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Blogue, pas blogue…

Dans un article que j’ai publié l’été dernier intitulé Publicité douce ou « sauvage »?!?, je faisais état de ma grande gêne dans la gestion du marketing culturel, disque et/ou scène. Je n’ai pas changé d’idée. J’y faisais encore référence la semaine dernière dans ma publication Barbara et « moi »…

Quand j’ai accepté de créer ce site-blogue, je ne voyais vraiment pas l’intérêt du volet « blogue », me demandant sérieusement si j’aurais matière à le nourrir. D’ailleurs, j’avais écrit, il y a bientôt 2 ans, à quel point j’ai résisté pour embarquer dans les médias sociaux…
À ma grande surprise, j’ai réussi à nourrir ce site assez régulièrement malgré une présentation toujours en développement.

Récemment, je m’inscrivais en faux concernant la nécessité de poster régulièrement, toutes les semaines, par exemple. Il y avait toujours ce « faut avoir de quoi le nourrir »…
(Il suffit que j’aie l’impression qu’on veuille me pousser pour que j’aie un mouvement de recul – la délinquante-sauvage-rebelle n’est jamais bien loin!)

À ma grande surprise, depuis que j’ai recommencé à travailler sur mon projet d’« Opéra-Chansons », considérant toutes les embûches m’ayant empêchée de me produire plus rapidement suite au lancement de mon album, j’ai tout de même réussi à publier toutes les semaines.
Garderai-je la cadence? Ce n’est pas un objectif.
Car je me demande encore si l’entreprise est si utile…
Publier pour publier ne vaut pas la peine. Et là, ça peut devenir facilement de la publicité sauvage…

Comme « je ne veux pas vous perdre »*…

* extrait de « Valentin », chanson faisant partie de la suite…
Code secret, le « bien nommé »!!!

(Le lien « 2 ans » n’est pas disponible mais a été publié le 26-12-11 sous le titre « L’art de perdre ses amis sur FB – Je m’en occupe. Désolée pour le contre-temps. Merci. CL)

Barbara et « moi »…

Étonnamment, le rapport que j’ai avec Barbara est plutôt récent.
Ma jeunesse, côté chanson française, a été bercée par le yé-yé et, parallèlement, plus particulièrement par Petula Clark, Nana Mouskouri et Frida Boccara, et en passant, tout de même, par Monic Leyrac – dans son formidable répertoire et sa façon bien personnelle de le faire connaître – !
À cette époque, j’avais encore développé peu d’affinités avec les Serge Reggiani, Léo Ferré, George Moustaki et Barbara, justement. Je trouvais qu’elle avait des tics musicaux et j’étais quelque peu étourdie par ses textes longs et denses.
Je lui ai donc préféré Serge Lama…
Il m’a fallu un long détour en chant classique et opéra pour me faire les dents sur la poésie classique et le théâtre. C’est là que j’ai réalisé – pour enfin apprécier – à ce point l’importance du texte afin de devenir excellent-e interprète.
Cette découverte est à la source de ma chanson Hymn’Mortels, que l’on retrouve sur mon album WZYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons ».

Et Barbara, là-dedans ?
Comme la genèse de mon projet d’« Opéra-Chansons » ne date pas d’hier, pendant sa longue pré-production j’ai eu à faire entendre ici et là l’ensemble du programme, c’est-à-dire également les chansons qui ne sont pas incluses dans l’album-cd mais qui seront au spectacle-tour de chant.
C’est ainsi que mon ami P. B. me parle de Barbara, particulièrement le répertoire qu’elle chantait avant de se mettre à écrire, un répertoire de chansons anciennes et quelque peu loufoques.
Bon. J’écoute. En effet, ça me fait penser à Marie Dubas et c’est un répertoire que j’aime beaucoup puisque fantaisiste.
Puis, mon ami insiste également pour me faire comprendre que mes chansons sont dans le même esprit que celles qu’aura écrites Barbara tout au long de sa carrière. Ah ! bon ?
Je me mets à « l’ouvrage ». J’écoute. Tant qu’à écouter, lisons.
J’épluche donc à peu près tout ce qui a été publié sur elle, par elle également.
J’ai été soufflée par les nombreux rapprochements !
Je ne suis pas juive, je n’ai pas connu la guère et mon père ne m’a pas violée. Par contre, le contexte, l’intimité et ses nombreuses guerres, conter des histoires, parler de la douleur, même avec drôlerie.
Bien entendu, je n’ai pas son talent. Je me suis mise bien tard à l’écriture…
Ainsi, lors de la post-production, j’ai eu la chance d’assister au spectacle que la comédienne Marie-Thérèse Fortin avait monté avec le pianiste de jazz Yves Léveillé sur Barbara. Une redécouverte de l’oeuvre. De fabuleux arrangements qui lui donnait une perspective nouvelle.
Quand vint la chanson Il pleut sur Nantes, j’ai pleuré… La relation avec mon paternel n’ayant pas été des plus simples…

Mais, parmi ces rapprochements, il y en avait un qui était tout de même fort étonnant : la place du piano sur la scène…
Dans mon spectacle La Belle… et les bêtes, un zoopéra, le piano était placé clavier côté cour ! Pourquoi ? Comme ça. Pour faire différent !

