BRAVO à Dany Laferrière:
il est devenu un IMMORTEL !
Hymn’Mortels, pièce #9 de mon album,
un hommage aux grands poètes et compositeurs que j’ai chantés…
BRAVO à Dany Laferrière:
il est devenu un IMMORTEL !
Hymn’Mortels, pièce #9 de mon album,
un hommage aux grands poètes et compositeurs que j’ai chantés…
Dit drame…
Dit aussi histoire.
La vôtre, peut-être…
Qui dit opéra, dit aussi longueur de temps !
Wagner : 5 à 6 heures
Carmen/Bizet : au moins 3 heures…
Un opéra propose plusieurs personnages et habituellement des choeurs. Rarement ne chantent-ils longtemps à la fois, sauf exception.
J’ai fait mon minutage :
95 minutes (ca.)
Une oeuvre solo…
On a beau sortir la chanteuse de l’opéra, il est plus difficile de sortir l’opéra de la chanteuse !
La préparation de ce spectacle-tour de chant va bon train.
À suivre…
Il y a de ces projets qui, comme fut le mien, sont difficiles à caser dans cette industrie qu’est la chanson. Plutôt que s’obstiner, aussi bien faire comme d’habitude : se débrouiller toute seule !
Pour certains, « artisanal » veut dire « amateur », dans le sens péjoratif du terme. Veut dire aussi « sans le sous », idem.
Pourtant, ce n’est pas d’hier que des productions de qualité soient faites dans des conditions minimales, voire précaires. À plus forte raison depuis l’avènement des nouvelles technologies.
Or, si on veut un produit de qualité, même artisanal, faut s’en donner la peine !
Avoir enregistré mon album chez Planet ne veut pas dire que j’aurais été plus satisfaite que dans mon pseudo « studio-maison ». Ça m’aurait probablement juste coûté plus cher… Pour ce qui est du contrôle du produit final ?!?
Or, j’ai voulu un produit de qualité et pour ça, il a fallu quand même y mettre le prix.
WXYZ… Code secret a été fait en DUO. Avec la précieuse collaboration de Réal Léveillé, au piano, à la programmation et à la réalisation.
Pendant de longs mois, nous avons travaillé avec le plus grand sérieux à faire en sorte que mes chansons soient au mieux représentées musicalement et vocalement.
C’était sans compter les imprévus…
J’ai fait affaire à des professionnels pour le sauvetage d’une chanson-clé de l’album, un problème technique en cours d’enregistrement nous avait échappé. Or, musicalement, la pièce était in-tou-cha-ble ! Une tentative de refaire mon chant ne fut pas fructueuse, je n’arrivais pas à la cheville de ce « moment de grâce ».
En parallèle, un matriçage désastreux – le travail original était à ce point méconnaissable, m’a obligée de prendre une décision majeure : nous allions nous en occuper nous-mêmes ! Avec dépenses à l’avenant…
Cette expérience décevante a pourtant été une leçon extraordinaire qu’aucune université aurait pu me fournir ! J’en suis très reconnaissante d’autant plus que j’avais été dans une très bonne disposition. Ce technicien aimait beaucoup mon matériel et il régnait entre nous une très belle entente et harmonie. J’avais apprécié chaque minute passée avec lui. Précieux !
Déçu, voire insulté, il avait eu beau me reprocher de n’avoir pas fait mes « devoirs », dans la précipitation de ce matriçage, il ne m’avait pas donné le temps ou l’occasion de les avoir faits ni d’avoir du recul sur le produit en cours de travail.
Je n’ai donc pas accepté de le rembourser : je n’ai pas l’habitude de ne pas payer les gens qui travaillent pour moi.
Ainsi, semaine après semaine, Réal et moi travaillions intensivement à ce mixage. Réal était même arrivé à encore améliorer le sauvetage de cette chanson-clé.
Or, nous étions sur le point de boucler le tout que moi, entêtée, je réécoute encore l’original et je suis persuadée qu’il faut tout reprendre depuis le début !
Et Réal a trouvé LA solution… Et c’est à s’y méprendre !
Ainsi, rien qu’à elle seule, cette pièce m’aura coûté vraiment très cher, mais un entêtement que je considère plus que positif.
