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L’« Opéra-Chansons » WXYZ… Code secret

Il fera beau ? Qu’à cela ne tienne !

C’est en toute modestie que Les Productions « La Fille de l’Île » vous proposent d’assister à ce spectacle conçu (texte, musique et mise en scène) et interprété par Christine Lemelin.

BAIN MATHIEU
2915, rue Ontario Est, Montréal (Métro Frontenac)

11 et 18 mai 2014 — 16h00
20 mai — 19h00

Contribution volontaire — jumelée à une levée de fonds

Qui n’aime pas se faire conter des histoires ?

Ici, une histoire en chansons. Une mise en abyme. Un « drame » chanté. Et qui dit drame, dit opéra. On aura beau sortir la fille de l’opéra…

Voici enfin la création du spectacle dont la trame principale est parue en format CD sous le titre WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ». Porteur de rêves que ce métier d’artiste, avec toutes les illusions que cela peut susciter, bien malgré soi. Histoire à laquelle lui est opposée une réalité crue, brutale – solitude, isolement, abandon. Or, si on ne peut plus rêver…

En résidence au Bain Mathieu pour préparer la création de son « Opéra-Chansons », Christine Lemelin vous convie à partager le fruit de son exploration : acoustique, sans accompagnateur, sans filet. Bien que celui-ci soit de l’ordre de l’intime et du confidentiel, l’opéra n’est-il pas l’art suprême en art « dramatique » ? À faire rêver plus d’un créateur…

Somme toute, la chanson, et par conséquent l’opéra, est un moyen plus qu’un but : le véhicule du sujet, toujours d’actualité, car « la » réalité ne défie-t-elle pas le passage du temps ?

Plongez ! Mouillez-vous !!!

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Artisanal ?!?

Il y a de ces projets qui, comme fut le mien, sont difficiles à caser dans cette industrie qu’est la chanson. Plutôt que s’obstiner, aussi bien faire comme d’habitude : se débrouiller toute seule !

Pour certains, « artisanal » veut dire « amateur », dans le sens péjoratif du terme. Veut dire aussi « sans le sous », idem.

Pourtant, ce n’est pas d’hier que des productions de qualité soient faites dans des conditions minimales, voire précaires. À plus forte raison depuis l’avènement des nouvelles technologies.

Or, si on veut un produit de qualité, même artisanal, faut s’en donner la peine !

Avoir enregistré mon album chez Planet ne veut pas dire que j’aurais été plus satisfaite que dans mon pseudo « studio-maison ». Ça m’aurait probablement juste coûté plus cher… Pour ce qui est du contrôle du produit final ?!?
Or, j’ai voulu un produit de qualité et pour ça, il a fallu quand même y mettre le prix.

WXYZ… Code secret a été fait en DUO. Avec la précieuse collaboration de Réal Léveillé, au piano, à la programmation et à la réalisation.
Pendant de longs mois, nous avons travaillé avec le plus grand sérieux à faire en sorte que mes chansons soient au mieux représentées musicalement et vocalement.

C’était sans compter les imprévus…

J’ai fait affaire à des professionnels pour le sauvetage d’une chanson-clé de l’album, un problème technique en cours d’enregistrement nous avait échappé. Or, musicalement, la pièce était in-tou-cha-ble ! Une tentative de refaire mon chant ne fut pas fructueuse, je n’arrivais pas à la cheville de ce « moment de grâce ».

En parallèle, un matriçage désastreux – le travail original était à ce point méconnaissable, m’a obligée de prendre une décision majeure : nous allions nous en occuper nous-mêmes ! Avec dépenses à l’avenant…
Cette expérience décevante a pourtant été une leçon extraordinaire qu’aucune université aurait pu me fournir ! J’en suis très reconnaissante d’autant plus que j’avais été dans une très bonne disposition. Ce technicien aimait beaucoup mon matériel et il régnait entre nous une très belle entente et harmonie. J’avais apprécié chaque minute passée avec lui. Précieux !
Déçu, voire insulté, il avait eu beau me reprocher de n’avoir pas fait mes « devoirs », dans la précipitation de ce matriçage, il ne m’avait pas donné le temps ou l’occasion de les avoir faits ni d’avoir du recul sur le produit en cours de travail.
Je n’ai donc pas accepté de le rembourser : je n’ai pas l’habitude de ne pas payer les gens qui travaillent pour moi.  

Ainsi, semaine après semaine, Réal et moi travaillions intensivement à ce mixage. Réal était même arrivé à encore améliorer le sauvetage de cette chanson-clé.
Or, nous étions sur le point de boucler le tout que moi, entêtée, je réécoute encore l’original et je suis persuadée qu’il faut tout reprendre depuis le début !
Et Réal a trouvé LA solution… Et c’est à s’y méprendre !