On dit de mes chansons qu’elles sont hors norme. Celles de Barbara ne l’étaient-elles pas à l’époque ? Ça ne l’a pas empêchée d’avoir un succès foudroyant.
Elle était jeune. Ça aide. Je ne le suis plus…
Elle a pu fréquenter un milieu pour faire croître son talent et qu’il soit reconnu. Moi, pas…

Loin de moi vouloir me comparer à elle. Ce serait présomptueux.
Quand il y a urgence d’écrire, on le fait d’abord pour soi. J’ai mis des années avant d’avoir le courage de les publier. Parce qu’intimes.
Orienter un marketing sur l’intime peut être vulgaire. C’est probablement pourquoi je suis si frileuse à la marchandisation à outrance.
Ainsi, du moment qu’on décide de publier, toucher les gens devrait pouvoir en devenir le but ultime.

Et enfin, qui n’aime pas se faire conter des histoires ?

L’ami des artistes? ça me rappelle…

Je n’ai pas connu Paul Desmarais ni sa femme Jacqueline. Par contre, ça me fait rappeler des situations inconfortables entre, ce qu’on appelle mécénat, argent-politique-art…

Pour commencer, mon père aurait tant voulu qu’un ancien organisateur politique, dont l’épouse était ou avait été sa cliente (mon père vendait du Chevrolet-Oldsmobile), me supporte monétairement. Cet homme avait apparemment une réputation d’aider. Je sais qu’il l’a fait avec une de mes collègues par la suite.
Mais les choses ne se présentaient pas à mon goût et j’étais fort mal à l’aise avec cette situation dans laquelle je me sentais une obligation pour laquelle je ne savais comment assurer, rien n’étant garanti dans le milieu de la musique. Ça a mal tourné…
Puis, il y a eu Clément Richard, alors ministre des Affaires culturelles de l’époque – il était député de la région d’où je venais, il avait même fait le voyage à New York, en compagnie de Bernard Lamarre (ex de Lavalin et ex du MBA), pour m’entendre chanter Carmen dans La Tragédie de Carmen de Peter Brook. Il m’avait déjà dit: « Pourquoi tu ne viens pas me voir à mon bureau, comme XX ?… ». En fait, je ne sais vraiment pas ce que j’aurais pu y aller faire… À tout le moins, entre-temps, j’ai eu droit à quelques dollars discrétionnaires pour aller faire mes auditions.
Ensuite, il y a eu Lise Bacon, alors ministre de la Culture, que j’avais rencontrée à l’issue du concert gala où je chantais pour l’entrée de la ville de Québec au sein du Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle m’avait dit: « Venez donc me voir à mon bureau.. »
?!?!?
Là encore, qu’est-ce que j’aurais bien pu y faire.

J’avoue ma candeur et mon absence de sens des affaires ou d’opportunisme mais j’ai toujours l’impression que j’y perdrais mon âme, que j’aurais des dettes que je ne pourrais rembourser. Je suis très, mais très mal à l’aise avec ça.

Et enfin, pilant sur mon orgueil, à l’automne 2000, je rencontre mon député de l’époque et ministre de la Solidarité, André Boisclair… La cassette!!! Sans me regarder, il me défile son discours pendant de longues minutes à la vitesse de l’éclair, comme il a toujours su faire!
« J’ai » (« mon » obnl) reçu 600$. Mais je suis sortie de là avec une sorte de nausée!

J’aimerais vraiment, un jour, avoir accès à de l’aide, mais que je saurais inconditionnelle. Le retour d’ascenseur serait ainsi plus facile…
Le temps approche à grand pas pour ce besoin d’aide…

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13 octobre

Voici un article paru hier dans Le Devoir qui vient appuyer mes doutes:
http://m.ledevoir.com/politique/quebec/389850/paul-desmarais-un-bilan-s-impose

Le Glas de l’église de Sainte-Famille, I.O.