Et le temps que nous avons passé ensemble, Réal et moi, le plaisir que nous avons eu à travailler et l’expérience qui en a découlé en vaut largement le prix.
Et je n’ai absolument rien à envier à ces productions, plus léchées, peut-être, mais qui n’ont pas forcément l’âme que nous y avons mis. Et en prime, artistiquement, j’ai eu le plein contrôle de mon « oeuvre ».
Ceci n’a PAS de prix !
… ça va trrrrrrès bien !
Pour qui me connaît depuis longtemps, n’a pas eu l’habitude d’entendre ces 4 mots (même seulement 3) sortir de ma bouche (faut bien que ça change un jour…) – ici, je les partage par écrit…
C’est long, mais ça avance.
À petits pas.
Malgré certaines complications…
La fabrication de mon « accessoire fétiche » va bon train et j’ai pu prendre contact avec « ma » salle de répétition pour d’abord y travailler la mémorisation des chansons.
Car, après 2 ans, c’est loin dans la caboche. J’ai des chansons supplémentaires à l’album, comme je l’ai déjà mentionné, et, comme je n’ai pas fait dans la facilité, côté musical et rythmique (j’ai plusieurs chansons de type « chanson perpétuelle », ce qui complique là où on est rendu)…
N’empêche, plus une musique est difficile, plus elle devient facile à apprendre parce qu’on y met plus d’attention, de concentration qu’à une ritournelle « ordinaire ».
Attendre, languir. Tel fut mon lot suffisamment longtemps pour que ça puisse avoir une fin !
Comme vous le savez maintenant, je me prédispose à me placer en « mode solutions » autant que faire se peut. Étrangement, c’est tout de même par le biais de Facebook que les choses arrivent !
Ainsi, c’est par cette voie-là que 2 de mes « vieux/vieille » ami-e-s m’ont retrouvée et qui vont participer à la réalisation de la version scénique de mon « Opéra-Chansons ».
À commencer par Claude Frenette, compositeur, mais en tant que, disons, « technicien à la mise en ondes » de l’accompagnement sur lequel je travaille depuis de nombreuses semaines.
Puis, il y a Suzanne Maurice, laquelle m’a rappelée avoir, « jadis », confectionné un accessoire « maman-lapin » pour la dernière version de mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra.
Pourquoi ce titre « Les mains à la pâte » ?
Parce que, premièrement, au lieu d’attendre après tout un chacun pour m’aider dans ma tâche, j’ai fini par réussir à travailler seule sur la réalisation musicale de mon projet dans sa version scénique. Et je suis très fière de moi.
Pour y arriver, grâce à la Spacq, j’ai eu l’opportunité d’avoir un coaching-rafraîchissement de mon logiciel de studio LogicPro avec le compositeur-formateur Louis Babin.
Ensuite, côté scénographie, même chose. J’ai commencé à rassembler ce dont j’avais besoin pour réaliser le concept de mon « accessoire fétiche » jusqu’à ce que je réalise que mon amie Suzanne est une artiste et pourrait peut-être m’aider à sa confection. Nous avons donc commencé à procéder cette semaine.
En plus d’être une chanteuse-interprète, je suis devenue, à mon « insu », auteur-compositeur-arrangeur-réalisatrice-productrice. Également scénographe-metteur-en-scène-scénariste. Une « femme-orchestre », quoi !
Comme je ne suis pas la première ni la seule, ce n’est peut-être pas si extraordinaire mais, pour moi, qui part de rien et de nulle part (re: Elle s’appelle « Personne »…), ça l’est dangereusement ! Ça procure un merveilleux sentiment de satisfaction.
Cependant, un défi de taille m’attend au détour…
Voici quelques photos à l’appui, sans toutefois révéler le « pot aux roses ». Code secret oblige…
Années sombres : Code secret.
Trou noir au bout du tunnel.
Qui dit opéra, dit drame…
« Mode solutions » : état d’esprit nouveau.
Douceur et patience obligent,
Temps précieux pour soi.
Émergence du remous,
De la fange, du brouillard.
La vie veut se faire plus douce.
Tu tiens enfin le « projet d’une vie »,
Le projet de « ta » vie ?
Elle, la vie,
Toujours là,
La gueuse,
Prête à te défier,
Te provoquer :
Te distraire de toi-même,
Te distraire de ton état d’esprit,
Du centre de ton être.
