Archives pour la catégorie Divers

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Mes voisin-e-s du Bengladesh…

Mes voisins directs de « fesse de ruelle » viennent du Bengladesh. En fait, il y a 3 familles dans le même pâté de maisons.
Leurs petites filles souhaitent flatter ma vieille chatte, Minette, elle qui n’a jamais encore côtoyé d’enfants: nous habitions un 3e étage… Ayant maintenant une cour à elle, elle les regarde de loin, intriguée, fascinée.
Ces familles vivent nombreux dans de très petits logements.
Mes voisins de « fesse de ruelle », le mari est ingénieur de formation. Mais, comme bien des immigrants, il ne peut exercer son métier… Je ne sais pas s’ils sont des réfugiés ou non…
N’empêche, dans cette famille il y a 3 ou 4 enfants déjà et la maman est encore (pour ne pas dire toujours) enceinte…
Et dans ces 3 familles, il n’y a que des filles. Sauf un ou 2 garçons sur pas loin d’une dizaine d’enfants.
De beaux, magnifiques enfants! Et qui se parlent entre eux en français!!! Comme ça fait du bien 😀
Je parlerai des fillettes: des yeux pétillants, de la curiosité, beaucoup de caractère et du vocabulaire – on me questionne sur mon plâtre!
J’aime beaucoup les entendre jouer dans la ruelle. C’est vivant et rafraîchissant.
Surtout sachant le sort qui est dévolu à ces petites filles – tant qu’on les laisse venir au monde… – dans ce coin du globe…
Ici, au Québec, elles auront la chance d’avoir, en tout point, un avenir, de loin, bien meilleur.

Je suis désolée d’avoir toujours à revenir à mon projet de spectacle – je devrais désormais dire « tour de chant », comme se plaît encore à dire Serge Lama; j’aime bien ce terme. Mais, sans être un plaidoyer féministe, les chansons qui se trouvent sur mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons », et particulièrement celles qui compléteront l’histoire, expriment avec un angle bien personnel la condition des femmes. Toujours aussi fragile. Des histoires d’horreur, les médias nous en apprennent, hélas, régulièrement.

Pourquoi cette histoire?
Parce que cette amie qui était allée au Japon à l’hiver et que cet événement m’aura fait retrouver, même virtuellement seulement, cette Miss Nippon connue il y a longtemps, cette amie, donc, Édith Nicol, alias Edith Musicbox, part à l’aventure dans cette région du globe.
Il est donc à souhaiter que ce projet personnel et professionnel soit rempli d’un aura sain, heureux, agrémenté d’un esprit serein et contemplatif.
Puisse-t-elle y trouver-là, dans cette quête, nourriture à partager avec ses contemplés.
Voilà.
Merci.

Ceci était publié le 3 août 2013.
Menaces d’Al Qaeda, le lendemain, 4 août, le Canada y ferme son ambassade ainsi que dans d’autres pays ciblés…

Chanter…

« Chanter, c’est se servir de la voix de l’âme. C’est transmettre par le souffle la vérité du pouvoir et la vérité du besoin, c’est insuffler de l’âme à ce qui souffre ou a besoin de se rétablir. Pour ce faire, il faut plonger au plus profond des émotions et de l’amour, jusqu’à être submergé par le désir d’une relation avec le Soi sauvage, puis laisser s’exprimer l’âme à partir de cet état d’esprit. C’est cela, chanter au-dessus des os. »
« Femmes qui courent avec les loups », Clarissa Pinkola Estés.
Lecture suggérée par la pianiste Lorraine Prieur.

Gros programme!!!
Dépassement de technique oblige…

L’érection d’une murale: Hommage à Robert Gravel par Laurent Gascon

Cet après-midi, chemin faisant, au détour d’une petite course, j’ai surpris l’artiste-céramiste Laurent Gascon à l’oeuvre, près de chez moi, rue Dufresne coin Ontario, non loin de l’Espace Libre, résidence du NTE co-fondé par Robert Gravel.

J’avais bien remarqué qu’il s’y préparait quelque chose depuis quelques semaines. Mais voilà que ça prenait forme. En voyant les yeux et les dents j’ai dit tout haut « Mais c’est Robert Gravel! ». L’artiste s’est retourné et m’a regardée avec un beau sourire, content, ravi.

Au retour de ma petite course, je lui ai gentiment demandé si je pouvais prendre des photos. Avec lui, bien entendu. Il a bien voulu attendre que je revienne avec mon appareil-photo, vu la lenteur de ma démarche (canne + orthèse…).

D’autres murales du même artiste peuvent être admirées sur la même artère (Vittorio, Marjo…)

Voilà ce qu’il en est en cette date d’aujourd’hui.

Expérience de la lenteur…

Je croyais qu’avec le Kyudo et le Taï-chi – la forme que je pratique, ces 2 arts martiaux qui ont la particularité d’être axés sur une lenteur certaine, je connaissais l’usage et la pratique de la lenteur.

