Archives du mot-clé Christine Lemelin

L’art, subversif ?

Je ne suis certainement pas la première à me poser la question.
Mais, en ces jours noirs où tant de jeunes en quête d’idéaux ou d’émotions fortes peinent à se trouver une passion et qui dérivent vers une radicalisation de leur pensée au profit d’un terrorisme latent, il est à se demander si ces mêmes jeunes ont eu accès à l’art, dans leur courte vie.

L’ennui ? La déprime ? Le désoeuvrement ? Que se passe-t-il donc pour en arriver là ?!?
Comment transmettre une passion à ces pauvres hères ?
La musique adoucit les moeurs, dit-on. Mais quand on réalise que là où ils se garrochent, tête baissée, tout droit vers une mort annoncée, toute forme d’art y est interdite.
Interdit de chanter, de danser, de jouer d’un instrument de musique et quoi encore… Et rire, alors ?!? Mais encore, jouer au ballon… invisible
Aucun droit à la beauté ! On est carrément en train de détruire des chefs-d’oeuvre de l’humanité !

Mais pour qui, donc ?!? Mais pour-quoi ?!?

Dans La Presse du 21 février 2015, Rima Elkouri terminait sa chronique ainsi : « Qu’est-ce qu’il disait, Machiavel, déjà? «Celui qui contrôle la peur des gens devient maître de leurs âmes.» »

L’art, rampart contre la bêtise ? Même pas sûr…

 

Photo Michel Parent

Du rituel de deuil

Ce matin (samedi, 21 février 2015), c’était la première fois que je chantais à des funérailles depuis celles de ma mère, tenues le 31 janvier 2015.

Personnellement, j’ai toujours été très réfractaire au rituel, alors que la musique et le théâtre sont pourtant eux-mêmes très ritualisés.
Je pratique le Kyudo (Tir à l’arc japonais), cet art martial méditatif, depuis maintenant 12 ans. Et Dieu sait à quel point j’ai peiné à accepter tant de ritualisation dans chaque geste et l’aborder dans une dimension strictement spirituelle, et ce, au final, pour mon plus grand bien.

Il y a une grande perte de rituel, maintenant, entourant le départ d’un être humain, affirme-t-on. Mais, croyez-moi, même si les rituels de la religion catholique avaient l’heur de m’agacer, je dois avouer aujourd’hui qu’on est bienheureux de les avoir encore…

Aux funérailles de ma mère, aucun rite, aucun rituel — pas de communion ni d’encens, ni même d’eau bénite, et pas le moindre cierge… Pire, le cortège de sortie a été complètement raté ! Au diable le sacré ! Là où il prend vraiment tout son sens — le sacré, une autre affaire qui ne m’avait encore jamais vraiment touchée !!!
Heureusement, il y a eu les vibrants témoignages de mon frère Christian et de ma filleule Annie, une lecture bien sentie de mon neveu Dominique et mes humbles chants… Sinon…

Or, mis à part la participation sensible des membres de ma famille — ma soeur Paryse et mon frère Jocelyn, parce qu’en toute simplicité, le rituel d’adieu à ma chatte a été drôlement plus accompli !

N’y voyez aucune nostalgie religieuse. Mais, oui, ce matin, j’ai réalisé à quel point ces « petits rien » m’ont manqués ce jour-là…

Samedi, 28 février 2015 :
Comme par hasard, j’entendais ce matin à l’émission Samedi et rien d’autre — audio fil à 03:19:17, une entrevue avec l’auteur Alain Roy sur le rituel, sujet qui a fait l’objet d’un numéro du magazine L’inconvénient, « Le marché du rituel »,  et qui vient de paraître.

Comme de quoi, se croire « chrétien »…

Photo Michel Parent

LE RACKET DE LA MORT…

Même les coopératives funéraires n’y échappent pas !
Demain en fin de journée, je descends à Québec pour la cérémonie funéraire de ma mère, pour laquelle elle m’a demandé de chanter…
Croyez-non ou le, IMPOSSIBLE pour moi de voir ma mère dans sa tombe :
C’était cet après-midi pour la famille, 15 minutes, et basta !
Ke-tchik et on passe à un autre appel !
Faites la queue, c’est par ici le corbillard !

Non. Pas d’exposition demain soir pour moi, sinon, faut sortir le cash !
Près de 10,000 $, 4 planches, pour une petite vieille qui ne pesait guère plus que 60 livres, dentiers compris !
Aye ! Une chance que j’ai pu lui faire mes adieux de son vivant !!!

Je suis pognée pour vivre vieille moi itou, ça m’a tout l’air…
J’espère avoir au moins accès à un enterrement vert, même dans le « trou » de mon père, à Ste-Famille, I.O.
Samedi, 14h00, une petite pensée, ça me fera pas de tort !!!

Les lâches…

Il y a quelque chose de mille fois pire que la férocité des brutes, c’est la férocité des lâches. Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014 pour son roman Pas pleurer
La citation de la semaine, La Presse, 8 novembre 2014

Oui, la « férocité des lâches » ! Et croyez-moi, ils courent les rues et ne portent pas tous des armes.
Leurs armes sont bien cachées mais tout aussi vilaines et malicieuses. Qui n’en connaît pas quelques-un-e-s qui vous auront fait la « cour » ?
« Celui-là l’aurait tuée, qu’il ne lui aurait pas fait plus mal ! » Fantasme ou Dépendance ? Extrait de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Je n’ai pas écrit ça pour rien… Un Code secret qui se prolonge…

En ce jour de deuil international (re: Charlie Hebdo), désolée d’être aussi opportuniste. Un drame qui fait remonter la colère…

R.I.P.

