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Bonnes nouvelles ?

Ce matin, je recevais un message de la Sacef (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) confirmant leur intérêt de présenter L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor, dans la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, et ce, au printemps 2015.

À bientôt ?

Aider à prier…

Nous, chanteurs de formation classique, il nous reste encore — mais pour combien de temps ?!? — quelques églises où on peut faire notre métier de chanteur.

Ayant abondamment chanté dans mariages et funérailles, ainsi que messes dans des choeurs professionnels, j’ai personnellement hésité fort longtemps à faire de l’animation liturgique, timidité aidant.

C’est en remplaçant au pied levé que j’ai fait mes classes. Heureusement dotée d’une excellente lecture à vue, je m’en suis tirée pas si mal à me « secouer les pleumats » (ailes en québécois ancien).

On ne plaît peut-être pas à tout le monde mais vient le temps des récompenses, comme celle-ci, reçue cet après-midi :

Bonjour,
comment le dire…  Oui… Enfin…

Oui, enfin, une dame qui dirige le chant.
Une dame qui ne tombe pas dans le piège de l’assemblée « endormie ».
Une belle voix et un rythme adéquat.

Mme Christine Lemelin est, sans aucun doute, la meilleure « maître de chants » que vous ayez trouvée.
Nous avons enfin un « Gloire à Dieu » glorieux, un « Alleluia » joyeux et un « Hosanna » heureux, sans dénaturer un « Agneau de Dieu » pénitent.
Bravo.

J.C. Bourdon

 

 

Photo Michel Parent

L’auto-fiction

« Tout ce qui est gênant dans le film est arrivé pour vrai », Ricardo Trogi, La Presse, 2 août 2014

En cette ère de voyeurisme, en cette ère d’exhibitionnisme à outrance, où peut-on tracer la limite entre ce qu’on doit ou pas révéler de notre vie quand on est un créateur, au cinéma, en littérature, en chanson ?

On dira toujours que c’est dans la manière, là où est justement l’Art dans sa plus grande noblesse.

La chanson, un art mineur, dit-on. Il y a eu de grandes chansons parce qu’il y a eu de grands textes, parce qu’il y a eu de grandes musiques. Avec le commerce à tout prix, y a-t-il encore de la place pour de grandes chansons ?
Il serait triste de répondre non. Bien chanceux qui les écrivent et peuvent avoir du succès, même commercial.

Pour revenir à ce thème d’auto-fiction, j’ai toujours en mémoire un commentaire de Monic Leyrac, cette grande dame québécoise de la chanson, qui disait, il y a de cela près de 20 ans, que la chanson d’aujourd’hui n’est pas intéressante parce qu’elle n’est pas poésie, que ce n’est que du « je-me-moi » !

A-t-elle toujours la même opinion de la chanson d’aujourd’hui alors que tant d’interprètes se font écrire des chansons pour refléter leur propre vie, ou certain-e-s auteur-e-s-compositeur-e-s qui s’étalent sans pudeur… comme je l’ai moi-même fait ?

En ce qui me concerne, il en a résulté un opéra. Non pas pour diluer le propos mais pour éviter de le diriger sur ma seule petite personne, parce qu’universel.

Avoir raison ou pas ?

Quand je lis une entrevue comme celle parue dans la section Arts de La Presse d’aujourd’hui, « Coup de gueule » de Brigitte Haentjens, signé Marc Cassivi, intitulé Regard critique, je me sens moins seule.

Je fais référence à mes billets Payer les critiques ou Malade du marketing ?Encore et toujours à propos… et On aura beau dire…, lesquels parlent de cette incapacité grandissante à se faire voir et entendre, si notre « produit culturel » n’est pas grand public… ou pire, si on n’est pas une vedette…

Ici, madame Haentjens dit bien que « ce n’est pas tellement un effort intellectuel qu’un effort d’ouverture, de sensibilité » qui est en cause.

Merci de me lire…

Mon souvenir de Gilles Latulipe

J’ai eu la chance, à quelques reprises, d’être invitée aux Démons du midi.

Gilles Latulipe m’a fait la faveur de m’incorporer dans un de ses fameux sketches, celui-là d’après une chanson de Charles Trenet, La Polka du roi, que chantait mon partenaire… Peter Pringle !

J’étais morte de trac !!! Je ne suis pas convaincue avoir été à la hauteur… Mais c’est le genre d’expérience qu’on ne peux pas oublier…

Salut, monsieur !

Ça va être rigolo, là-haut, avec tous vos comparses !

AG Photographe PLB Design

Dépôt légal BAnQ

C’est en toute « innocence » que j’ai pensé faire un dépôt légal de l’affiche de mon opéra de chambre L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret.

