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Artisanal ?!?

Il y a de ces projets qui, comme fut le mien, sont difficiles à caser dans cette industrie qu’est la chanson. Plutôt que s’obstiner, aussi bien faire comme d’habitude : se débrouiller toute seule !

Pour certains, « artisanal » veut dire « amateur », dans le sens péjoratif du terme. Veut dire aussi « sans le sous », idem.

Pourtant, ce n’est pas d’hier que des productions de qualité soient faites dans des conditions minimales, voire précaires. À plus forte raison depuis l’avènement des nouvelles technologies.

Or, si on veut un produit de qualité, même artisanal, faut s’en donner la peine !

Avoir enregistré mon album chez Planet ne veut pas dire que j’aurais été plus satisfaite que dans mon pseudo « studio-maison ». Ça m’aurait probablement juste coûté plus cher… Pour ce qui est du contrôle du produit final ?!?
Or, j’ai voulu un produit de qualité et pour ça, il a fallu quand même y mettre le prix.

WXYZ… Code secret a été fait en DUO. Avec la précieuse collaboration de Réal Léveillé, au piano, à la programmation et à la réalisation.
Pendant de longs mois, nous avons travaillé avec le plus grand sérieux à faire en sorte que mes chansons soient au mieux représentées musicalement et vocalement.

C’était sans compter les imprévus…

J’ai fait affaire à des professionnels pour le sauvetage d’une chanson-clé de l’album, un problème technique en cours d’enregistrement nous avait échappé. Or, musicalement, la pièce était in-tou-cha-ble ! Une tentative de refaire mon chant ne fut pas fructueuse, je n’arrivais pas à la cheville de ce « moment de grâce ».

En parallèle, un matriçage désastreux – le travail original était à ce point méconnaissable, m’a obligée de prendre une décision majeure : nous allions nous en occuper nous-mêmes ! Avec dépenses à l’avenant…
Cette expérience décevante a pourtant été une leçon extraordinaire qu’aucune université aurait pu me fournir ! J’en suis très reconnaissante d’autant plus que j’avais été dans une très bonne disposition. Ce technicien aimait beaucoup mon matériel et il régnait entre nous une très belle entente et harmonie. J’avais apprécié chaque minute passée avec lui. Précieux !
Déçu, voire insulté, il avait eu beau me reprocher de n’avoir pas fait mes « devoirs », dans la précipitation de ce matriçage, il ne m’avait pas donné le temps ou l’occasion de les avoir faits ni d’avoir du recul sur le produit en cours de travail.
Je n’ai donc pas accepté de le rembourser : je n’ai pas l’habitude de ne pas payer les gens qui travaillent pour moi.  

Ainsi, semaine après semaine, Réal et moi travaillions intensivement à ce mixage. Réal était même arrivé à encore améliorer le sauvetage de cette chanson-clé.
Or, nous étions sur le point de boucler le tout que moi, entêtée, je réécoute encore l’original et je suis persuadée qu’il faut tout reprendre depuis le début !
Et Réal a trouvé LA solution… Et c’est à s’y méprendre !

Ainsi, rien qu’à elle seule, cette pièce m’aura coûté vraiment très cher, mais un entêtement que je considère plus que positif.

Et le temps que nous avons passé ensemble, Réal et moi, le plaisir que nous avons eu à travailler et l’expérience qui en a découlé en vaut largement le prix.

Et je n’ai absolument rien à envier à ces productions, plus léchées, peut-être, mais qui n’ont pas forcément l’âme que nous y avons mis. Et en prime, artistiquement, j’ai eu le plein contrôle de mon « oeuvre ».
Ceci n’a PAS de prix !

C’est long, trrrrrès long, mais…

… ça va trrrrrrès bien !

Pour qui me connaît depuis longtemps, n’a pas eu l’habitude d’entendre ces 4 mots (même seulement 3) sortir de ma bouche (faut bien que ça change un jour…) – ici, je les partage par écrit…

C’est long, mais ça avance.
À petits pas.
Malgré certaines complications…

La fabrication de mon « accessoire fétiche » va bon train et j’ai pu prendre contact avec « ma » salle de répétition pour d’abord y travailler la mémorisation des chansons.
Car, après 2 ans, c’est loin dans la caboche. J’ai des chansons supplémentaires à l’album, comme je l’ai déjà mentionné, et, comme je n’ai pas fait dans la facilité, côté musical et rythmique (j’ai plusieurs chansons de type « chanson perpétuelle », ce qui complique là où on est rendu)…
N’empêche, plus une musique est difficile, plus elle devient facile à apprendre parce qu’on y met plus d’attention, de concentration qu’à une ritournelle « ordinaire ».