Enfin, j’y ai là, certes, une expérience pratique qui oblige à l’application de chaque geste, la concentration et l’instant présent, le « ici-maintenant », comme on dit.

Or, le fait d’être momentanément handicapée* m’oblige à tout faire lentement et prendre soin de chaque geste, justement, question de ne pas me mettre dans l’embarras.

Non seulement ça, mais garer son vélo avec deux cadenas est une tout autre expérience qui s’y ajoute, celle de la pa-ti-en-ce!!!

J’ai la réputation d’être très patiente. Mais là, avec mon nouveau vélo**, nouvelles habitudes à prendre: se garer toujours avec deux cadenas. Tout tourne autour du choix des cadenas et du poteau disponible pour y barrer chaque roue, selon également de l’épaisseur du cadre du vélo…

Très souvent, cela prend 5 bonnes minutes, juste pour réussir le coup. Ça veut dire l’avoir, ce 5 minutes. Donc, les prévoir dans l’horaire… Et prendre son temps, respirer, recommencer…

C’est comme ça qu’on finit par abandonner l’usage du 2e cadenas et, tôt ou tard: plus de vélo!!!

*Incident survenu le 13 mars 2013, après moultes examens et spécialistes, fracture détectée et confirmée seulement le 7 juin!!! Histoire que je raconterai bientôt.
**2e vélo volé en moins de 2 ans, 2 jours avant l’échographie qui a détecté ladite fracture. Cela fera partie de l’histoire à raconter…

Réflexion sur catastrophe

Personne ne peut être indifférent quand survient une catastrophe comme celle qui s’est abattue sur Lac Mégantic, ces jours derniers.
Sur mon fil Facebook, j’ai vu passer nombreuses photos. Souvent les mêmes, avec les commentaires de désolation et de consternation qui s’imposent. Également les vidéos qui circulent sur le web.
Mais, ne me demandez pas d’en regarder davantage. Ne me demandez pas de visionner l’horreur! Non pas par indifférence. J’ai assez de voir passer aux nouvelles. C’est déjà assez dur comme ça!
Non. Je n’ai pas cette envie morbide de visionner l’horreur, savoir que des gens se font griller par la même occasion. Ça fait trop mal. D’autant plus que ce n’est même pas dû à une catastrophe naturelle…
Moi, ce qui m’importe: espérer que ces personnes soient mortes sans souffrir. Le drame est déjà assez grand sans ça!
RIP

Le zen dans sa plus pure expression!

La délicatesse et la finesse absolue, le contrôle absolu…

http://www.flixxy.com/the-incredible-power-of-concentration-miyoko-shida.htm

Je l’ai trouvée!!!

L’article ci-joint décrit que c’est exactement la personne que je recherche.
Il ne me reste « plus » qu’à réussir à vraiment la retrouver.
J’ai tweeté son mari, Greg Pak.
J’ai aussi écrit sur un blog qui la concerne.
Le reste…

http://www.asianweek.com/031899/arts_oscars.html

Keiko Ibi, Miss Nippon 1988

Mars 1987.
Je venais d’arriver à Tokyo pour y faire une des Carmen de « La Tragédie de Carmen » de Peter Brook.
Le surlendemain de mon arrivée, laissée seule à moi-même pour me rendre au théâtre pour ma première répétition, le Ginza Seibu Theatre, dont la production en faisait l’inauguration, je me suis trompée de station de métro pour sortir, une trop tôt…
Ne reconnaissant le plan, je tente en vain de demander mon chemin, les hommes passaient leur chemin sans me regarder. Étrange.
Finalement, voyant le manège et ma détresse, une jeune fille s’approche de moi et me dit dans un anglais pas si mal « pour une japonaise » : « do you need help? »
Oh! que oui!
Lui disant ce que je cherchais, elle était ravie de même avoir un billet pour le spectacle en question! Et elle se présente comme étant la Miss Japan de l’année!!!
Elle me conduit au théâtre. Nous avons fraternisé.
Nous sommes sorties quelques fois ensemble, elle m’a amenée à un spectacle de Kabuki, et m’a même invitée chez elle, chose absolument très rare au Japon, les gens préférant recevoir au restaurant, étant gênés par la petitesse de leur logis.
Ce qui n’était pas le cas chez elle, une maison toute neuve, en plein coeur de la capitale, pourtant une famille des plus modestes.
Quelques mois plus tard, je me retrouvais à Paris, en résidence au Studio du Québec à la Cité internationale des Arts.
Elle m’y écrit une lettre d’une telle tristesse: un ami proche s’étant suicidé.
Puis, plus rien…
Je n’ai jamais pu la retracer. Même une amie qui vivait là occasionnellement n’a pas réussi.
Là, l’internet me parle d’une Keiko Ibi qui aurait gagné un Oscar pour un documentaire.
Rien ne me dit que c’est la même personne, la coiffure… l’âge…
Elle me confiait vouloir faire du cinéma…
Pourquoi, tout à coup cette anecdote? Parce qu’une amie se trouve au Japon en ce moment…