En dépit qu’il manque quelques centimètres carré à ses dimensions, elle a été acceptée !!!
Ainsi, non seulement l’affiche sera préservée pour l’ÉTERNITÉ !, mais la photo de la pochette de l’album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » itou !!!

Tant qu’à y être, le programme et les billets sont du lot…

Merci aux créateurs, Andréanne Gauthier, (AG Photographe), Pier-Luk Bouthillier, graphiste (PLB Design) et Louis Horwath (programme et billets).

De L’Art poétique (1674)

(Chant I)
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
(Chant I)
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
(Chant I)
Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire.
(Chant I)
Il n’est point de serpent ni de monstre odieux,
Qui par l’art imité ne puisse plaire aux yeux,
D’un pinceau délicat l’artifice agréable
Du plus affreux objet fait un objet aimable.

Nicolas Boileau

Dieu que c’est donc pertinent !
À lire et relire…

 

Ne pas faire comme les autres = Marque de commerce…

Vous savez, il y a de ces choses de la vie que l’on ne fait pas par choix mais bien par instinct.

On me l’a dit/servi souvent, celle-là : « Toi, tu ne veux jamais rien faire comme les autres ! », et pas toujours sur le ton du compliment…

On ne se marginalise pas comme ça, par snobisme. On est à la recherche de quelque chose qu’on ignore parfaitement, d’indiscible, mais quelque chose de grand, certainement plus grand que soi.

Or, ça remonte à tellement loin qu’on n’imagine même pas à quel point !

Je viens de tomber sur le programme du premier récital donné tout juste à la fin de mes études de maîtrise en chant (Université de Montréal), donné chez moi, à Québec, à l’Institut Canadien, une salle merveilleuse qui, hélas, n’existe plus.

De la présentation, au programme, qu’en avait alors faite mon frère Christian*, je n’avais retenu qu’il avait toujours cru que mon idole avait été Petula Clark alors qu’à ce moment, j’avais complètement oublié cette anecdote, vu que j’avais, pour de longues années, relégué la musique de variétés et/ou populaire aux oubliettes depuis que je m’étais totalement investie dans mes études de chant classique. Un rappel qui m’avait frappée et touchée en même temps.

Aujourd’hui, en relisant ce très beau texte, quelle n’est pas ma surprise de constater à quel point cette « marque de commerce » n’est surtout pas récente… : « […] car elle ne voulait pas faire comme les autres. La chanson populaire, oui, mais pas que ça. Il lui fallait plus. »

Ceux qui ont acheté et écouté mon album et/ou vu mon « Opéra-Chansons » sauront peut-être lire entre les lignes, y détecter un certain Code secret

Voici le contenu de ce premier programme qui sera probablement le moins original de ma carrière… Mais, faut bien débuter en quelque part…

* Texte que voici :

CHRISTINE
LEMELIN

Sa première idole fut peut-être Petula Clark. À l’époque, quand cette chanteuse britannique était au faîte de sa carrière, Christine écoutait ses chansons, sur un tourne-disque qui ne valait pas un rond. L’électronique n’avait pas encore fait les merveilles que nous connaissons même si tout cela ne remonte pas à si loin.
Elle écoutait, écoutait, et, petit à petit, assimilait ce qui l’intéressait, pour, par la suite, le reproduire au profit de parents et amis. Déjà, elle avait une bonne voix, une voix plus forte que celle des autres. Elle l’avait sans doute formée dans ses nombreuses répliques, à l’endroit de son « achalant » de grand frère. Oui, sans doute!
Puis, au fil des mois et des ans, son goût pour le chant est devenu une passion, mais ce n’est pas dans la foulée de Petula qu’elle allait s’embarquer, car elle ne voulait pas faire comme les autres. La chanson populaire, oui, mais pas que ça. Il lui fallait plus.
Ainsi, elle apprit le piano et le chant, avec les meilleurs professeurs de Québec et de Montréal, assure-t-elle, ceux-là qui, si elle n’avait pas eu le talent, auraient certainement tout fait pour la dissuader d’entreprendre la carrière qu’elle avait choisie. Le chant classique, allez donc parler de ça à votre voisin…
Non, Christine ne voulait pas abandonner, elle ne voulait pas faire comme bien d’autres.
D’ailleurs, elle n’a pas tellement le choix, car elle ne chante pas comme bien d’autres, elle chante mieux!
C’est pour cela que, par le chant classique, elle fera son chemin… ma petite soeur!
—  Christian Lemelin

Quelle-s année-s !

Aujourd’hui, la fin — temporaire ? — d’un cycle qui aura duré 4 ans, mais dont l’année, qui n’est pourtant pas terminée, a été particulièrement intense et mouvementée.

Je parle de 4 années parce que j’ai déjà raconté antérieurement (épisodes 12 et 3) les raisons qui ont retardé la création de mon « Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret suite à la parution de mon album de chansons WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Mêlant, n’est-ce pas ?

L’année n’est donc pourtant pas terminée, mais cette fin est simplement associée au fait que je suis désormais ce qu’on peut appeler une « artiste à temps partiel ». Donc, pour des raisons (bassement) alimentaires, faut ce qu’il faut.

J’invoque très peu cet état de choses parce que je considère, c’est mon humble avis, que ce que je fais en dehors de mon état d’artiste, bien qu’utile et intéressant, n’est d’aucun intérêt public.
j’aimerais pouvoir enseigner davantage, mais certains de ces événements déjà racontés me privent d’un studio-maison pour le moment. Pourtant, la demande se fait sentir…

Or, rien n’est terminé : tout ne fait que commencer…
Maintenant que j’ai un spectacle en banque, il me reste à le promouvoir, le vendre.

Créer, c’est exigeant, mais gratifiant, exaltant et enthousiasmant.
Vendre, c’est faire des compromis… ou pire…

Mon meilleur outil de vente : le spectacle en direct !
Encore faut-il pouvoir l’avoir vu…

J’aurai besoin de toutes vos bonnes énergies pour y arriver. J’oserais presque dire « Prions ! »…

Salut !

WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » — Analyse

En parallèle avec ce que le public en a dit,
Mais encore,
Oui,
Il y a des gens qui se sont donnés la peine d’analyser en profondeur et de façon exhaustive cet album.
Une partie de ces commentaires avait fait l’objet d’un billet, au moment du témoignage en question.

Voici donc…

Analyse :

« Vraiment, vous êtes la Wagner des chansonniers ! Je m’attendais à une certaine qualité de production mais à ce point-là, pas du tout ! Disque extraordinaire – je ne vous flatte pas, j’ai écouté 2 fois… devais absolument l’appeler pour lui dire. […] Prenez votre billet immédiatement pour Paris, vous allez devenir une grande vedette à Paris ! Je vous considère comme la Wagner des chansonniers en ce sens que vous ouvrez une porte aux gens qui ont du talent et non aux gens qui n’accordent de l’importance qu’aux paroles ou à la musique mais jamais aux deux ensemble […] fusion […]

L’ensemble du disque est à mon avis un chef-d’œuvre […] J’aime que le résultat dépasse mes espérances.

Réal (Léveillé) a fait un travail extraordinaire, semble très engagé.

Production très au-dessus de la moyenne. Pour interpréter ces chansons-là, vous êtes seule à pourvoir le faire, à moins que ce soit une chanteuse ou chanteur qui a une oreille exceptionnelle. […]

Chacune des chansons peut être (com)prise par tous les assistants et l’assimiler chacun à sa façon.

Faites gaffe : Piaf – l’Homme à la moto ?!? (peut-être inconsciemment/cl)
Sens de la description, surtout ici. Très attirant. Particulièrement précis et extrêmement pertinent, particulièrement Faites Gaffe !

Hymn’Mortels : fait penser à Downtown (Petula Clark), cause du rythme

Le 7e Ciel : demeure une énigme, difficile à comprendre… Le salaud : tant souffrir de cette séparation, un amoureux, un père…
Accord de la fin très révélateur – suis particulièrement pour cet accord, résumant un peu tout le climax de cette chanson

Je voudrais être un chat… : Chute du texte = belle trouvaille. Mib = la tonalité majeure de Mozart. Eb = signe de chaleur humaine et signe d’autorité.

Elle s’appelle « Personne »… : Mythologie grecque !!! (Toison d’or ?) = il s’appelle « personne ». Presque l’idéal comme chanson d’entrée de spectacle.
A valu la peine que j’écoute tant le disque, c’est à partir de cette chanson que j’ai eu le goût de continuer et de prendre des notes
Bravo pour le jeu de piano avec le chant. Tour de force de faire les 2 en même temps pour un enregistrement et que ça passe aussi bien.

Les Vautours : Image (chanson perpétuelle) Impression d’être pris dans le désert (contexte) où tout me dévore sans que je puisse faire quelqu’intervention que ce soit.

Fantasme ou Dépendance ? : Franck et Debussy ( !) Attachement au passé ou préfiguration d’un avenir que je ne connais pas mais peux avoir

Une seule chose – suis d’accord commercialement parlant : j’aime moins la dernière (Le Cadeau) Elle ouvre la porte à jouer sur tous les postes de radio. Pour faire passer un produit, autant mettre une chanson comme ça.

Des qualités naturelles et beaucoup de professionnalisme

Été profondément touché, senti concerné et m’a le plus engagé. »

Yvon Godbout, pianiste-organiste-arrangeur, 5/6 novembre 2011