Vive la simplicité ! Mais la simplicité, c’est pas simple…
BM_usine_rêve

Les mains à la pâte !

Attendre, languir. Tel fut mon lot suffisamment longtemps pour que ça puisse avoir une fin !

Comme vous le savez maintenant, je me prédispose à me placer en « mode solutions » autant que faire se peut. Étrangement, c’est tout de même par le biais de Facebook que les choses arrivent !

Ainsi, c’est par cette voie-là que 2 de mes « vieux/vieille » ami-e-s m’ont retrouvée et qui vont participer à la réalisation de la version scénique de mon « Opéra-Chansons ».

À commencer par Claude Frenette, compositeur, mais en tant que, disons, « technicien à la mise en ondes » de l’accompagnement sur lequel je travaille depuis de nombreuses semaines.

Puis, il y a Suzanne Maurice, laquelle m’a rappelée avoir, « jadis », confectionné un accessoire « maman-lapin » pour la dernière version de mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra.

Pourquoi ce titre « Les mains à la pâte » ?
Parce que, premièrement, au lieu d’attendre après tout un chacun pour m’aider dans ma tâche, j’ai fini par réussir à travailler seule sur la réalisation musicale de mon projet dans sa version scénique. Et je suis très fière de moi.
Pour y arriver, grâce à la Spacq, j’ai eu l’opportunité d’avoir un coaching-rafraîchissement de mon logiciel de studio LogicPro avec le compositeur-formateur Louis Babin.
Ensuite, côté scénographie, même chose. J’ai commencé à rassembler ce dont j’avais besoin pour réaliser le concept de mon « accessoire fétiche » jusqu’à ce que je réalise que mon amie Suzanne est une artiste et pourrait peut-être m’aider à sa confection. Nous avons donc commencé à procéder cette semaine.

En plus d’être une chanteuse-interprète, je suis devenue, à mon « insu », auteur-compositeur-arrangeur-réalisatrice-productrice. Également scénographe-metteur-en-scène-scénariste. Une « femme-orchestre », quoi !

Comme je ne suis pas la première ni la seule, ce n’est peut-être pas si extraordinaire mais, pour moi, qui part de rien et de nulle part (re: Elle s’appelle « Personne »…), ça l’est dangereusement ! Ça procure un merveilleux sentiment de satisfaction.

Cependant, un défi de taille m’attend au détour…


Voici quelques photos à l’appui, sans toutefois révéler le « pot aux roses ». Code secret oblige…

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En mode solutions…

Années sombres : Code secret.
Trou noir au bout du tunnel.
Qui dit opéra, dit drame…

« Mode solutions » : état d’esprit nouveau.
Douceur et patience obligent,
Temps précieux pour soi.

Émergence du remous,
De la fange, du brouillard.
La vie veut se faire plus douce.
Tu tiens enfin le « projet d’une vie »,
Le projet de « ta » vie ?

Elle, la vie,
Toujours là,
La gueuse,
Prête à te défier,
Te provoquer :
Te distraire de toi-même,
Te distraire de ton état d’esprit,
Du centre de ton être.

Mal lui en prit :
Mode solutions !
Insomnie ? Eureka !
Après des mois,
Une clé se livre.
Un « incontournable »
Pour cet « Opéra-Chansons ».

Code secret oblige,
Voici tout de même,
En partie,
Le résultat de ce
« Mode solutions » !

Faudra venir au spectacle
Pour constater le résultat…
😉

© Christine Lemelin, 30-10-2013

En vue de...

En vue de…

Blogue, pas blogue…

Dans un article que j’ai publié l’été dernier intitulé Publicité douce ou « sauvage »?!?, je faisais état de ma grande gêne dans la gestion du marketing culturel, disque et/ou scène. Je n’ai pas changé d’idée. J’y faisais encore référence la semaine dernière dans ma publication Barbara et « moi »…

Quand j’ai accepté de créer ce site-blogue, je ne voyais vraiment pas l’intérêt du volet « blogue », me demandant sérieusement si j’aurais matière à le nourrir. D’ailleurs, j’avais écrit, il y a bientôt 2 ans, à quel point j’ai résisté pour embarquer dans les médias sociaux…
À ma grande surprise, j’ai réussi à nourrir ce site assez régulièrement malgré une présentation toujours en développement.

Récemment, je m’inscrivais en faux concernant la nécessité de poster régulièrement, toutes les semaines, par exemple. Il y avait toujours ce « faut avoir de quoi le nourrir »…
(Il suffit que j’aie l’impression qu’on veuille me pousser pour que j’aie un mouvement de recul – la délinquante-sauvage-rebelle n’est jamais bien loin!)

À ma grande surprise, depuis que j’ai recommencé à travailler sur mon projet d’« Opéra-Chansons », considérant toutes les embûches m’ayant empêchée de me produire plus rapidement suite au lancement de mon album, j’ai tout de même réussi à publier toutes les semaines.
Garderai-je la cadence? Ce n’est pas un objectif.
Car je me demande encore si l’entreprise est si utile…
Publier pour publier ne vaut pas la peine. Et là, ça peut devenir facilement de la publicité sauvage…

Comme « je ne veux pas vous perdre »*…

* extrait de « Valentin », chanson faisant partie de la suite…
Code secret, le « bien nommé »!!!

(Le lien « 2 ans » n’est pas disponible mais a été publié le 26-12-11 sous le titre « L’art de perdre ses amis sur FB – Je m’en occupe. Désolée pour le contre-temps. Merci. CL)

Barbara et « moi »…

Étonnamment, le rapport que j’ai avec Barbara est plutôt récent.
Ma jeunesse, côté chanson française, a été bercée par le yé-yé et, parallèlement, plus particulièrement par Petula Clark, Nana Mouskouri et Frida Boccara, et en passant, tout de même, par Monic Leyrac – dans son formidable répertoire et sa façon bien personnelle de le faire connaître – !
À cette époque, j’avais encore développé peu d’affinités avec les Serge Reggiani, Léo Ferré, George Moustaki et Barbara, justement. Je trouvais qu’elle avait des tics musicaux et j’étais quelque peu étourdie par ses textes longs et denses.
Je lui ai donc préféré Serge Lama…
Il m’a fallu un long détour en chant classique et opéra pour me faire les dents sur la poésie classique et le théâtre. C’est là que j’ai réalisé – pour enfin apprécier – à ce point l’importance du texte afin de devenir excellent-e interprète.
Cette découverte est à la source de ma chanson Hymn’Mortels, que l’on retrouve sur mon album WZYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».

Et Barbara, là-dedans ?
Comme la genèse de mon projet d’« Opéra-Chansons » ne date pas d’hier, pendant sa longue pré-production j’ai eu à faire entendre ici et là l’ensemble du programme, c’est-à-dire également les chansons qui ne sont pas incluses dans l’album-cd mais qui seront au spectacle-tour de chant.
C’est ainsi que mon ami P. B. me parle de Barbara, particulièrement le répertoire qu’elle chantait avant de se mettre à écrire, un répertoire de chansons anciennes et quelque peu loufoques.
Bon. J’écoute. En effet, ça me fait penser à Marie Dubas et c’est un répertoire que j’aime beaucoup puisque fantaisiste.
Puis, mon ami insiste également pour me faire comprendre que mes chansons sont dans le même esprit que celles qu’aura écrites Barbara tout au long de sa carrière. Ah ! bon ?
Je me mets à « l’ouvrage ». J’écoute. Tant qu’à écouter, lisons.
J’épluche donc à peu près tout ce qui a été publié sur elle, par elle également.
J’ai été soufflée par les nombreux rapprochements !
Je ne suis pas juive, je n’ai pas connu la guère et mon père ne m’a pas violée. Par contre, le contexte, l’intimité et ses nombreuses guerres, conter des histoires, parler de la douleur, même avec drôlerie.
Bien entendu, je n’ai pas son talent. Je me suis mise bien tard à l’écriture…
Ainsi, lors de la post-production, j’ai eu la chance d’assister au spectacle que la comédienne Marie-Thérèse Fortin avait monté avec le pianiste de jazz Yves Léveillé sur Barbara. Une redécouverte de l’oeuvre. De fabuleux arrangements qui lui donnait une perspective nouvelle.
Quand vint la chanson Il pleut sur Nantes, j’ai pleuré… La relation avec mon paternel n’ayant pas été des plus simples…

Mais, parmi ces rapprochements, il y en avait un qui était tout de même fort étonnant : la place du piano sur la scène…
Dans mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra, le piano était placé clavier côté cour ! Pourquoi ? Comme ça. Pour faire différent !

On dit de mes chansons qu’elles sont hors norme. Celles de Barbara ne l’étaient-elles pas à l’époque ? Ça ne l’a pas empêchée d’avoir un succès foudroyant.
Elle était jeune. Ça aide. Je ne le suis plus…
Elle a pu fréquenter un milieu pour faire croître son talent et qu’il soit reconnu. Moi, pas…

Loin de moi vouloir me comparer à elle. Ce serait présomptueux.
Quand il y a urgence d’écrire, on le fait d’abord pour soi. J’ai mis des années avant d’avoir le courage de les publier. Parce qu’intimes.
Orienter un marketing sur l’intime peut être vulgaire. C’est probablement pourquoi je suis si frileuse à la marchandisation à outrance.
Ainsi, du moment qu’on décide de publier, toucher les gens devrait pouvoir en devenir le but ultime.

Et enfin, qui n’aime pas se faire conter des histoires ?

Et maintenant…

Et maintenant ?
En rétrospective, après le lancement de WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons »j’avais commencé un travail d’ordre technique sur la préparation de la version spectacle/tour de chant. Interrompu pour les raisons citées dans les 3 épisodes de C’est là où j’ai dû m’arrêter.

En parallèle, j’administrais, à toute fin pratique seule, un OBNL du nom de Productions « La Fille de l’Île », créé principalement pour soutenir mes projets qui marient habilement le répertoire de mélodie classique – française notamment – (et non d’opéra !) et le théâtre.
Or, le 2 décembre 2012, autre tuile : survint le décès subit d’un de mes administrateurs ! Trois administrateurs minimum oblige : urgence de remplacer. Ce n’est déjà pas évident. Tant qu’à y être, aussi bien repartir à neuf.
Ce qui fut fait, il y a 2 jours, soit le 24 septembre dernier. Merci à mes nouveaux partenaires Lucie Mayer et Philippe Bocher de se prêter à l’aventure.

Parce que mon projet étant, par certains, considéré comme marginal, hors norme, plus théâtral que chansonnier – pourtant, les 2 ne sont pas si incompatibles, quand on pense à Brel – embrassant également tout autant le jazz et la musique classique, il n’est donc pas impossible que le projet soit produit par l’intermédiaire de cet OBNL.

Depuis maintenant quelques semaines, je me suis affairée de nouveau sur la préparation technique de cet « Opéra-Chansons ». Un grand défi technologique m’attend !

Comme ça fait déjà longtemps que sur papier ce spectacle/tour de chant est prêt, vous n’avez pas idée comme j’ai hâte !

Et avoir maintenant une équipe de base pour me soutenir, m’appuyer, me donne des ailes !

Merci de me suivre à votre tour.

C’est là où (…) 3e épisode et fin

19 septembre

La reprise de logement est reconnue comme étant un très grand traumatisme. Quiconque a passé par là sait de quoi il en retourne. Mais c’est surtout une expulsion proprement dite, dans des termes soi-disant plus polis. D’où le sentiment d’injustice qui y est rattaché.
Mauvais timing, s’il en fut…

À partir de là, les priorités sont bien nombreuses à se retrouver en haut de la liste…
À commencer par la santé et la qualité du milieu de vie…

Mais, comme j’ai toujours ce projet d’« Opéra-Chansons » dans l’esprit, préparer une demande de bourse – que je n’ai pas obtenue – contribue à mettre de l’ordre dans ses idées. Le peu de temps libre dont je disposais à l’hiver y a été consacré en parallèle à mes obligations alimentaires et autres engagements professionnels.

La « cerise sur le sunday »: le 13 mars au soir, au moment d’aller chanter, incident à la jambe droite!

Pour faire une longue histoire courte, celle-ci est plutôt invraisemblable – je passerai de nombreux détails:
J’ai passé de médecins en examens – généraliste, urgentologue, médecine sportive, orthopédiste, rhumatologue, neurologue – sans que personne ne se doute, à part mon ostéopathe (dès le début), que j’aie une fracture de stress!
Tous les spécialistes ont été mystifiés par un diagnostic que je persiste à croire erronné: pas de fracture apparente sur les rayons x passés à l’urgence… Tout le monde a donc alors investigué partout ailleurs que là où j’avais mal…
Plus souffrant qu’on ne pourrait le soupçonner – épuisant, perte subite de force musculaire là où j’en avais le plus besoin (pour chanter), marchant péniblement, même avec une canne, seul le déplacement à vélo pouvait désormais réussir à simplifier ma vie… Le métro n’est vraiment pas prévu pour les gens à mobilité réduite!
Entre-temps, ma vigilance doublée d’un entêtement certain a fait que j’ai réussi à accélérer de 3 mois le processus à l’intérieur du système médical. Sinon, un coup parti, je crois bien qu’à Noël…

Or, 2 jours avant l’échographie citée plus loin, je me fais voler mon vélo! Toute ma mobilité en dépend… Elle se trouve pour ainsi dire complètement bafouée, méprisée. Fallait m’en procurer un autre tout de suite! Et dans quelles conditions: la vente-trottoir sur Mont-Royal, là où se trouve mon marchand, m’a obligée à marcher avec mes béquilles plus qu’il n’était raisonnable; ceci a peut-être un peu contribué au diagnostic qui suit…
J’aurai donc marché 3 mois cahin-caha, claudiquant, avant qu’une échographie demandée pour autre chose ne détermine que j’avais non seulement une fracture (dite de stress) mais une fissure le long du tibia qui avait eu le temps de se développer. J’avais alors dit à la radiologiste : « (…) Si vous ne regardez pas LÀ où j’ai mal, je suis ici pour rien! »

Tout ça pour dire que, parce que j’avais couru comme une folle après un autobus ce même jour du 13 mars parce qu’il y avait panne de métro – la première d’une longue série, j’ai passé de nombreux mois à subir également les dommages collatéraux de cette fracture, à porter encore à ce jour une orthèse (c’est chaud, l’été…) et ainsi à faire autre chose que ce que je m’étais engagée de faire: me préparer pour cet « Opéra-Chansons » tant souhaité et promis!

Quel est donc ce foutu message que la vie cherche tant à m’envoyer et que je n’arrive toujours pas à décoder?
Abandonner, me laisser abattre? C’est bien mal me connaître!
Rien n’est garanti pour autant mais…

La suite dans un nouvel épisode: Et maintenant…

C’est là où (…) 2e épisode

12 septembre 2013

Il est bien légitime de se demander pourquoi un projet peut être si long à naître. Voici la suite:

Nous sommes donc à l’automne 2011. Ma vie ayant été fort intense pour en arriver à ce lancement-web de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons », ça m’aura pris 2 bons mois pour me relever de cette « première mauvaise nouvelle » évoquée au précédent épisode.

Je me prends donc en mains, tant bien que mal, pour faire seule ce suivi alors que je ne suis pas très douée pour faire des guili-guilis auprès des « personnalités » du monde des médias afin qu’on daigne bien s’intéresser à mon travail. Certains d’entre eux manifestent un égo à satisfaire souvent bien plus grand que nous, artistes, qui évoquons à profusion le « j’ai besoin qu’on m’aime! »…

Or, le 21 novembre 2011, 2e mauvaise nouvelle: mon propriétaire, par l’entremise de sa gestionnaire, m’apprend qu’il a l’intention de reprendre notre logement! J’ai été envahie d’un trouble immense…
Nous avons bien compris que c’est une de ces entourloupettes. Nous contestons auprès de la Régie du logement, car nous ne croyons pas à leur histoire. Une job, que d’entreprendre une telle démarche! Du temps plein.
Décision rendue le 1er juin: nous devons quitter notre logement le 30… Catastrophe!
Ça nous met dans une situation très compliquée et épuisante. Gros déménagement, grosses dépenses (entre autres le piano doit sortir avec l’aide d’une grue).
Pas le temps ni les moyens de craquer…
Alimentaire oblige…

Je croyais bien me remettre à la tâche – suivi d’album et préparation du spectacle – dès janvier 2013.

Suite et fin:  3e épisode…

C’est là où j’ai dû m’arrêter…

5 septembre 2013

25 août 2011: lancement-web de mon album à compte d’auteur WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».
Le 1er août précédent: décès de mon père. Funérailles le 6…
Jusque-là, depuis le début de la production, février 2010, je partageais mon temps entre travail alimentaire et enregistrement-mixage-matriçage puis post-production de l’album.
À compte d’auteur veut dire de sa propre poche. Sans subvention aucune.
Il m’avait déjà pris de nombreuses années pour avoir enfin le courage de le mettre à jour, cet album
Il m’aura fallu cette chanson – que je dirai « chanson-phare », Elle s’appelle « Personne »…, pour enfin réaliser que j’avais maintenant tout ce qu’il faut pour aboutir, chanson qui me définit le mieux et qui était toute désignée pour ouvrir l’album.
Lancement-web pour à peu près les mêmes raisons que le « à compte d’auteur », ce fut un sprint allucinant pour arriver « à l’heure »!
Puis, première mauvaise nouvelle: (pour être polie) « avortement » du suivi de l’album; laissée, trop tôt, seule à moi-même pour la suite des choses…

À suivre…

En rappel:
1) La fille de l’île:
(parce que chantée aux funérailles de papa – voir publications)

2) Elle s’appelle « Personne »…:
(cette chanson-phare de l’album)