En ces temps de doute religieux;
En ces temps de quête spirituelle;
En ces temps de défection des églises;
En ces temps d’abandon de rituels;
Entre vous et moi,
Aucun crématorium ne peut rivaliser avec une église
Quand vient le temps du recueillement,
Quand vient le temps de dire adieu à ceux qu’on aime.

Et il y a de ces lieux saints qui, mieux que d’autres,
Ont l’instrument de Dieu par excellence,
Une cloche, une vraie,
Câbles toujours tirés à mains d’homme.

Une cloche d’église ne sonne jamais pour rien…

Permettez que je vous fasse entendre le plus beau des tintements,
Le glas.
Pas n’importe lequel:
Un glas patrimonial,
Celui où j’ai été baptisée,
Celui de l’église de Sainte-Famille,
En l’Île d’Orléans.

Émouvant parce que doublement personnel:
Ce glas était pour mon père.
Désolée pour les bruits « parasites »,
Ils sont la vie,
La vie qui côtoie celle qui s’est éteinte.

À la recherche de Keiko Ibi…

Par un concours de circonstances, je partais à la recherche de Miss Nippon 1988. Ce que je racontais dans l’article Keiko Ibi, Miss Nippon 1988. Le lendemain, je trouvais un article à son propos, Documenting the Golden Years, et que j’ai relaté dans Je l’ai trouvée!!!  Nous étions début mai.
Aujourd’hui, 1er octobre, bien que le résultat ne soit pas nécessairement positif, j’ai tout de même reçu une réponse de l’auteure de l’article Documenting the Golden Years, Sophia Harvey.
Et là, via SoundCloud, je lis une note que je n’avais pas encore lue… venant du compositeur de la trame sonore de son film The Personalsjohn califraElle serait peut-être au Texas, maintenant!!!

On aura beau dire, ça fait son chemin.
Pour ce genre de choses, je dois avouer que je suis plutôt « mardeuse », comme on dit!

Qui sait…

La voici telle que je l’ai connue:

Keiko Ibi

Keiko Ibi

Et maintenant…

Et maintenant ?
En rétrospective, après le lancement de WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons »j’avais commencé un travail d’ordre technique sur la préparation de la version spectacle/tour de chant. Interrompu pour les raisons citées dans les 3 épisodes de C’est là où j’ai dû m’arrêter.

En parallèle, j’administrais, à toute fin pratique seule, un OBNL du nom de Productions « La Fille de l’Île », créé principalement pour soutenir mes projets qui marient habilement le répertoire de mélodie classique – française notamment – (et non d’opéra !) et le théâtre.
Or, le 2 décembre 2012, autre tuile : survint le décès subit d’un de mes administrateurs ! Trois administrateurs minimum oblige : urgence de remplacer. Ce n’est déjà pas évident. Tant qu’à y être, aussi bien repartir à neuf.
Ce qui fut fait, il y a 2 jours, soit le 24 septembre dernier. Merci à mes nouveaux partenaires Lucie Mayer et Philippe Bocher de se prêter à l’aventure.

Parce que mon projet étant, par certains, considéré comme marginal, hors norme, plus théâtral que chansonnier – pourtant, les 2 ne sont pas si incompatibles, quand on pense à Brel – embrassant également tout autant le jazz et la musique classique, il n’est donc pas impossible que le projet soit produit par l’intermédiaire de cet OBNL.

Depuis maintenant quelques semaines, je me suis affairée de nouveau sur la préparation technique de cet « Opéra-Chansons ». Un grand défi technologique m’attend !

Comme ça fait déjà longtemps que sur papier ce spectacle/tour de chant est prêt, vous n’avez pas idée comme j’ai hâte !

Et avoir maintenant une équipe de base pour me soutenir, m’appuyer, me donne des ailes !

Merci de me suivre à votre tour.

C’est là où (…) 3e épisode et fin

19 septembre

La reprise de logement est reconnue comme étant un très grand traumatisme. Quiconque a passé par là sait de quoi il en retourne. Mais c’est surtout une expulsion proprement dite, dans des termes soi-disant plus polis. D’où le sentiment d’injustice qui y est rattaché.
Mauvais timing, s’il en fut…

À partir de là, les priorités sont bien nombreuses à se retrouver en haut de la liste…
À commencer par la santé et la qualité du milieu de vie…

Mais, comme j’ai toujours ce projet d’« Opéra-Chansons » dans l’esprit, préparer une demande de bourse – que je n’ai pas obtenue – contribue à mettre de l’ordre dans ses idées. Le peu de temps libre dont je disposais à l’hiver y a été consacré en parallèle à mes obligations alimentaires et autres engagements professionnels.

La « cerise sur le sunday »: le 13 mars au soir, au moment d’aller chanter, incident à la jambe droite!