Ainsi, rien qu’à elle seule, cette pièce m’aura coûté vraiment très cher, mais un entêtement que je considère plus que positif.

Et le temps que nous avons passé ensemble, Réal et moi, le plaisir que nous avons eu à travailler et l’expérience qui en a découlé en vaut largement le prix.

Et je n’ai absolument rien à envier à ces productions, plus léchées, peut-être, mais qui n’ont pas forcément l’âme que nous y avons mis. Et en prime, artistiquement, j’ai eu le plein contrôle de mon « oeuvre ».
Ceci n’a PAS de prix !

Blogue, pas blogue…

Dans un article que j’ai publié l’été dernier intitulé Publicité douce ou « sauvage »?!?, je faisais état de ma grande gêne dans la gestion du marketing culturel, disque et/ou scène. Je n’ai pas changé d’idée. J’y faisais encore référence la semaine dernière dans ma publication Barbara et « moi »…

Quand j’ai accepté de créer ce site-blogue, je ne voyais vraiment pas l’intérêt du volet « blogue », me demandant sérieusement si j’aurais matière à le nourrir. D’ailleurs, j’avais écrit, il y a bientôt 2 ans, à quel point j’ai résisté pour embarquer dans les médias sociaux…
À ma grande surprise, j’ai réussi à nourrir ce site assez régulièrement malgré une présentation toujours en développement.

Récemment, je m’inscrivais en faux concernant la nécessité de poster régulièrement, toutes les semaines, par exemple. Il y avait toujours ce « faut avoir de quoi le nourrir »…
(Il suffit que j’aie l’impression qu’on veuille me pousser pour que j’aie un mouvement de recul – la délinquante-sauvage-rebelle n’est jamais bien loin!)

À ma grande surprise, depuis que j’ai recommencé à travailler sur mon projet d’« Opéra-Chansons », considérant toutes les embûches m’ayant empêchée de me produire plus rapidement suite au lancement de mon album, j’ai tout de même réussi à publier toutes les semaines.
Garderai-je la cadence? Ce n’est pas un objectif.
Car je me demande encore si l’entreprise est si utile…
Publier pour publier ne vaut pas la peine. Et là, ça peut devenir facilement de la publicité sauvage…

Comme « je ne veux pas vous perdre »*…

* extrait de « Valentin », chanson faisant partie de la suite…
Code secret, le « bien nommé »!!!

(Le lien « 2 ans » n’est pas disponible mais a été publié le 26-12-11 sous le titre « L’art de perdre ses amis sur FB – Je m’en occupe. Désolée pour le contre-temps. Merci. CL)

Barbara et « moi »…

Étonnamment, le rapport que j’ai avec Barbara est plutôt récent.
Ma jeunesse, côté chanson française, a été bercée par le yé-yé et, parallèlement, plus particulièrement par Petula Clark, Nana Mouskouri et Frida Boccara, et en passant, tout de même, par Monic Leyrac – dans son formidable répertoire et sa façon bien personnelle de le faire connaître – !
À cette époque, j’avais encore développé peu d’affinités avec les Serge Reggiani, Léo Ferré, George Moustaki et Barbara, justement. Je trouvais qu’elle avait des tics musicaux et j’étais quelque peu étourdie par ses textes longs et denses.
Je lui ai donc préféré Serge Lama…
Il m’a fallu un long détour en chant classique et opéra pour me faire les dents sur la poésie classique et le théâtre. C’est là que j’ai réalisé – pour enfin apprécier – à ce point l’importance du texte afin de devenir excellent-e interprète.
Cette découverte est à la source de ma chanson Hymn’Mortels, que l’on retrouve sur mon album WZYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».

Et Barbara, là-dedans ?
Comme la genèse de mon projet d’« Opéra-Chansons » ne date pas d’hier, pendant sa longue pré-production j’ai eu à faire entendre ici et là l’ensemble du programme, c’est-à-dire également les chansons qui ne sont pas incluses dans l’album-cd mais qui seront au spectacle-tour de chant.
C’est ainsi que mon ami P. B. me parle de Barbara, particulièrement le répertoire qu’elle chantait avant de se mettre à écrire, un répertoire de chansons anciennes et quelque peu loufoques.
Bon. J’écoute. En effet, ça me fait penser à Marie Dubas et c’est un répertoire que j’aime beaucoup puisque fantaisiste.
Puis, mon ami insiste également pour me faire comprendre que mes chansons sont dans le même esprit que celles qu’aura écrites Barbara tout au long de sa carrière. Ah ! bon ?
Je me mets à « l’ouvrage ». J’écoute. Tant qu’à écouter, lisons.
J’épluche donc à peu près tout ce qui a été publié sur elle, par elle également.
J’ai été soufflée par les nombreux rapprochements !
Je ne suis pas juive, je n’ai pas connu la guère et mon père ne m’a pas violée. Par contre, le contexte, l’intimité et ses nombreuses guerres, conter des histoires, parler de la douleur, même avec drôlerie.
Bien entendu, je n’ai pas son talent. Je me suis mise bien tard à l’écriture…
Ainsi, lors de la post-production, j’ai eu la chance d’assister au spectacle que la comédienne Marie-Thérèse Fortin avait monté avec le pianiste de jazz Yves Léveillé sur Barbara. Une redécouverte de l’oeuvre. De fabuleux arrangements qui lui donnait une perspective nouvelle.
Quand vint la chanson Il pleut sur Nantes, j’ai pleuré… La relation avec mon paternel n’ayant pas été des plus simples…

Mais, parmi ces rapprochements, il y en avait un qui était tout de même fort étonnant : la place du piano sur la scène…
Dans mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra, le piano était placé clavier côté cour ! Pourquoi ? Comme ça. Pour faire différent !

On dit de mes chansons qu’elles sont hors norme. Celles de Barbara ne l’étaient-elles pas à l’époque ? Ça ne l’a pas empêchée d’avoir un succès foudroyant.
Elle était jeune. Ça aide. Je ne le suis plus…
Elle a pu fréquenter un milieu pour faire croître son talent et qu’il soit reconnu. Moi, pas…

Loin de moi vouloir me comparer à elle. Ce serait présomptueux.
Quand il y a urgence d’écrire, on le fait d’abord pour soi. J’ai mis des années avant d’avoir le courage de les publier. Parce qu’intimes.
Orienter un marketing sur l’intime peut être vulgaire. C’est probablement pourquoi je suis si frileuse à la marchandisation à outrance.
Ainsi, du moment qu’on décide de publier, toucher les gens devrait pouvoir en devenir le but ultime.

Et enfin, qui n’aime pas se faire conter des histoires ?

Et maintenant…

Et maintenant ?
En rétrospective, après le lancement de WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons »j’avais commencé un travail d’ordre technique sur la préparation de la version spectacle/tour de chant. Interrompu pour les raisons citées dans les 3 épisodes de C’est là où j’ai dû m’arrêter.

En parallèle, j’administrais, à toute fin pratique seule, un OBNL du nom de Productions « La Fille de l’Île », créé principalement pour soutenir mes projets qui marient habilement le répertoire de mélodie classique – française notamment – (et non d’opéra !) et le théâtre.
Or, le 2 décembre 2012, autre tuile : survint le décès subit d’un de mes administrateurs ! Trois administrateurs minimum oblige : urgence de remplacer. Ce n’est déjà pas évident. Tant qu’à y être, aussi bien repartir à neuf.
Ce qui fut fait, il y a 2 jours, soit le 24 septembre dernier. Merci à mes nouveaux partenaires Lucie Mayer et Philippe Bocher de se prêter à l’aventure.

Parce que mon projet étant, par certains, considéré comme marginal, hors norme, plus théâtral que chansonnier – pourtant, les 2 ne sont pas si incompatibles, quand on pense à Brel – embrassant également tout autant le jazz et la musique classique, il n’est donc pas impossible que le projet soit produit par l’intermédiaire de cet OBNL.

Depuis maintenant quelques semaines, je me suis affairée de nouveau sur la préparation technique de cet « Opéra-Chansons ». Un grand défi technologique m’attend !

Comme ça fait déjà longtemps que sur papier ce spectacle/tour de chant est prêt, vous n’avez pas idée comme j’ai hâte !

Et avoir maintenant une équipe de base pour me soutenir, m’appuyer, me donne des ailes !

Merci de me suivre à votre tour.

C’est là où (…) 2e épisode

12 septembre 2013

Il est bien légitime de se demander pourquoi un projet peut être si long à naître. Voici la suite:

Nous sommes donc à l’automne 2011. Ma vie ayant été fort intense pour en arriver à ce lancement-web de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons », ça m’aura pris 2 bons mois pour me relever de cette « première mauvaise nouvelle » évoquée au précédent épisode.

Je me prends donc en mains, tant bien que mal, pour faire seule ce suivi alors que je ne suis pas très douée pour faire des guili-guilis auprès des « personnalités » du monde des médias afin qu’on daigne bien s’intéresser à mon travail. Certains d’entre eux manifestent un égo à satisfaire souvent bien plus grand que nous, artistes, qui évoquons à profusion le « j’ai besoin qu’on m’aime! »…

Or, le 21 novembre 2011, 2e mauvaise nouvelle: mon propriétaire, par l’entremise de sa gestionnaire, m’apprend qu’il a l’intention de reprendre notre logement! J’ai été envahie d’un trouble immense…
Nous avons bien compris que c’est une de ces entourloupettes. Nous contestons auprès de la Régie du logement, car nous ne croyons pas à leur histoire. Une job, que d’entreprendre une telle démarche! Du temps plein.
Décision rendue le 1er juin: nous devons quitter notre logement le 30… Catastrophe!
Ça nous met dans une situation très compliquée et épuisante. Gros déménagement, grosses dépenses (entre autres le piano doit sortir avec l’aide d’une grue).
Pas le temps ni les moyens de craquer…
Alimentaire oblige…

Je croyais bien me remettre à la tâche – suivi d’album et préparation du spectacle – dès janvier 2013.

Suite et fin:  3e épisode…

C’est là où j’ai dû m’arrêter…

5 septembre 2013

25 août 2011: lancement-web de mon album à compte d’auteur WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Le 1er août précédent: décès de mon père. Funérailles le 6…
Jusque-là, depuis le début de la production, février 2010, je partageais mon temps entre travail alimentaire et enregistrement-mixage-matriçage puis post-production de l’album.
À compte d’auteur veut dire de sa propre poche. Sans subvention aucune.
Il m’avait déjà pris de nombreuses années pour avoir enfin le courage de le mettre à jour, cet album
Il m’aura fallu cette chanson – que je dirai « chanson-phare », Elle s’appelle « Personne »…, pour enfin réaliser que j’avais maintenant tout ce qu’il faut pour aboutir, chanson qui me définit le mieux et qui était toute désignée pour ouvrir l’album.
Lancement-web pour à peu près les mêmes raisons que le « à compte d’auteur », ce fut un sprint allucinant pour arriver « à l’heure »!
Puis, première mauvaise nouvelle: (pour être polie) « avortement » du suivi de l’album; laissée, trop tôt, seule à moi-même pour la suite des choses…

À suivre…

En rappel:
1) La fille de l’île:
(parce que chantée aux funérailles de papa – voir publications)

2) Elle s’appelle « Personne »…:
(cette chanson-phare de l’album)

Chanson des aurores?

Ce matin, pour faire coïncider la dernière émission de C’est bien meilleur le matin avec le 2e anniversaire du lancement-web de mon album à compte d’auteur WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons » (25 août),
Considérant que rien ne laisse supposer que ce concept soit reconduit dans la nouvelle édition du matin,
J’ai pris l’initiative de proposer à l’équipe 2 de mes chansons – Je voudrais être un chat… et Le Cadeau.
Vu la grande demande, on m’apprend qu’il y aura tirage au sort…
« Prions! » 🙂

Première vente en France!

Pas la seule copie qui circule en France,
mais certainement ma 1ère vente,
En Bretagne!!!
Merci Marcella 😉

Bonne écoute.

Le syndrome de l’imposteur, vous connaissez?

Je connais mon « produit » et reconnais à quel point ce que j’ai écrit est personnel, dramatique et hors-norme pour une « oeuvre » chansonnière.

Oui, cet album se vend au compte-gouttes;
Non, cet album, sauf chez quelques disquaires indépendants, ne se retrouve pas en magasin;
Oui, cet album ne tourne pas parce que je n’ai pas eu l’équipe qu’il faut pour le mousser;
Oui, cet album, vous pouvez me le commander personnellement;
Oui, vous pouvez le commenter selon votre bon vouloir.

Oui, chaque fois que je lis ceci:
« Ma belle amie Christine a la voix envoûtante, collée, on ne peut plus intrinsèque, à sa personnalité. Qu’on le veuille ou non, au bout de cette écoute, on en sort transformés. Bravo et merci, mon amie! » Lucie Mayer, 31 juillet 2013
ou entends:
« Quel baume, que c’est rafraîchissant. Même si dramatique. Quelle voix! » Julie Côté, auteure, 29 juillet 2013
Oui, chaque fois, j’ai l’impression de rêver, que ça ne s’adresse pas à moi…

Ce sont tous ces commentaires qui, malgré le temps qui s’écoule avec moultes embuches malgré moi depuis la sortie de cet album – l’âge aidant !, me font tenir bon pour vous présenter un de ces jours, même fauchée, ce spectacle que je nourris depuis…

À bientôt !