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Souvenirs évanescents…

Parce que j’avais l’intention de me procurer un billet pour l’opéra Elektra de Richard Strauß, bientôt à l’Opéra de Montréal, je racontais à « ma » nouvelle organiste de paroisse, Karine Bétournay, qu’à l’époque où j’allais régulièrement prendre des cours de chant à New York, je m’étais procurée un billet debout à 7$ au MET pour un opéra de Richard Strauß dont je n’arrivais pas à trouver le titre… — Je lui racontais qu’une fois sur place, quelqu’un m’avait prise par la main pour m’emmener avec lui, 3e rangée-centre ! J’avais en « pleine gueule » Kiri te Kanawa et Bernt Weikl. Quelle délectation !

De retour à la maison, je cherche dans internet : il s’agissait d’Arabella — j’y avais vu précédemment Der Rosenkavalier avec les mêmes protagonistes, en plus de la très regrettée et divine Tatiana Troyanos, distribution de rêve !

Tout en parcourant les titres, j’y vois Salome
Mais, j’ai fait Le Page, dans cette oeuvre, à l’Opéra de Montréal, en 1985 !!! J’étais en train d’oublier… 30 ans…
Une assez bonne distribution (la soprano, finissant son strip-tease dans un collant-nu…). Le ténor n’avait même pas été foutu d’arriver à la première répétition musicale avec sa partition sue ! Imaginez la colère et la fureur du chef, Franz Paul Decker
Une scénographie minimaliste du célèbre Miloš Forman et un vieux metteur en scène plutôt à oublier, celui-là.
J’étais la seule « locale »…
J’ai adoré ce rôle, bien que petit — parce que la musique, faut dire… J’étais encore relativement débutante.
Je pourrais affirmer ici que c’est le costumier qui m’a aidée à définir mon personnage — il m’aimait d’ailleurs beaucoup (j’ai malheureusement oublié son nom* et l’OdeM ne publie pas le contenu de ses archives aussi loin dans sa petite histoire…) : il m’a demandé pourquoi je me tenais ainsi recroquevillée, je lui ai répondu que c’est le metteur en scène qui m’avait suggéré cette attitude, à cause de la peur. Aussi, il m’a avoué honnêtement que c’était très vilain à voir et m’a demandé de me tenir droite et que ça aurait un bien meilleur impact…

Comme de quoi !

Ce ne sera pas la dernière fois qu’un costumier-scénographe-accessoiriste aura une meilleure vision du spectacle que le metteur en scène, que cette fois-là j’avais engagé…
Mais ça, c’est une autre histoire, moins évanescente, figurez-vous…

*Il s’agit de Claude Girard (17 janvier 2017)

Mon idée fixe, en ce moment…

« Don’t put it anywhere » est la réponse de Vera Rósza au célèbre baryton Tom Crause, lequel semblait souffrir de problèmes vocaux.

Confus après de mauvaises expériences avec certains professeurs (join the club!!!), il se demandait, avec raison, où pouvait-il bien placer sa voix.

Une réponse qu’il faut comprendre « entre les lignes ».

Et c’est là-dessus que je planche depuis quelques semaines. Et ça me remet sur les rails de ce qu’elle m’avait dit « autrefois ».

Un gros merci à feu Vera et à ceux qui ont eu la brillante idée de produire cette série.

Faut plonger!

Dans la vie, il faut parfois pouvoir plonger, et ce sans jeu de mots (Code secret!).

J’ai peut-être trouvé, enfin, ma salle! J’ai plein d’idées.
Je dois tout faire en même temps: préparer une demande de bourse, me trouver un nouvel administrateur, intéresser des partenaires artistiques, etc.

Pour la demande de bourse, j’ai un peu perdu la main. La dernière que j’ai reçue remonte déjà à 1989! C’était pour me perfectionner à Londres, avec (feu) madame Vera Rósza (re: Kiri Te Kanawa). De toutes les bourses que j’ai reçues, même celle du Studio du Québec à Paris, c’est celle qui aura été la plus profitable, la plus utile. Je regrette ne pas avoir pu lui dire adieu!
« You have a lot to offer! », m’avait-elle dit…

C’est long, mais je ne désespère pas!
À suivre…