Pour faire une longue histoire courte, celle-ci est plutôt invraisemblable – je passerai de nombreux détails:
J’ai passé de médecins en examens – généraliste, urgentologue, médecine sportive, orthopédiste, rhumatologue, neurologue – sans que personne ne se doute, à part mon ostéopathe (dès le début), que j’aie une fracture de stress!
Tous les spécialistes ont été mystifiés par un diagnostic que je persiste à croire erronné: pas de fracture apparente sur les rayons x passés à l’urgence… Tout le monde a donc alors investigué partout ailleurs que là où j’avais mal…
Plus souffrant qu’on ne pourrait le soupçonner – épuisant, perte subite de force musculaire là où j’en avais le plus besoin (pour chanter), marchant péniblement, même avec une canne, seul le déplacement à vélo pouvait désormais réussir à simplifier ma vie… Le métro n’est vraiment pas prévu pour les gens à mobilité réduite!
Entre-temps, ma vigilance doublée d’un entêtement certain a fait que j’ai réussi à accélérer de 3 mois le processus à l’intérieur du système médical. Sinon, un coup parti, je crois bien qu’à Noël…

Or, 2 jours avant l’échographie citée plus loin, je me fais voler mon vélo! Toute ma mobilité en dépend… Elle se trouve pour ainsi dire complètement bafouée, méprisée. Fallait m’en procurer un autre tout de suite! Et dans quelles conditions: la vente-trottoir sur Mont-Royal, là où se trouve mon marchand, m’a obligée à marcher avec mes béquilles plus qu’il n’était raisonnable; ceci a peut-être un peu contribué au diagnostic qui suit…
J’aurai donc marché 3 mois cahin-caha, claudiquant, avant qu’une échographie demandée pour autre chose ne détermine que j’avais non seulement une fracture (dite de stress) mais une fissure le long du tibia qui avait eu le temps de se développer. J’avais alors dit à la radiologiste : « (…) Si vous ne regardez pas LÀ où j’ai mal, je suis ici pour rien! »

Tout ça pour dire que, parce que j’avais couru comme une folle après un autobus ce même jour du 13 mars parce qu’il y avait panne de métro – la première d’une longue série, j’ai passé de nombreux mois à subir également les dommages collatéraux de cette fracture, à porter encore à ce jour une orthèse (c’est chaud, l’été…) et ainsi à faire autre chose que ce que je m’étais engagée de faire: me préparer pour cet « Opéra-Chansons » tant souhaité et promis!

Quel est donc ce foutu message que la vie cherche tant à m’envoyer et que je n’arrive toujours pas à décoder?
Abandonner, me laisser abattre? C’est bien mal me connaître!
Rien n’est garanti pour autant mais…

La suite dans un nouvel épisode: Et maintenant…

C’est là où (…) 2e épisode

12 septembre 2013

Il est bien légitime de se demander pourquoi un projet peut être si long à naître. Voici la suite:

Nous sommes donc à l’automne 2011. Ma vie ayant été fort intense pour en arriver à ce lancement-web de mon album WXYZ… Code secret, un « Opéra-Chansons », ça m’aura pris 2 bons mois pour me relever de cette « première mauvaise nouvelle » évoquée au précédent épisode.

Je me prends donc en mains, tant bien que mal, pour faire seule ce suivi alors que je ne suis pas très douée pour faire des guili-guilis auprès des « personnalités » du monde des médias afin qu’on daigne bien s’intéresser à mon travail. Certains d’entre eux manifestent un égo à satisfaire souvent bien plus grand que nous, artistes, qui évoquons à profusion le « j’ai besoin qu’on m’aime! »…

Or, le 21 novembre 2011, 2e mauvaise nouvelle: mon propriétaire, par l’entremise de sa gestionnaire, m’apprend qu’il a l’intention de reprendre notre logement! J’ai été envahie d’un trouble immense…
Nous avons bien compris que c’est une de ces entourloupettes. Nous contestons auprès de la Régie du logement, car nous ne croyons pas à leur histoire. Une job, que d’entreprendre une telle démarche! Du temps plein.
Décision rendue le 1er juin: nous devons quitter notre logement le 30… Catastrophe!
Ça nous met dans une situation très compliquée et épuisante. Gros déménagement, grosses dépenses (entre autres le piano doit sortir avec l’aide d’une grue).
Pas le temps ni les moyens de craquer…
Alimentaire oblige…

Je croyais bien me remettre à la tâche – suivi d’album et préparation du spectacle – dès janvier 2013.

Suite et fin:  3e épisode…

L’impermanence…

…ou l’éternel recommencement!

Telle est ma condition,
Telle est « ma » leçon de chant…