Mal lui en prit :
Mode solutions !
Insomnie ? Eureka !
Après des mois,
Une clé se livre.
Un « incontournable »
Pour cet « Opéra-Chansons ».
Code secret oblige,
Voici tout de même,
En partie,
Le résultat de ce
« Mode solutions » !
Faudra venir au spectacle
Pour constater le résultat…
😉
© Christine Lemelin, 30-10-2013
Dans un article que j’ai publié l’été dernier intitulé Publicité douce ou « sauvage »?!?, je faisais état de ma grande gêne dans la gestion du marketing culturel, disque et/ou scène. Je n’ai pas changé d’idée. J’y faisais encore référence la semaine dernière dans ma publication Barbara et « moi »…
Quand j’ai accepté de créer ce site-blogue, je ne voyais vraiment pas l’intérêt du volet « blogue », me demandant sérieusement si j’aurais matière à le nourrir. D’ailleurs, j’avais écrit, il y a bientôt 2 ans, à quel point j’ai résisté pour embarquer dans les médias sociaux…
À ma grande surprise, j’ai réussi à nourrir ce site assez régulièrement malgré une présentation toujours en développement.
Récemment, je m’inscrivais en faux concernant la nécessité de poster régulièrement, toutes les semaines, par exemple. Il y avait toujours ce « faut avoir de quoi le nourrir »…
(Il suffit que j’aie l’impression qu’on veuille me pousser pour que j’aie un mouvement de recul – la délinquante-sauvage-rebelle n’est jamais bien loin!)
À ma grande surprise, depuis que j’ai recommencé à travailler sur mon projet d’« Opéra-Chansons », considérant toutes les embûches m’ayant empêchée de me produire plus rapidement suite au lancement de mon album, j’ai tout de même réussi à publier toutes les semaines.
Garderai-je la cadence? Ce n’est pas un objectif.
Car je me demande encore si l’entreprise est si utile…
Publier pour publier ne vaut pas la peine. Et là, ça peut devenir facilement de la publicité sauvage…
Comme « je ne veux pas vous perdre »*…
* extrait de « Valentin », chanson faisant partie de la suite…
Code secret, le « bien nommé »!!!
(Le lien « 2 ans » n’est pas disponible mais a été publié le 26-12-11 sous le titre « L’art de perdre ses amis sur FB – Je m’en occupe. Désolée pour le contre-temps. Merci. CL)
Étonnamment, le rapport que j’ai avec Barbara est plutôt récent.
Ma jeunesse, côté chanson française, a été bercée par le yé-yé et, parallèlement, plus particulièrement par Petula Clark, Nana Mouskouri et Frida Boccara, et en passant, tout de même, par Monic Leyrac – dans son formidable répertoire et sa façon bien personnelle de le faire connaître – !
À cette époque, j’avais encore développé peu d’affinités avec les Serge Reggiani, Léo Ferré, George Moustaki et Barbara, justement. Je trouvais qu’elle avait des tics musicaux et j’étais quelque peu étourdie par ses textes longs et denses.
Je lui ai donc préféré Serge Lama…
Il m’a fallu un long détour en chant classique et opéra pour me faire les dents sur la poésie classique et le théâtre. C’est là que j’ai réalisé – pour enfin apprécier – à ce point l’importance du texte afin de devenir excellent-e interprète.
Cette découverte est à la source de ma chanson Hymn’Mortels, que l’on retrouve sur mon album WZYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Et Barbara, là-dedans ?
Comme la genèse de mon projet d’« Opéra-Chansons » ne date pas d’hier, pendant sa longue pré-production j’ai eu à faire entendre ici et là l’ensemble du programme, c’est-à-dire également les chansons qui ne sont pas incluses dans l’album-cd mais qui seront au spectacle-tour de chant.
C’est ainsi que mon ami P. B. me parle de Barbara, particulièrement le répertoire qu’elle chantait avant de se mettre à écrire, un répertoire de chansons anciennes et quelque peu loufoques.
Bon. J’écoute. En effet, ça me fait penser à Marie Dubas et c’est un répertoire que j’aime beaucoup puisque fantaisiste.