Mon souvenir de Suzanne Lapointe

C’est avec une profonde et sincère tristesse que j’apprends le décès de Suzanne Lapointe !

Apprenant par la même occasion qu’elle souffrait d’Alzheimer et d’un cancer qui l’aura emportée, cela explique donc le silence étonnant de sa part entourant le décès de son ami et complice Gilles Latulipe.

Je l’aurais vraisemblablement connue légèrement avant ma première présence aux Démons du midi, déjà évoqué plus récemment. C’était lors d’un de mes passages comme invitée à CJMS pour le Café Radio Provigo où elle remplaçait Benoît Marleau au pied levé.
Assise à sa droite, tout juste avant l’entrée en ondes, je l’observais, stupéfaite, se dire à voix haute, poing fermé le frappant sur la table « Je suis capable ! Je suis capable ! Je suis capable ! ».
Vu son expérience, je lui fais part de mon étonnement. Elle, de me répondre que toute sa vie durant, malgré les apparences, elle a dû s’exécuter alors qu’elle n’y avait jamais été préparée. Cette fois-là, une de plus !
Elle a commencé et fait sa carrière alors que tout était à faire, que tout était possible…

En plus d’être une dame pourvue d’une manifeste grande beauté — intérieure notamment, nous l’aurons abondamment constaté -, nous savons que Suzanne Lapointe avait reçu une solide formation en chant classique et qu’elle aurait pu faire une carrière internationale. Moi, qui avait des idées de grandeurs, qui rêvait inconsciemment « faire plus qu’elle/aller plus loin » (j’arrivais de New York !), ça m’a fait prendre toute la mesure, la superficialité de l’ambition que j’avais sur cette prétendue carrière. À partir de ce moment, je lui ai voué une admiration sans bornes que je n’ai malheureusement pas été en mesure de lui témoigner par la suite — sur un plateau de télé, le temps est parfois mal venu de se faire la jasette… (encore moins lui demander la recette de son célèbre gâteau aux fruits !)

Puis le temps passe, la vie se charge de nous tous…

Merci d’avoir été cette Grande Dame, Suzanne !

2015 ?

Que cette Année Nouvelle sache chasser toute mauvaise énergie qui aura pu s’infiltrer en vous, à votre corps et coeur défendant.
Que cette Année Nouvelle devienne, par le fait même, garante du plus que meilleur de cette année passée,
Celui qui aura été le vôtre par votre personne unique.
Puisse-t-elle ainsi le faire fructifier au centuple.
Je vous souhaite également l’entourage aimant qui sera le plus digne de vous.
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE !

Que la Paix soit avec vous !

Noël ! Un autre Noël !

Un sprint s’amorce pour tous.
Pour nous, chanteurs et organistes d’église, c’est un 24 heures des plus intenses de l’année.

La Paix !
Oui,
Que la Paix soit avec vous !
JOYEUX NOËL !

Pour toutes ces femmes…

Je dédie TOUTES mes chansons en mémoire de cette malheureuse tragédie du 6 décembre 1989 et à toutes les victimes co-latérales.

Pour ne pas oublier :

Bonne journée…

Il n’y a pas de hasard…

Hier, a été diffusé sur Saarländischer Rundfunk
http://www.sr2.de/rendezvous-chanson
l’extrait # 7 de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons »
Faites gaffe, les filles !

D’actualité ?
Non. Il n’y a pas de hasard…

Demain : 6 décembre…

Radio-Canada, selon Harper…

On a rasé tout un quartier de Montréal pour faire place à ce géant que fut la Maison de Radio-Canada.
Qu’est-ce qu’on va faire des locaux et bureaux vides, vides de gens, vides de contenu, qu’il soit matériel ou créatif ?
On a voulu ériger un quartier de condos dans son stationnement côté ouest…
Tous ces décors et costumes à jamais disparus, détruits ou disséminés… Une catastrophe historique. Rien de moins !

Mais où pensez-vous que l’argent s’en va ? À la Défense, voyons donc !

Radio-Canada à Montréal, là où j’ai fait mes débuts professionnels et radiophoniques, il y a bientôt 40 ans ! Parce que j’avais les compétences voulues, dans un ensemble vocal professionnel a capella, dirigé par Jean-François Sénart. Des années extraordinaires et qui ont été des plus formatrices.
Là où j’ai participé à de nombreuses séries où les jeunes pouvaient se faire valoir « Mélodies, En concert… », en solo avec piano ou quatuor à cordes, des émissions désormais révolues.
Le Studio 12…

Les archives où j’ai pu exceptionnellement faire des recherches… tout comme la musicothèque…

Là où j’ai fait mes débuts télévisés dans les populaires émissions de variété. « Mon » cher Jacques Boulanger ! J’ai été privilégiée. Vraiment. Et tant d’autres par la suite ou en parallèle, à Québec, avec Robert Gillet ou autres…
Le Studio 42…

Nous sommes nombreux à pleurer…
Et le carnage ne fait que commencer ?