des termes soi-disant plus polis. D’où le sentiment d’injustice qui y est rattaché.
Mauvais timing, s’il en fut…

À partir de là, les priorités sont bien nombreuses à se retrouver en haut de la liste…
À commencer par la santé et la qualité du milieu de vie…

Mais, comme j’ai toujours ce projet d’« Opéra-Chansons » dans l’esprit, préparer une demande de bourse – que je n’ai pas obtenue – contribue à mettre de l’ordre dans ses idées. Le peu de temps libre dont je disposais à l’hiver y a été consacré en parallèle à mes obligations alimentaires et autres engagements professionnels.

La « cerise sur le sunday »: le 13 mars au soir, au moment d’aller chanter, incident à la jambe droite!

Pour faire une longue histoire courte, celle-ci est plutôt invraisemblable – je passerai de nombreux détails:
J’ai passé de médecins en examens – généraliste, urgentologue, médecine sportive, orthopédiste, rhumatologue, neurologue – sans que personne ne se doute, à part mon ostéopathe (dès le début), que j’aie une fracture de stress!
Tous les spécialistes ont été mystifiés par un diagnostic que je persiste à croire erronné: pas de fracture apparente sur les rayons x passés à l’urgence… Tout le monde a donc alors investigué partout ailleurs que là où j’avais mal…
Plus souffrant qu’on ne pourrait le soupçonner – épuisant, perte subite de force musculaire là où j’en avais le plus besoin (pour chanter), marchant péniblement, même avec une canne, seul le déplacement à vélo pouvait désormais réussir à simplifier ma vie… Le métro n’est vraiment pas prévu pour les gens à mobilité réduite!
Entre-temps, ma vigilance doublée d’un entêtement certain a fait que j’ai réussi à accélérer de 3 mois le processus à l’intérieur du système médical. Sinon, un coup parti, je crois bien qu’à Noël…

Or, 2 jours avant l’échographie citée plus loin, je me fais voler mon vélo! Toute ma mobilité en dépend… Elle se trouve pour ainsi dire complètement bafouée, méprisée. Fallait m’en procurer un autre tout de suite! Et dans quelles conditions: la vente-trottoir sur Mont-Royal, là où se trouve mon marchand, m’a obligée à marcher avec mes béquilles plus qu’il n’était raisonnable; ceci a peut-être un peu contribué au diagnostic qui suit…
J’aurai donc marché 3 mois cahin-caha, claudiquant, avant qu’une échographie demandée pour autre chose ne détermine que j’avais non seulement une fracture (dite de stress) mais une fissure le long du tibia qui avait eu le temps de se développer. J’avais alors dit à la radiologiste : « (…) Si vous ne regardez pas LÀ où j’ai mal, je suis ici pour rien! »

Tout ça pour dire que, parce que j’avais couru comme une folle après un autobus ce même jour du 13 mars parce qu’il y avait panne de métro – la première d’une longue série, j’ai passé de nombreux mois à subir également les dommages collatéraux de cette fracture, à porter encore à ce jour une orthèse (c’est chaud, l’été…) et ainsi à faire autre chose que ce que je m’étais engagée de faire: me préparer pour cet « Opéra-Chansons » tant souhaité et promis!

Quel est donc ce foutu message que la vie cherche tant à m’envoyer et que je n’arrive toujours pas à décoder?
Abandonner, me laisser abattre? C’est bien mal me connaître!
Rien n’est garanti pour autant mais…

La suite dans un nouvel épisode: Et maintenant…

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Expérience de la lenteur…

Je croyais qu’avec le Kyudo et le Taï-chi – la forme que je pratique, ces 2 arts martiaux qui ont la particularité d’être axés sur une lenteur certaine, je connaissais l’usage et la pratique de la lenteur.

Enfin, j’y ai là, certes, une expérience pratique qui oblige à l’application de chaque geste, la concentration et l’instant présent, le « ici-maintenant », comme on dit.

Or, le fait d’être momentanément handicapée* m’oblige à tout faire lentement et prendre soin de chaque geste, justement, question de ne pas me mettre dans l’embarras.

Non seulement ça, mais garer son vélo avec deux cadenas est une tout autre expérience qui s’y ajoute, celle de la pa-ti-en-ce!!!

J’ai la réputation d’être très patiente. Mais là, avec mon nouveau vélo**, nouvelles habitudes à prendre: se garer toujours avec deux cadenas. Tout tourne autour du choix des cadenas et du poteau disponible pour y barrer chaque roue, selon également de l’épaisseur du cadre du vélo…

Très souvent, cela prend 5 bonnes minutes, juste pour réussir le coup. Ça veut dire l’avoir, ce 5 minutes. Donc, les prévoir dans l’horaire… Et prendre son temps, respirer, recommencer…

C’est comme ça qu’on finit par abandonner l’usage du 2e cadenas et, tôt ou tard: plus de vélo!!!

*Incident survenu le 13 mars 2013, après moultes examens et spécialistes, fracture détectée et confirmée seulement le 7 juin!!! Histoire que je raconterai bientôt.
**2e vélo volé en moins de 2 ans, 2 jours avant l’échographie qui a détecté ladite fracture. Cela fera partie de l’histoire à raconter…