Puis, mon ami insiste également pour me faire comprendre que mes chansons sont dans le même esprit que celles qu’aura écrites Barbara tout au long de sa carrière. Ah ! bon ?
Je me mets à « l’ouvrage ». J’écoute. Tant qu’à écouter, lisons.
J’épluche donc à peu près tout ce qui a été publié sur elle, par elle également.
J’ai été soufflée par les nombreux rapprochements !
Je ne suis pas juive, je n’ai pas connu la guère et mon père ne m’a pas violée. Par contre, le contexte, l’intimité et ses nombreuses guerres, conter des histoires, parler de la douleur, même avec drôlerie.
Bien entendu, je n’ai pas son talent. Je me suis mise bien tard à l’écriture…
Ainsi, lors de la post-production, j’ai eu la chance d’assister au spectacle que la comédienne Marie-Thérèse Fortin avait monté avec le pianiste de jazz Yves Léveillé sur Barbara. Une redécouverte de l’oeuvre. De fabuleux arrangements qui lui donnait une perspective nouvelle.
Quand vint la chanson Il pleut sur Nantes, j’ai pleuré… La relation avec mon paternel n’ayant pas été des plus simples…
Mais, parmi ces rapprochements, il y en avait un qui était tout de même fort étonnant : la place du piano sur la scène…
Dans mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra, le piano était placé clavier côté cour ! Pourquoi ? Comme ça. Pour faire différent !
On dit de mes chansons qu’elles sont hors norme. Celles de Barbara ne l’étaient-elles pas à l’époque ? Ça ne l’a pas empêchée d’avoir un succès foudroyant.
Elle était jeune. Ça aide. Je ne le suis plus…
Elle a pu fréquenter un milieu pour faire croître son talent et qu’il soit reconnu. Moi, pas…
Loin de moi vouloir me comparer à elle. Ce serait présomptueux.
Quand il y a urgence d’écrire, on le fait d’abord pour soi. J’ai mis des années avant d’avoir le courage de les publier. Parce qu’intimes.
Orienter un marketing sur l’intime peut être vulgaire. C’est probablement pourquoi je suis si frileuse à la marchandisation à outrance.
Ainsi, du moment qu’on décide de publier, toucher les gens devrait pouvoir en devenir le but ultime.
Et enfin, qui n’aime pas se faire conter des histoires ?
En ces temps de doute religieux;
En ces temps de quête spirituelle;
En ces temps de défection des églises;
En ces temps d’abandon de rituels;
Entre vous et moi,
Aucun crématorium ne peut rivaliser avec une église
Quand vient le temps du recueillement,
Quand vient le temps de dire adieu à ceux qu’on aime.
Et il y a de ces lieux saints qui, mieux que d’autres,
Ont l’instrument de Dieu par excellence,
Une cloche, une vraie,
Câbles toujours tirés à mains d’homme.
Une cloche d’église ne sonne jamais pour rien…
Permettez que je vous fasse entendre le plus beau des tintements,
Le glas.
Pas n’importe lequel:
Un glas patrimonial,
Celui où j’ai été baptisée,
Celui de l’église de Sainte-Famille,
En l’Île d’Orléans.
Émouvant parce que doublement personnel:
Ce glas était pour mon père.
Désolée pour les bruits « parasites »,
Ils sont la vie,
La vie qui côtoie celle qui s’est éteinte.
Par un concours de circonstances, je partais à la recherche de Miss Nippon 1988. Ce que je racontais dans l’article Keiko Ibi, Miss Nippon 1988. Le lendemain, je trouvais un article à son propos, Documenting the Golden Years, et que j’ai relaté dans Je l’ai trouvée!!! Nous étions début mai.
Aujourd’hui, 1er octobre, bien que le résultat ne soit pas nécessairement positif, j’ai tout de même reçu une réponse de l’auteure de l’article Documenting the Golden Years, Sophia Harvey.
Et là, via SoundCloud, je lis une note que je n’avais pas encore lue… venant du compositeur de la trame sonore de son film The Personals, john califra. Elle serait peut-être au Texas, maintenant!!!
On aura beau dire, ça fait son chemin.
Pour ce genre de choses, je dois avouer que je suis plutôt « mardeuse », comme on dit!
Qui sait…
La voici telle que je l’ai connue: