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Faire oeuvre utile…

Comme dit si bien cette magnifique et touchante chanson de Julien Clerc, sur un texte non moins poignant d’Étienne Roda-Gil, Utile :
« À quoi sert une chanson si elle est désarmée […]
Je veux être utile À vivre et à rêver […] Je veux être utile À vivre et à chanter. »
… Oui, mon plus cher souhait aurait été, avec mon « Opéra-Chansons », faire oeuvre utile…

Au fond, de toute ma vie, ce fut le moteur principal de mon chant, de ma voix, d’une présence sur scène :
Comment voulez-vous gagner un concours avec une chanson comme Des ronds dans l’eau ?!?
J’avais 13 ans… Déjà, j’avais besoin de sens pour me donner le « droit », une vraie raison de chanter.

L’insignifiance, le réchauffé jusqu’à l’ennui, très peu pour moi. Cela n’enlève en rien à la légèreté et/ou la drôlerie d’une chanson. Le contexte fait toute la différence.

Bienheureux sont les artistes qui peuvent avoir à long terme une oreille, un public…

Permettez que je partage ici l’interprétation de la muse de la chanson citée plus haut, la Divine Gréco :

… et d’en pleurer…

Les lâches…

Il y a quelque chose de mille fois pire que la férocité des brutes, c’est la férocité des lâches. Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014 pour son roman Pas pleurer
La citation de la semaine, La Presse, 8 novembre 2014

Oui, la « férocité des lâches » ! Et croyez-moi, ils courent les rues et ne portent pas tous des armes.
Leurs armes sont bien cachées mais tout aussi vilaines et malicieuses. Qui n’en connaît pas quelques-un-e-s qui vous auront fait la « cour » ?
« Celui-là l’aurait tuée, qu’il ne lui aurait pas fait plus mal ! » Fantasme ou Dépendance ? Extrait de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Je n’ai pas écrit ça pour rien… Un Code secret qui se prolonge…

En ce jour de deuil international (re: Charlie Hebdo), désolée d’être aussi opportuniste. Un drame qui fait remonter la colère…

R.I.P.

Pour toutes ces femmes…

Je dédie TOUTES mes chansons en mémoire de cette malheureuse tragédie du 6 décembre 1989 et à toutes les victimes co-latérales.

Pour ne pas oublier :

Bonne journée…

Il n’y a pas de hasard…

Hier, a été diffusé sur Saarländischer Rundfunk
http://www.sr2.de/rendezvous-chanson
l’extrait # 7 de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons »
Faites gaffe, les filles !

D’actualité ?
Non. Il n’y a pas de hasard…

Demain : 6 décembre…

Avoir de la classe… ou pas

Nombreux avons-nous été gênés (je suis polie) du peu de classe qu’ont démontré nos jeunes lauréat-e-s, lors du gala de l’Adisq de dimanche dernier.

Ce à quoi ont répliqué qui se seront senti-e-s visé-e-s.
Jeunes demoiselles et jeunes gens, vous qui invoquez pour votre défense le jeune âge, l’inexpérience, les tournées, les studios, et quoi encore, sachez que rien ne l’excuse. La classe, ça se cultive !

Moi qui « prend plaisir » à sacrer, à mon grand dam, ma mère passait son temps à me corriger en me disant (j’étais aspirante chanteuse-classique-d’opéra) :
« Toi qui va fréquenter le Grand Monde, tu devrais faire attention à ton langage ! »…
L’ai-je toujours écoutée ?!?

Il y a là une notion de respect, envers le public et envers soi-même. Question de dignité.

Au lendemain du gala de l’Adisq, je publiais ceci :
Michel Louvain :
«… vous divertir aussi longtemps que je serai digne de vous » !
Voilà une leçon de classe et d’humilité.
De la classe, il a manqué pas mal, hier soir…

 

 

Bonnes nouvelles ?

Ce matin, je recevais un message de la Sacef (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) confirmant leur intérêt de présenter L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor, dans la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, et ce, au printemps 2015.

À bientôt ?

Photo Michel Parent

L’auto-fiction

« Tout ce qui est gênant dans le film est arrivé pour vrai », Ricardo Trogi, La Presse, 2 août 2014

En cette ère de voyeurisme, en cette ère d’exhibitionnisme à outrance, où peut-on tracer la limite entre ce qu’on doit ou pas révéler de notre vie quand on est un créateur, au cinéma, en littérature, en chanson ?

On dira toujours que c’est dans la manière, là où est justement l’Art dans sa plus grande noblesse.

La chanson, un art mineur, dit-on. Il y a eu de grandes chansons parce qu’il y a eu de grands textes, parce qu’il y a eu de grandes musiques. Avec le commerce à tout prix, y a-t-il encore de la place pour de grandes chansons ?
Il serait triste de répondre non. Bien chanceux qui les écrivent et peuvent avoir du succès, même commercial.

Pour revenir à ce thème d’auto-fiction, j’ai toujours en mémoire un commentaire de Monic Leyrac, cette grande dame québécoise de la chanson, qui disait, il y a de cela près de 20 ans, que la chanson d’aujourd’hui n’est pas intéressante parce qu’elle n’est pas poésie, que ce n’est que du « je-me-moi » !

A-t-elle toujours la même opinion de la chanson d’aujourd’hui alors que tant d’interprètes se font écrire des chansons pour refléter leur propre vie, ou certain-e-s auteur-e-s-compositeur-e-s qui s’étalent sans pudeur… comme je l’ai moi-même fait ?

En ce qui me concerne, il en a résulté un opéra. Non pas pour diluer le propos mais pour éviter de le diriger sur ma seule petite personne, parce qu’universel.

Avoir raison ou pas ?

Quand je lis une entrevue comme celle parue dans la section Arts de La Presse d’aujourd’hui, « Coup de gueule » de Brigitte Haentjens, signé Marc Cassivi, intitulé Regard critique, je me sens moins seule.

Je fais référence à mes billets Payer les critiques ou Malade du marketing ?Encore et toujours à propos… et On aura beau dire…, lesquels parlent de cette incapacité grandissante à se faire voir et entendre, si notre « produit culturel » n’est pas grand public… ou pire, si on n’est pas une vedette…

Ici, madame Haentjens dit bien que « ce n’est pas tellement un effort intellectuel qu’un effort d’ouverture, de sensibilité » qui est en cause.

Merci de me lire…

Quelle-s année-s !

Aujourd’hui, la fin — temporaire ? — d’un cycle qui aura duré 4 ans, mais dont l’année, qui n’est pourtant pas terminée, a été particulièrement intense et mouvementée.

Je parle de 4 années parce que j’ai déjà raconté antérieurement (épisodes 12 et 3) les raisons qui ont retardé la création de mon « Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret suite à la parution de mon album de chansons WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Mêlant, n’est-ce pas ?

L’année n’est donc pourtant pas terminée, mais cette fin est simplement associée au fait que je suis désormais ce qu’on peut appeler une « artiste à temps partiel ». Donc, pour des raisons (bassement) alimentaires, faut ce qu’il faut.

J’invoque très peu cet état de choses parce que je considère, c’est mon humble avis, que ce que je fais en dehors de mon état d’artiste, bien qu’utile et intéressant, n’est d’aucun intérêt public.
j’aimerais pouvoir enseigner davantage, mais certains de ces événements déjà racontés me privent d’un studio-maison pour le moment. Pourtant, la demande se fait sentir…

Or, rien n’est terminé : tout ne fait que commencer…
Maintenant que j’ai un spectacle en banque, il me reste à le promouvoir, le vendre.

Créer, c’est exigeant, mais gratifiant, exaltant et enthousiasmant.
Vendre, c’est faire des compromis… ou pire…

Mon meilleur outil de vente : le spectacle en direct !
Encore faut-il pouvoir l’avoir vu…

J’aurai besoin de toutes vos bonnes énergies pour y arriver. J’oserais presque dire « Prions ! »…

Salut !

WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » — Analyse

En parallèle avec ce que le public en a dit,
Mais encore,
Oui,
Il y a des gens qui se sont donnés la peine d’analyser en profondeur et de façon exhaustive cet album.
Une partie de ces commentaires avait fait l’objet d’un billet, au moment du témoignage en question.

Voici donc…

Analyse :

« Vraiment, vous êtes la Wagner des chansonniers ! Je m’attendais à une certaine qualité de production mais à ce point-là, pas du tout ! Disque extraordinaire – je ne vous flatte pas, j’ai écouté 2 fois… devais absolument l’appeler pour lui dire. […] Prenez votre billet immédiatement pour Paris, vous allez devenir une grande vedette à Paris ! Je vous considère comme la Wagner des chansonniers en ce sens que vous ouvrez une porte aux gens qui ont du talent et non aux gens qui n’accordent de l’importance qu’aux paroles ou à la musique mais jamais aux deux ensemble […] fusion […]

L’ensemble du disque est à mon avis un chef-d’œuvre […] J’aime que le résultat dépasse mes espérances.

Réal (Léveillé) a fait un travail extraordinaire, semble très engagé.

Production très au-dessus de la moyenne. Pour interpréter ces chansons-là, vous êtes seule à pourvoir le faire, à moins que ce soit une chanteuse ou chanteur qui a une oreille exceptionnelle. […]

Chacune des chansons peut être (com)prise par tous les assistants et l’assimiler chacun à sa façon.

Faites gaffe : Piaf – l’Homme à la moto ?!? (peut-être inconsciemment/cl)
Sens de la description, surtout ici. Très attirant. Particulièrement précis et extrêmement pertinent, particulièrement Faites Gaffe !

Hymn’Mortels : fait penser à Downtown (Petula Clark), cause du rythme

Le 7e Ciel : demeure une énigme, difficile à comprendre… Le salaud : tant souffrir de cette séparation, un amoureux, un père…
Accord de la fin très révélateur – suis particulièrement pour cet accord, résumant un peu tout le climax de cette chanson

Je voudrais être un chat… : Chute du texte = belle trouvaille. Mib = la tonalité majeure de Mozart. Eb = signe de chaleur humaine et signe d’autorité.

Elle s’appelle « Personne »… : Mythologie grecque !!! (Toison d’or ?) = il s’appelle « personne ». Presque l’idéal comme chanson d’entrée de spectacle.
A valu la peine que j’écoute tant le disque, c’est à partir de cette chanson que j’ai eu le goût de continuer et de prendre des notes
Bravo pour le jeu de piano avec le chant. Tour de force de faire les 2 en même temps pour un enregistrement et que ça passe aussi bien.

Les Vautours : Image (chanson perpétuelle) Impression d’être pris dans le désert (contexte) où tout me dévore sans que je puisse faire quelqu’intervention que ce soit.

Fantasme ou Dépendance ? : Franck et Debussy ( !) Attachement au passé ou préfiguration d’un avenir que je ne connais pas mais peux avoir

Une seule chose – suis d’accord commercialement parlant : j’aime moins la dernière (Le Cadeau) Elle ouvre la porte à jouer sur tous les postes de radio. Pour faire passer un produit, autant mettre une chanson comme ça.

Des qualités naturelles et beaucoup de professionnalisme

Été profondément touché, senti concerné et m’a le plus engagé. »

Yvon Godbout, pianiste-organiste-arrangeur, 5/6 novembre 2011