Archives du mot-clé Musique

À faire du ménage dans sa vie…

On peut tomber sur ceci :

Ré Koster

Il s’agit d’une lettre de recommandation de ce professeure de chant que j’avais rencontrée à Montréal grâce à Gaston Germain.
Étant à Paris depuis septembre 1987 au Studio du Québec, à la Cité internationale des arts, je souhaitais prolonger mon séjour pour me perfectionner davantage, six mois ayant été trop courts.
Je suis donc allée chez elle pendant environ deux semaines, au printemps, où j’ai eu accès à un studio pour dormir, et travailler dans ses locaux.

« Au pays qui te ressemble / Là, tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, calme et volupté » (Baudelaire – Duparc)

Publicités

Le grand retour de la diseuse : Gérard Depardieu ?

Ne vous méprenez pas sur l’emploi du féminin. J’ai déjà déploré la disparition prochaine de la dynastie des diseuses. Comme je me réjouis d’entendre ce que cet acteur recrée avec les chansons de son amie Barbara !

Il s’agit là d’une grande leçon, non pas de chant, mais d’in-ter-pré-ta-tion.

Dans la publicité, « Gégé » émet délicatement ceci :

«  C’est (ses chansons) très difficile à chanter… enfin, pas à chanter… à dire… »

Justement! Prima la voce, nous serine-t-on les oreilles, chanteu-r-ses classiques. Bien entendu, la musique est fondamentale. Mais le texte ! Sans lui, il n’y a pas de musique.

On aura beau avoir la plus belle voix, la plus puissante, la plus-plus-plus, si elle n’est pas soumise au texte…

Il m’en a fallu des pleurs et grincements de dents, parce que ma voix n’était pas ceci ou cela — j’avais pourtant bien autre chose à offrir, mais bof !?! –, pour enfin me trouver et créer.

L’émotion, la voix en sera toujours le véhicule. Mais ça passe comment ?

L’art, subversif ?

Je ne suis certainement pas la première à me poser la question.
Mais, en ces jours noirs où tant de jeunes en quête d’idéaux ou d’émotions fortes peinent à se trouver une passion et qui dérivent vers une radicalisation de leur pensée au profit d’un terrorisme latent, il est à se demander si ces mêmes jeunes ont eu accès à l’art, dans leur courte vie.

L’ennui ? La déprime ? Le désoeuvrement ? Que se passe-t-il donc pour en arriver là ?!?
Comment transmettre une passion à ces pauvres hères ?
La musique adoucit les moeurs, dit-on. Mais quand on réalise que là où ils se garrochent, tête baissée, tout droit vers une mort annoncée, toute forme d’art y est interdite.
Interdit de chanter, de danser, de jouer d’un instrument de musique et quoi encore… Et rire, alors ?!? Mais encore, jouer au ballon… invisible
Aucun droit à la beauté ! On est carrément en train de détruire des chefs-d’oeuvre de l’humanité !

Mais pour qui, donc ?!? Mais pour-quoi ?!?

Dans La Presse du 21 février 2015, Rima Elkouri terminait sa chronique ainsi : « Qu’est-ce qu’il disait, Machiavel, déjà? «Celui qui contrôle la peur des gens devient maître de leurs âmes.» »

L’art, rampart contre la bêtise ? Même pas sûr…